Toute décision concernant un éventuellement partenaire stratégique pour la Cargo Handling Corporation Ltd sera prise en tenant compte des intérêts des travailleurs, a déclaré le Premier ministre. Auparavant, il a dressé un sombre tableau sur la situation financière de la corporation.
Navin Ramgoolam a profité de son intervention à l’occasion du trente-cinquième anniversaire de la Mauritius Port Authority pour faire le point sur une éventuelle privatisation de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL). Le chef du gouvernement affirme qu’aucune décision n’a été prise à ce stade, mais que tout sera fait en vue de sauvegarder les intérêts des travailleurs de la corporation, a assuré le Premier ministre.
Navin Ramgoolam a brossé un tableau bien sombre de l’état des finances de la CHCL en faisant remarquer que le statu quo n’est pas envisageable dans une telle situation. S’il avait débuté son discours en français, le Premier ministre est passé en kreol quand il a commenté la situation financière de l’opérateur portuaire.
« La situation financière de la CHCL est alarmante. Nous ne pouvons pas continuer dans cette direction. C’est impossible ! Depuis juin 2010, les dettes de la corporation ont dépassé la barre des Rs 2,6 milliards. La CHCL est en violation de deux provisions de la Banque d’investissement européenne. Elle compte Rs 600 millions en dettes exigibles à court terme.
L’argent ne tombe pas du ciel et aucune entreprise ne peut progresser si elle ne réagit pas si elle n’innove pas », affirme Navin Ramgoolam.
Après cette partie de son discours, le chef du gouvernement, qui est également responsable du portefeuille des Communications externes, donc du secteur portuaire, s’est adressé directement aux travailleurs de la CHCL, dont les représentants syndicaux faisaient partie des invités.
« Je tiens à rassurer les travailleurs du port. Qu’importe la décision qui sera prise (NdlR : concernant le choix d’un partenaire stratégique), nous aurons toujours à cœur l’intérêt des travailleurs avant tout. Il y a des discussions à ce niveau, mais aucune décision n’a été prise. Il faudra prendre en compte trois critères. Nous ne pouvons continuer dans l’endettement. Nous devons trouver des financements pour des investissements dans d’autres secteurs. Nous ne pouvons nous permettre de rater l’occasion de devenir un hub dans la région. »
Par ailleurs, un livre sur l’histoire du port, écrit par Tristan Breville, a été lancé lors de la cérémonie.
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