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Big Ali
Caroline ASSY
01/07/12 | Commentaires [0]
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Le célèbre rappeur américain a livré une prestation unique hier soir au Buddah Club à Grand-Baie. Nous avons rencontré cet artiste qui a le rap dans l’âme.

Vous êtes Américain et vous vivez depuis 2001 en France. Comment avez-vous atterri dans ce pays ?

À New-York, DJ Elbia m’a invité à venir en France. À cette époque, je n’avais même pas de passeport. Je ne connaissais rien de la France. Mais une fois que j''y suis arrivé, tout s’est enchaîné. J’ai fait l’ouverture du concert d'Usher à Paris et c’était la première fois que je me produisais en France. Depuis, je faisais constamment va-et-vient entre New York et la France. J’ai finalement décidé de m'y établir.

Musicalement parlant, qu’est-ce que la France vous a apporté ?

Si je n’étais pas venu en France, je n’aurai pas forcément été reconnu sur la scène internationale. Tout est parti de là-bas.

Qu’est-ce qui caractérise la musique de Big Ali ?

C’est une musique qui se charge de rendre les gens heureux. Une musique qui bouge aussi, qui danse. C'est l’élément le plus important de ma musique.

Comment vos parents, qui étaient pasteurs à l’époque de vos premiers textes, ont-ils pris le fait que vous vouliez évoluer dans le domaine musical ?

(Rires)… Quand j’ai dit à mes parents que je voulais faire du rap mon métier, ils ont réagi comme la plupart des parents auraient réagi. Ils m’ont dit que ce n’était pas un vrai métier que d’être musicien. Et ils m’ont poussé à poursuivre ma scolarité.

C’était comment l’école ?

Horrible ! Mes parents ouvraient mes livres et ils étaient remplis de paroles de chansons ! Autant que j’arrivais à donner mon maximum de concentration quand il s’agissait de la musique, autant je n’avais aucune attention en classe. C'était dur mais j’ai terminé l’école. Je me suis ensuite consacré à la musique. Le meilleur conseil que je pourrais donner autour de moi est de toujours savoir ce que l’on attend de la vie et travailler dans ce sens. L’une des choses les plus importantes pour moi est la direction. Toujours savoir où l’on va.

Racontez-nous l’aventure «Rock this Party»…

C’était un grand succès. C’est étonnant de constater à quel point ce titre a touché les gens.

Comment vous l’expliquez ?

Je pense que ce qui a fait le succès de cette chanson est son côté hybride. Un peu de reggae, un fond house et dance. Le tout dans un style hip-hop.

Etait-ce votre meilleure expérience musicale ?

Non. C’est drôle parce que je n’avais pas confiance en ce titre au départ. Ma meilleure expérience musicale figure sur mon prochain album Urban Electro prévue pour mars 2012. Il s’agit d’une collaboration avec les Gypsy Kings !

Propos recueillis par Caroline ASSY
(Source : l’express, samedi 7 janvier)


  
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