samedi 26 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Dr Flower Msuya : Une experte tanzanienne en aide aux pêcheurs pour la culture d’algues
Estelle Bastien
11/13/11 | Commentaires [2]
Dr Flower Msuya : Une experte tanzanienne en aide aux pêcheurs pour la culture d’algues
Modifier la taille du texte:A | A
comment
Commentaires
rate
Noter l'article
share
Partager et classer cet article

Maurice s’est lancée dans la culture d’algues. Bien que sur une base pilote, ce projet a retenu l’aide du Dr Flower Msuya, une spécialiste tanzanienne évoluant dans ce secteur depuis maintenant 15 ans. Elle est chargée, par la Mauritius Research Council (MRA), de former une centaine de Mauriciens et de Rodriguais. Portrait.

«J’espère que cette formation aboutira à la naissance d’une industrie dans la culture d’algues ». Dr Flower Msuya parle ici d’un encadrement de deux semaines accordé aux pêcheurs et aux membres des institutions liées à la pêche et à la recherche sur la culture des algues. Selon la spécialiste, cette industrie s’est développée à grande échelle dans son pays natale. Elle est parmi celles qui attirent le plus d’investissement étranger dans le pays et dans les îles du Zanzibar.

La formation qui a débuté le 7 novembre dernier s’est étendue à deux niveaux. Le premier se concentre sur la théorie et la seconde partie est axée sur la pratique. «J’ai animé des conférence sur ce qui se fait déjà au Tanzanie, sur les méthodes utilisées. Ensuite, il a été question de déterminer les lieux où les pêcheurs pourront faire la culture », explique-t-elle.

Ensuite, un site sera choisi, dans un premier temps pour une expérience. Deux autres lieux côtiers accueilleront ce projet, dès que les essais porteront leurs fruits. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la diversification du secteur de l’économie. De nombreux pêcheurs mauriciens souffrent de manque de poissons dans nos lagons.

A Rodrigues, la culture des algues cible principalement les piqueuses d’ourite. Ils sont d’ailleurs plus nombreux à s’être inscrits à ce cours de formation. « Plus d’une soixantaine de personnes sera encadrée. Mais la formation se passera autrement dans la petite ile. La pratique sera privilégiée », soutient le Dr Flower Msuya.

D’ailleurs, elle a déjà de l’expérience dans la formation des Tanzaniens. Le docteur travaille avec des cultivateurs d’algues dans plus de six villages de Zanzibar. 

La spécialiste en est à sa deuxième visite à Maurice. Elle entreprend des recherches à l’Institut des Sciences Marines de l’Université de Dar-es-Salaam, au Zanzibar et a aussi décroché un doctorat en Algues en Mariculture, en 2004. Au total, celle-ci a consacré quinze années de sa vie à la culture des algues. Le docteur évolue aussi au sein du Zanzibar Seaweed Cluster Initiative. C’est justement à travers cet organisme qu’elle travaille sur des innovations à apporter à cette activité.

Le Dr Flower Msuya a grandi au Kilimanjaro. Cette mère de quatre enfants dit apprécier l’accueil des Mauriciens. « Je me suis tout de suite sentie comme chez moi. On dirait que j’ai toujours connu ces gens. Belle expérience », affirme-t-elle.

La formation pour les Rodriguais débute dès demain (lundi 14 novembre). L’experte tanzanienne regagnera son pays le 18 novembre prochain.

 


  
print
Imprimer
Envoyer
Envoyer
save
Sauvegarder
Les dernières reactions
C'est une bonne idée
Par:-Joëlle Nov 16, 2011
C'est une brillante initiative dont plusieurs pays pourraient avoir besoin, pour parer au manque de poissons dans les lagons. C'est aussi un aspect novateur que j'introduirai volontiers dans mon projet de recherche entrepreneurial qui repose sur le secteur de la pêche artisanal maritime au Cameroun.
Bravo
Par:-Emiliano Z Nov 14, 2011
Bravo Dr Msuya, good initiative. Something tangible that will one day put food on the table. Good luck with it.
Voir plus
Vos Commentaires open close
Dans la Rubrique section: Portraits
Françoise Driver, une passionnée d’agriculture, de recherche et d’enseignement
Elle a démissionné de son poste de doyenne de la faculté d’Agriculture à l’Université de Maurice, le lundi 14 mai 2012. Françoise Driver est l’une des plus anciennes chargées de cours actuellement en service à l’université.
Benjamin Marie-Joseph : il devient juge après s’être armé de détermination et patience
Le système judiciaire compte un nouveau juge. Benjamin Marie-Joseph, 55 ans a été, durant de longues années, un fonctionnaire très apprécié.
Nomita Seebaluck : la dame du port qui de sa vigie dirige les navires à quai et les gère
Cette professionnelle du secteur portuaire approche de ses 40 ans. Dynamique et passionnée par son métier, Nomita Seebaluck, Manager Port Operations à la Mauritius Ports Authority, est l’une des rares femmes à occuper un poste de cette envergure au port. Portrait de cette femme à la vigie…
Amrita Dyalah : Talentueuse artiste-peintre bercée par les couleurs de la vie mauricienne
Elle fait de son mieux pour refléter le quotidien des Mauriciens d’antan dans ses oeuvres. Amrita Dyalah fait revivre l’époque des bœufs et des charrues, de la canne à sucre et du goût des choses simples à chaque fois qu’elle pose son pinceau sur une toile. Rencontre avec cette grande dame de l’art.
Jean-Clément Cangy, un écrivain marqué à l’encre des difficiles années de son enfance
L’ancien journaliste Jean-Clément Cangy, rend un vibrant hommage au séga et aux ségatiers dans son dernier ouvrage «Le Séga : Des origines...à nos jours ». Il se souvient encore des conditions difficiles de son enfance.
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus