McDonald’s va servir des burgers sans bœuf jusqu’à ce que la Cour tranche dans le différend qui l’oppose au mouvement Hare Rama Hare Krishna. L’enseigne américaine a ouvert son deuxième restaurant malgré une action en cour. 
Ce sera une première mondiale pour le McDonald’s de Phoenix. Inaugurée en toute discrétion le samedi 12 mars, jour de l’Indépendance, la deuxième enseigne du géant américain en terre mauricienne va devoir servir des burgers sans viande de bœuf à ses clients jusqu’à nouvel ordre.
C’est l’engagement pris par le promoteur en cour Suprême ce lundi 14 mars. En effet, le juge Bushan Domah l’a convoqué à 13 heures en présence des représentants de l’International Society for Krishna Consciousness (Iskcon) pour s’expliquer sur cette ouverture.
Il s’avère que cela fait à peine un mois qu’Iskcon a logé une action en Cour Suprême pour réclamer une injonction contre l’ouverture de ce spécialiste du « beef burger » en face de son siège où se trouve également son temple. Le 9 mars dernier, lorsque le mouvement Hare Rama Hare Krishna avait soulevé le fait que les travaux allaient bon train au restaurant de Phoenix, McDonald’s avait assuré qu’il ne s’agissait que de l’aménagement de l’équipement.
Face à la menace d’une injonction intérimaire de la part du juge Bushan Domah ce lundi, McDonald’s a présenté ses excuses à la Cour et pris l’engament que le bœuf ne sera pas servi à son restaurant. Ni aucun dérivé de viande bovine, fait ressortir Me Rama Valayden, l’avocat d’Iskcon.
Le contentieux entre le mouvement Hare Rama Hare Krishna et McDonald’s date du 31 décembre  et repose essentiellement sur le menu à base de bœuf. Dans sa plainte rédigée par l’avoué Hunchun Gunesh, le groupe prônant le végétalisme explique n’avoir rien contre l’enseigne américaine mais que le bon sens veut qu’on ne peut faire cuire et servir du bœuf face à son temple, le fumet allant l’incommoder.
Le mouvement rappelle que selon les préceptes de l’hindouisme, la vache est sacrée et que le fait d’ouvrir un restaurant à moins de 54 mètres d’une portion de terre lui appartenant est un « affront ». Il maintient également que le propriétaire du site, une filiale du conglomérat Rogers, n’a pas suivi les procédures établies visant à l’avertir de l’ouverture prochaine de cette enseigne.
Ce mardi 15 mars, Iskcon va tenir une conférence de presse à Phoenix pour faire part de son mécontentement. |