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Ras Ricky
Stephane Chinnapen
01/20/12 | Commentaires [0]
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20 chansons et autant de raisons de découvrir le quatrième opus du Seychellois devenu très vite une valeur sûre du paysage musical local.

Il a été patient. Et n’a jamais cessé d’écrire et de composer, encore et encore. Son inspiration, il n’a pas eu à aller loin pour la chercher. Il l’a trouvée dans les rues, les fléaux et la violence de son pays natal, les Seychelles. L’homme qu’on surnomme Ras Ricky, 29 ans, nous propose, en ce début d’année, Kreolism, son quatrième opus après Sentiment (2003), Vivant (2004) et Ene lot bout (2006). Rencontre.

«Le tout pour moi était de refléter l’importance du créolisme, de mettre bien en avant le mélange de religions, de cultures, qui est au final quelque chose de spécial. Le créolisme est très spécial, et surtout très riche spirituellement, car toutes les religions du monde s’y retrouvent», souligne celui qui fait régulièrement le va-et-vient entre son pays et le nôtre. Ce CD de pas moins de 20 morceaux parle aussi d’ambiance, de demoiselles, et de refus du «mauvais système».

Car Ras Ricky qui a connu les quartiers pauvres des Seychelles dans sa jeunesse est très engagé socialement : «J’ai vécu de nombreuses années dans le ghetto de Les Mamelles. Pauvreté, violence, contrôle des médias… j’en ai trop vu. À mon adolescence, je suis allé vivre dans un quartier plus tranquille avec mon père, je pense que c’est durant cette période que j’ai commencé à écrire mes premiers textes. Depuis, ma détermination à lutter pour une société meilleure n’a pas changé», dit celui qui a une licence en Marine Mécanique obtenue à l’université seychelloise.

En tout cas, Ras Ricky n’est pas seul dans son combat social et artistique puisque sur Kreolism il s’est entouré de ses «potes» : KoulB, le jeune Manna’C, Malkijah et Yannis Odua». Autant de bonnes raisons de se plonger dans cet album, qui mélange le ragga, le dance-hall et le reggae et qui est disponible chez les disquaires habituels. L’artiste, qui a fait sa première scène lors du Festival Samemsa en 2004, travaille aussi sur un autre CD : la nouvelle compilation de Paradize Burning, toujours avec la bande à Manna’C.

Stephane Chinnapen
(Source :5-Plus Dimanche)


  
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