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« Briser le racisme anti africain à Maurice »
Alain Jeannot
02/01/11 | Commentaires [46]
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Le père Filip Fanchette,  Président du centre Nelson Mandela, a récemment déclaré qu’il fallait « briser le racisme anti africain à Maurice », ce qui a provoqué certaines réactions pour le moins comiques ( dans le vrai sens du terme) sur un blog.

Ce racisme n’est certainement pas institutionnalisé mais il s’exprime à travers des préjugés multiples, véritables obstacles à l’épanouissement des descendants d’Africains.

Une lecture de Sois nègre et tais toi, ouvrage de Jean Baptiste Onana, explore l’ampleur du phénomène en France et ailleurs.

N''y souligne t il pas que « la négativité de la couleur noire est une universalité fort bien partagée par le genre humain : année noire,  série noire, pensées noires, idées noires, liste noire, jour noir, marché noir, travail au noir » ?

Il avance de ce fait que « les noirs, eux-mêmes, se sont appropriés une phraséologie dérisoire, infamante et raciste qui fait d’eux les symboles vivants du laid, de l’impur, du malheur et de l’ignorance. »

Martin Luther King sz fait l’écho de cette analyse en se référant au thesaurus de Roget dans lequel on trouve plus de 60 synonymes péjoratifs au mot noirceur !

Ce racisme noir est non seulement le résultat de l’esclavage qui dura du 15e siècle au 19e siècle et qui a dépeuplé le continent africain pour pourvoir du cheptel humain aux Européens et à leurs colonies, mais il en a aussi été la locomotive!

Il fallait bien trouver aux Africains tous les critères d’infériorité pour pouvoir justifier un tel crime contre l’humanité.

Alors que nous célébrons l’historique abolition de l’esclavage, il serait fortement souhaitable de combattre ses tenaces vestiges comme le racisme anti noir.

Un ancien manager d’un collège confessionnel impressionné par le progrès d’un petit descendant africain au cours de rattrapage que donnait cette institution aux recalés du système, l’interrogea sur cette transformation et eut la réponse suivante et sans équivoques :  « Ici profeser la content moi. Avant mo profeser ti dir moi mo vilain, mo seve crepi, mo senti pi

De telles remarques sont inacceptables surtout en milieu scolaire ou l’enfant se construit.
Martin Luther King disait qu’il « n’est pas une tâche aisée que d’éveiller le sentiment d’appartenir à la grande famille des hommes chez un peuple à qui l’on a enseigné depuis des siècles qu’il n’est rien ».

Nos bas préjugés ne nous aideront pas à franchir le pas pour la construction d’une nation pleinement fraternelle, forte et unie.

Nous avons besoin d’une révolution morale qui nous enseigne à aimer vraiment. Aimer pour accepter l’autre comme il est. Lui reconnaître ses valeurs, sa culture, son histoire, ses réalités, ses spécificités, ses forces et aussi ses faiblesses.

Donnons donc une chance aux gens comme Filip Fanchette de crever l’abcès et panser les blessures tenaces du passé.
Eux vivent parmi les opprimés du destin, partagent leurs malheurs et se battent pour qu’ils s’en sortent!


 


  
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Briser le racisme anti africain à Maurice
Par:-Robert Walter Apr 18, 2012
Le masque le plus infâme de la déchéance, c’est le Créole qui le porte. Certains dépositaires de grandes destinées, créoles compris, diront, avec un brin de condescendance, que ces recalés du niveau social n’ont pas semé et ne peuvent donc prétendre à la récolte. Il est aussi vrai que, de temps à autres, il y a de bonnes âmes qui sortent de leur léthargie pour crier tout haut qu’il faille faire un p’tit quelque chose pour cette communauté : un petit quota dans la fonction publique par-ci, une fête style « anou ale bord la mer » par-là. Mais quand il s’agit de se pencher vraiment, sans apriori, et dans un esprit vraiment sincère sur le sort de ces damnés de notre terre, il n’y a plus grand monde. Ne parlons surtout pas de ces fameuses réunions nocturnes communautaristes d’avant élections. Le créole ne sera pas réhabilité d’un coup de baguette magique. Aucun politique n’a la solution toute faite : sauf qu’il se vante de l’en avoir pendant la grande période des amours, celle d’avant les élections. Il est temps de se mettre debout et de crier : « du balai, politiciens sans vergognes, leaders de pacotille, rois sans couronnes, usurpateurs, faux libérateurs ! Ce n’est pas de vous dont a besoin le créole, mais d’une thérapie, car il porte en lui 300 ans de blessures morales et physiques dont vous n’avez ni la science pour guérir, ni le cœur pour comprendre ». Le problème du créole est plus complexe qu’il n’y parait. Le plus gros est de lui avoir donné l’appellation « Créole », cette terminologie insidieuse et sonne-faux. Ses racines africaines lui ont été sommairement ôtées par les colonisateurs et sa mémoire effacée à la gomme élastique avec, parfois, la complicité d’une église qu’on lui fît sienne. Coupé de ses attaches naturelles, il était le parfait esclave, docile, sans état d’âme. Un peu rebelle, peut-être, du fait de sa souffrance. Cette souffrance qui, parfois, l’a conduit vers de faux prophètes ou de fausses bouées de sauvetage. Producteur de richesse avant la lettre sans avoir jamais été récompensé, seuls quelques historiens reconnaissent sa contribution. Les politiques craignent ne serait-ce que l’évocation de cette contribution. Trop d’enjeux : culturels, économiques, électoraux. Le créole est en fait un Afro-Mauricien, n’ayons pas peur du mot. Il n’est point péjoratif. Ce qui l’est, c’est tous les vices qu’on a associés à la couleur de son épiderme et à la crêpelure de ses cheveux ! Comme-ci c’était une tare d’être d’origine africaine, noir ou nègre. Cet être, qui n’a été que chose pendant des siècles a été perpétuellement démoli sans avoir jamais été bâti. Au fait, l’abolition de l’esclavage n’a pas été totale. L’aliénation a survécu vents et marées. Il faut, une fois pour toutes que l’Afro se défasse de cet imago de ses parents courbant toujours l’échine, lui faisant croire que c’est le destin de sa race. Nous avons beaucoup à apprendre de nos frères mauriciens d’origines asiatiques qui ont su briser toutes leurs chaines psychologiques et se désaliéner sans recours à la violence. Et ce n’est pas nos politiques avides de pouvoirs et de gains personnels qui les sortiront de cet enfer où ils se trouvent. Non plus ces fameux leaders créoles autoproclamés, même s’ils portent chapeaux mossi et boubous. Pour se retrouver, il aura besoin de rouvrir certaines plaies qui, au fait, n’ont jamais cicatrisées. Si le noir ne devrait entretenir aucune animosité envers ceux responsables de sa situation il ne doit par contre pas hésiter à mettre cette purulence sous le nez du monde entier. Qui sont ces responsables ? 1. Les colons, qui ont traité les esclaves en moins que rien. Il existait surement des bonnes âmes parmi eux, mais en gros, ils ont déshumanisé l’homme noir. 2. Certains représentants de l’église catholique qui se sont fourvoyés avec la monarchie et les colons pour rabaisser l’esclave. 3. Les sang-mêlé africain-français qui ont renié leur origine africaine et ont abandonné leur frères noires. Le péché n’est pas d’avoir épousé la culture et la pensée françaises, mais d’avoir monstrueusement renié sa fratrie. 4. Ceux qui ont instillé, chez l’Afro-Mauricien, la méfiance envers ceux qui ne sont pas de sa communauté. 5. Ces politiques qui ont donné de faux espoirs à cette frange de notre société pour l’abandonner sitôt élus. Qui, sans broncher, ont contemplé de leur piédestal, la descente de l’Afro-Mauricien vers le lumpenprolétariat. 6. Ces politiques qui ont promis un « Equal Opportunities Act » qui ne semble pas vouloir sortir de terre. 7. Ceux qui ont imposé l’appellation « Créole » à cette communauté. Nous sommes tous créoles à Maurice. Les colons nés à Maurice étaient des colons créoles, les esclaves nés à Maurice, des esclaves créoles, Les indiens nés à Maurice les indiens créoles. Toute la descendance de ces gens est créole. Si certains sang-mêlé se veulent Franco-Mauriciens, il n’est pas interdit à ceux qui sont fiers de leur africanité de se dire Afro-Mauriciens ou Afro-Créoles. 8. Certains représentants d’associations socioculturelles hindous qui mettent le couteau sous la gorge de nos politiques pour que les faveurs de l’état soient accordées aux leurs, au dépens de la sacrosainte notion de mérite. 9. Certains représentants autoproclamés de créoles qui ont demandé des quotas dans la fonction publique. L’emploi est trop sacré pour qu’il puisse-t-être offert sur une base de quota. Le mérite devrait être le seul critère d’éligibilité. L’Afro-Mauricien est un battant. Il fera l’effort le jour où le mérite sera critère universel. Il ne veut pas être un mendiant, un assisté. Pour une vraie désaliénation, l’Afro-Mauricien doit retrouver toute la fierté de son africanité, de sa négritude. Il doit cesser de prendre pour argent comptant les élucubrations de ces brailleurs à bon marché qui leur promettent la délivrance sans passer par l’effort. Il doit prendre conscience qu’il a autant besoin de son frère noir, que de tous les mauriciens qu’ils soient Indo, Sino, Franco. Et de toutes ces communautés, il y a plein de gens de bonne volonté, disponibles à réfléchir ensemble pour une solution vraie. Le tout est de trouver un bon berger, pas un roi, qui aura l’humilité de ne pas se présenter en sauveur, qui ne sera pas condescendant. Un être rempli d’amour, capable de fédérer le plus grand nombre, une personne éprise de justice et ayant de l’intelligence et des capacités organisationnelles éprouvées. Et ce berger n’est pas nécessairement créole ! Il peut s’appeler Philip Fanchette, Satish Boolell, Cassam Uteem ouFrançois Woo. Robert Walter
Briser le racisme anti africain à Maurice
Par:-path Feb 10, 2011
Some are victim of racism, some are not ! history and/or hazard not do so much in this situation.
Einstein
Par:-brinzel Feb 08, 2011
Great ideas often receive violent opposition from mediocre minds. A bon entendeur..........
@ gavin d
Par:-Mata Feb 08, 2011
@gavin d - C'est vrai qu'un enfant peut faire des progrès s'il se sent aimé et soutenu, quoique ce ne soit pas la seule condition de réussite. Dans les cours de rattrapage, l'effectif de la classe est restreint de façon à ce qu'une plus grande attention puisse être consacrée individuellement à chaque élève mais cela ne signifie pas que l'anecdote de Jeannot à propos d'enseignants habitués à blesser les enfants pour leurs cheveux crépus, etc., soit forcément vraie. Ces propos sont inventés de toutes pièces dans le but de dénigrer les enseignants mauriciens. Jeannot ne trouve d'ailleurs rien d'autre pour étayer ses dires sur le soi-disant «racisme anti noir» des Mauriciens. C'est scandaleux, car il n'y a pas de racisme à Maurice. Tout citoyen jouit de manière égale de tous nos droits et privilèges, avec la garantie de nos lois et de nos institutions. Les thèses de J.B. Osana sur les immigrés africains en France sont sans intérêt chez nous, étant donné que nous ne subissons pas d'immigration. La ségrégation raciale n'existe pas à Maurice, nous n'avons donc pas à nous référer spécialement à Martin Luther King. Quant aux métiers pénibles que vous mentionnez (vous créez vous-même un stéréotype), ils ne sont pas réservés à un groupe ethnique particulier, ils sont exercés par des travailleurs de toutes les communautés. De même, quelle que soit la couleur de sa peau, chacun chez nous peut accéder à n'importe quel poste.
Bravo
Par:-Mettere Nissa Feb 07, 2011
Moi mo fine compran saki missie la fine ecrire. mo penser ki racism exister entier le monde ca. mo trouve ca hypocrite pou dir ki na pas exister meme pas ene tigit racism ici dans nou zil. Exister racism.mais selma pas ziss jacque jean ek robert ki boire en bas la boutik ek bat fam ziska mort. mo lire zournal moi
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