Des agences de voyage sont quasi-satisfaites de leurs recettes de 2011. Malgré la crise, la destination Madagascar semble attirer à nouveau les touristes, écrit notre confrère de l’Express de Madagascar ce lundi.
Parmi les secteurs les plus pénalisés, le tourisme se porte aujourd’hui beaucoup mieux comparé aux deux dernières années. Des agences de voyages avancent même une recette doublée par rapport à l’année 2010. « La réalité n’est pas conforme à ce que nous prévoyons. Nous pensons que l’année 2011 sera à peu près pareille à 2010. Pourtant, côté ticket, notre vente est aujourd’hui de 150% plus élevée que l’année dernière. On se rapproche de notre recette de 2008 », confie Lylie Randrianarisoa de l’agence de voyages Mercure, Analakely.
Selon toujours son explication, en terme de ticket, il y a même plus de demandes que d’offres. Et même pendant la basse saison, septembre-octobre-novembre, l’agence a parfois du mal à trouver des billetspour certaines destinations comme Nosy Be.
« Pendant les grandes vacances, il y avait beaucoup de demandes. On a eu du mal à trouver des billets pour certaines destinations touristiques. Et même maintenant, il n’est toujours pas aisé de trouver des tickets pour Nosy Be par exemple. Des touristes ont déjà fait leur réservation trois à quatre mois à l’avance », rapporte-t- elle.
Luxe
Outre les sites balnéaires, c’est l’axe Sud qui attire le plus les touristes. Après, ils choisissent, en général, un site balnéaire qui est Sainte Marie ou Nosy Be. Nirina Rasoanaivo, superviseur auprès de l’agence de voyage Henri Fraise, Anosy, explique que les touristes commencent justement à se rendre compte des atouts de la Grande île. « À Madagascar ils peuvent tout trouver : l’ambiance du désert, la plage, la faune et la flore. Ainsi quand ils viennent, ils choisissent d’abord l’axe Sud où ils voyagent en voiture. Après ils reviennent à Antananarivo en avion et prennent la destination d’un site balnéaire. S’ils n’ont pas visité un parc dans le Sud, certains vont, ensuite, dans un endroit tel que Andasibe avant de rentrer », précise ce responsable. Avec dix mois d’activités, cette agence a déjà doublé ses recettes en 12 mois d’activités en 2010.
Malgré cette reprise, la destination Madagascar reste non accessible à tout le monde. Selon l’explication des agences de voyages, elle est très chère. La Grande Île est ainsi une destination de luxe et ce à cause du taux élevé des taxes. « Outre la flambée du prix de pétrole qui contribue à la cherté de la destination, le montant des taxes représente presque la moitié du prix du billet », explique Franc Andria­mihaja, directeur commercial du GSA Corsair.
(Photo : Un peu partout dans le pays, on constate un retour progressif du flux de touristes)
(Source : Judicaëlle Saraléa, l’Express de Madagascar)
 
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