L’affaire Balgobin/Mauritius Turf Club a fait couler beaucoup d’encre. Suffisamment pour attirer certaines associations socioculturelles qui se positionnent comme défenseurs des opprimés. Cette fois-ci, c’est l’association Ram Sena qui endosse cette tunique.
L’association socioculturelle Ram Sena a convoqué une conférence de presse ce jeudi 9 avril pour dénoncer «l’injustice» dont sont victimes Kareena Balgobin et son frère Trishna suspendus du MTC pour deux ans et un an respectivement. La convocation est rédigée d’une telle façon que tous les journalistes présents s’attendaient à voir les principaux protagonistes. Or, il n’y avait que des membres de l’association Ram Sena.
Cette conférence de presse avait pour unique but de jeter de la boue sur la réputation de Gilbert Merven, le président du MTC qui a suspendu les Balgobin. Un lynchage public qui frôle l’indécence. Gilbert Merven est la cible idéale pour ce genre d’associations. La simple mention de son nom annonce déjà la couleur et alimente les accusations communales.
L’affaire Balgobin/MTC les a aussi attirés pour la bonne et simple raison qu’elle a fait la Une des médias. Une occasion pour eux de sortir de l’ombre et de réclamer leur part du gâteau médiatique. Ces associations se positionnent en tant que juges, moralisateurs, justiciers. Une fois devant les projecteurs, elles menacent, portent des accusations diffamatoires et pointent du doigt plusieurs personnalités. Avoir son nom dans la presse, être devant les projecteurs leur profère un pseudo crédibilité au sein de leur communauté.
Ce genre de pratiques a lieu depuis un bon bout de temps. Elles sont nombreuses, ces associations socioculturelles qui essayent de s’accaparer d’une cause en se positionnant comme défenseurs de ceux «victimes d’injustices». Mais, c’est seulement quand ces «victimes» sont médiatisées que ces associations socioculturelles pointent le bout de leur nez… pour ajouter un peu d’huile sur le feu communal. |