Olga Harel Sanglé Ferrière propose 45 oeuvres à l’Espace Ernest Wiehe, Mapou, jusqu’au 14 novembre. Une invitation à mieux connaître l’artiste.
Elle peint les rêves et les réalités de la vie. Elle peint aussi l’espoir qui réside en chaque être. Olga Harel Sanglé Ferrière est une artiste peintre au talent unique. Elle expose 45 tableaux à l’Espace Ernest Wiehe du Château de Labourdonnais jusqu’au 14 novembre.
Une exposition sans thème qu’Olga Harel Sanglé Ferrière décrit comme des portes et des fenêtres ouvertes sur sa vie. Un vécu qu’elle transmet dans des coups de pinceau entre l’abstrait et le semi-figuratif : «La peinture me permet de transmettre mes émotions et ma foi. Ainsi, le tableau Attente montre ma quête spirituelle.» Animée d’une foi sans bornes, elle la dévoile dans ses oeuvres.
Les 45 toiles proposées racontent chacune un passé récent ou quelque peu éloigné qui a marqué l’artiste. Cette ancienne relaxologue, aujourd’hui âgée de 75 ans, passe du tableau très coloré au tableau plus neutre tel que Carrière Blanche : «C’est un tableau qui dégage une certaine sérénité.» Le visiteur est également convié à des voyages : voyages dans les dunes d’Australie ou à Bethléem, avec Nativité, rappel du séjour de l’artiste en Israël.
Vu que Olga Harel Sanglé Ferrière choisit d’utiliser énormément de couleurs, c’est par elles que s’exprime l’espoir, notamment à travers le jaune : «Au cœur de chacun de nous, réside l’espoir. Lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre» et des fenêtres aussi. En témoignent, ces huit petits tableaux différents, comme autant de fenêtres ouvertes sur sa vie.
Se posent en contraste avec les tableaux aux couleurs vives : ceux où dominent le noir et le blanc, abstraits et géométriques. «Si je pouvais rééquilibrer le monde à travers ma peinture, je le ferais», partage l’artiste à leur sujet. Il y a aussi cette toile empreinte d’émotion, en hommage à Ernest Wiehe : Le jazz s’envole ici, ailleurs et réjouit nos coeurs. Des notes de musique qui interpellent y figurent : «Je suis d’autant plus touchée d’exposer dans cette galerie car les Wiehe sont des amis d’enfance », confie Olga Harel Sanglé Ferrière. Autres hommages : La Japonaise, en souvenir de son ami décédé qui aimait peindre, justement, les Japonaises. Ou encore ce tableau avec un point rouge, pour se rappeler les victimes du tremblement de terre du Japon, en mars de cette année. Mais toujours la lumière au coeur de toute catastrophe. Un message d’espoir à décrypter.
«Je peindrai jusqu’à ma mort, je ne veux pas arrêter d’exprimer mes émotions. Au lieu de les dire avec des mots, je les dis avec les couleurs», fait remarquer, en conclusion, Olga Harel Sanglé Ferrière.
(l’express & moi, mercredi 9 novembre)
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