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Création d’un musée à proximité du site archéologique de l’Aapravasi Ghat
Bertrand Hérisson
01/19/11 | Commentaires [1]
Création d’un musée à proximité du site archéologique de l’Aapravasi Ghat
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Les fouilles archéologiques, entamées il a plus d’un mois, sur le site de l’Aapravasi Ghat, touchent à leur fin. A partir des résultats de ces fouilles, un musée sera créé, permettant au site, classé Patrimoine mondial de l’UNESCO, de dépasser la barre des 15 000 visiteurs annuels.

Les archéologues, ayant participé aux fouilles sur le site de l’Aapravasi Ghat, ont rencontré la presse ce mardi 18 janvier, à l’issue des travaux sur l’ancien point de débarquement des travailleurs engagés dans la capitale. Le Dr Diégo Calaon, directeur du projet, affirme que ces travaux ne servent pas uniquement à déterrer des objets, « il s’agit, avant tout, de rassembler les Mauriciens derrière une histoire commune ».

Ces fouilles représentent également la première phase du projet de construction d’un musée, situé dans un entrepôt, à proximité de l’Aapravasi Ghat. Le Beekrumsing Ramlallah Interpretation Centre (BRIC) recueillera une collection de documents multimédias, illustrant Port-Louis des 18ème et 19ème siècles.

L’archéologue italien de l’Université de Ca’ Foscari de Venise, Diégo Calaon, pouvait compter sur les jeunes historiens, diplômés de l’université de Maurice, tout aussi enthousiaste de participer à ce projet et surtout, de contribuer à l’écriture de l’histoire de leur pays. L’archéologue, Ruud Stelten, de l’Université du Lancashire, aux Royaume Unis a aussi participé à l’opération.

Ces travaux ont débuté le 22 novembre 2010, pour s’achever hier, mardi 18 janvier. Les archéologues ont entamé des fouilles, en vue d’interpréter les différentes facettes de la région, depuis la première transformation, faite par l’homme à Trou Fanfaron, lors du 18ème siècle, jusqu’aux activités modernes du 20ème siècle.

Il a été démontré, à partir des recherches qu’une partie du vieux quai se trouvait juste en dessous de l’entrepôt, construit en 1866, où les fouilles ont eu lieu. De surcroit, des documents, datés du 19ème siècle ont été retrouvés, permettant aux archéologues d’en savoir davantage sur les différents aspects de la région, à cette époque.


  
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Le Centre du patrimoine Mondial de L’UNESCO à recommander à l’État Mauricien le changement du nom Aapravasi Ghat à son vrai nom original « Immigration Depot » : Pourquoi tant d’hésitation à ce changement de nom?
Par:-JCCHARLES Jan 21, 2011
-Le site Aapravasi Ghat (Immigration Depot, nom original) a été classé sur la liste du patrimoine mondiale il y a quatre ans de cela, toutes fois il est dans l’ordre des choses, lorsqu’un site ou un édifice est inscrit sur la liste du patrimoine mondiale, s’en suivre d’un Comité du patrimoine Mondiale, organisme mandaté par l’UNESCO sous la direction de l’ICOMOS qui émet des recommandations à l’État partie dont leurs bien culturels à été classé sur la liste du patrimoine mondiale, en leur demandant d’apporter des changements ou modifications au bien culturels inscrits. Or comme le site d’Aapravasi Ghat qui est inscrit sur cette liste du patrimoine mondiale, l’État mauricien ne fait pas exception, ce dernier, à aussi reçu les recommandations du Centre du patrimoine mondiale afin que l’État mauricien applique les recommandations demandés. Ces recommandations date du mois d’avril 2006. (Voir ci-joint les recommandations de L’ICOMOS) Il est clairement stipulé dans les recommandations du Comité du patrimoine Mondiale que le projet : 30 COM 8B.33 du site Aapravasi Ghat, doit : 1. D’entreprendre des recherches sur le travail sous contrat de la portée et l’impact de la diaspora des travailleurs étranger partout dans le monde. (On ne parle pas ici que la diaspora Indienne). 2. Complété le plan de gestion et d’y inclure un programme de développement de conservation de la zone tampon et de régulariser toutes travaux de restauration de la zone tampon. (Il est ou le plan de développement du zone tampon?) et la dernière recommandation, la plus importante mentionne : 3. De changer le nom de l’Aapravasi Ghat en Dépôt d’immigration pour signaler l’importance du lieu pour les immigrants de toutes confessions. Quatre ans après, Où en sommes nous avec les recommandations que le Centre du patrimoine Mondiale à demandé à l’État mauricien d’y apporter à ce site? Il est primordiale que «l’Aapravasi Ghat Trust Fund », qui est redevance des contribuables mauriciens, nous explique comment et de quelle d’ordre d’idée que les recommandations émis par le Comité du patrimoine mondiale, plus particulièrement de la recommandation du troisième paragraphe qui recommande le changement du nom du site « Aapravasi Ghat » en «Dépôt d’immigration » na pas été exécuté à ce jour. Il est important de bien comprendre la 3ième extrait de cette recommandation du Centre du patrimoine mondiale qui recommande le changement de nom du site « Aapravasi Ghat », car ici l’importance de cette recommandation particulière, touche à une dimension identitaire du patrimoine, car à travers l’objet patrimonial, c’est une perception de soi qui est en cause, une représentation de soi dans une continuité et une filiation. C’est en somme une question d’identité. De toute évidence, cette recommandation du Comité du patrimoine mondiale, demandant de faire changer le nom « Aapravasi Ghat » en « Immigration Depot » ne peut être une surprise inattendu pour personne surtout ceux des professionnels dans le champ de la conservation et du patrimoine bâti. En analysant le comportement de l’État mauricien envers ces sites historiques (incluant le site le Morne), on constate que l’histoire de ces lieux historique est allègrement déformée au profit d’un leitmotiv communale et sectarisme qui à fini par faire résonance dans l’esprit de certains mauricien que « Le Morne pour les mauriciens de religion catholique et L’Aapravasi Ghat pour les mauriciens de religion hindou. Posons-nous la question? Si vraiment le gouvernement qui été au pouvoir à l’époque avait vraiment voulu que le site Aapravasi Ghât représente un patrimoine collectif (mauricien) et universel, un site original, alors pourquoi ils ont fait disparaître d’un seul trait l’authenticité et l’originalité du nom initiale du site qui jadis était au 19e siècle, le site par excellence « Immigration Depot » pour un nom en hindi « Aapravasi Ghat». Aapravasi, nom dérivé de la langue Hindi, signifie « Étranger venant d’un autre continent » et Ghat qui veut dire « Dépôt » vient remplacer le nom original de immigration dépôt par une traduction en langue Hindi « Aapravasi Ghat ». Notre île a connu le woolof, langue du Sénégal, quand les premiers esclaves originaires de l’Afrique de l’Ouest ont foulé notre sol à travers le site de « Immigration Depot ». Puis on a aussi parlé des dialectes mozambicains rapprochés du swahili, langue bantoue de la famille Niger-Congo, car pas moins de 45 000 individus sont venus de cette région d’Afrique durant tout le 18e et le début du 19 e siècle. Alors, pourquoi ces intellectuels historiens et l’État n’ont pas pensé à cette tranche de l’histoire de notre patrimoine linguistique qu’on à également parlé d’autres langues et dialectes africains, pour en faire honneur à la mémoire ancestrale de nos lieux historiques où d’utiliser le véritable langue-pont ou tout les mauriciens se retrouve, notre langue maternelle «le créole» pour baptisé ce site qui appartiennent à tous et à toutes les mauriciens. J’y crois que malheureusement, ce geste que je qualifie de génocide linguistique continuera à perpétuer en conformité de leurs politiques bien encastrés, pour établir un pays divisible et communal. Il existe malheureusement dans notre société des situations semblables, certains par leur habilité vipérin vont catégoriser un patrimoine de bien collectif, un patrimoine culturellement mauricien, d’authenticité, pour en faire un patrimoine sectoriel d’une communauté spécifique. Il faut absolument éviter d’affaiblir une conscience commune de qui devrait être un patrimoine culturellement universel à des fins d’identitaire ethnique. Ces extrémistes culturels se servent le patrimoine d’un lieu ou d’un édifice comme prétexte pour dissimuler habillement l’exactitude du passé historique de l’édifice ou du lieu, afin de créer une perception d’appartenance ethnique à ces sites ou d’édifices. Cette affirmation n’est pas gratuite de ma part et pour preuve, il n’y a à constater dans des cadres de commémorations des discours patrimonial dans notre pays, se retrouvent un courant d’opinion pour idéalisé que de la diaspora Indienne, tout en revêtues de signifiants identitaire commode aux autres premières génération des travailleurs engagés à Maurice qui en sont aussi des Africains, Comoriens, Chinois qui ont transité le site de l’Apravasi Ghat. C’est pas pour rien que dans le 1er extrait de la recommandation du Comité du patrimoine mondiale, souligne et recommande avec courtoisie que notre État doit mettre en place et prendre en compte l’envergure, la portée et l’impact de la diaspora des toutes travailleurs sous contrat dans le monde qui ont transité sur ce site. Le pire est que cette propagande d’extrémiste culturel est bien planifiée, orchestré est développée et véhiculée par certains de nos soit disant historiens. C’est qui est inquiétant aujourd’hui, de ce cas, c’est le silence de l’Aapravasi Ghat Trust Fund à ce sujet. Au-delà des archives écrites ou orales, des œuvres d’art ou d’artefacts qu’ont à voulu nous présenté de ce site, il s’en est suivis un vrai dédale d’un site patrimonial ethnique plutôt qu’un site d’un patrimoine de mémoire collective, familiale, un lieu de vie, un lieu d’où le peuple mauricien se sentent appartenir et fière de l’être. Voilà donc le danger qui nous guette en faisant de la représentation essentiellement à biaiser la perception des réalités et à imposer une vision réductrice de l’ensemble du patrimoine des lieux historique. J’interprète ce geste comme du «terrorisme culturel» de leurs part, pratiqué à des fins politique et sectaire et avance le fait que la culture mauricienne soit nourrie de fausse représentation quant à sa spécificité et à son identité. La désuétude étant déjà programmé, mais accrue par notre insouciance à tous, faut-il nous résoudre à voir disparaître les valeurs des autres cultures de nos ancêtres où au-delà des valeurs d’usage, le patrimoine architectural collectif mauricien ne serait-ce à nos yeux qu’un témoignage de beauté, un repère temporal sans identitaire sur un chemin sans avenir qui s’annonce de plus en plus fugace et sans mémoire. Jean-Claude Charles, architecte consultant en patrimoine. M.Sc.A (Conservation du patrimoine Bâti et des lieux historiques) Montréal, canada. Téléphone: (450) 967-1608 Télécopieur :(450)431-8311 poste 2757 jeanclaudecharles@ssss.gouv.qc.ca jn-claude@videotron.ca
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