Les experts-comptables du cabinet PriceWaterhouse Coopers ont, dans un communiqué émis le vendredi 19 novembre, critiqué le ministre des Finances. Les experts de PwC se disent déçus des mesures annoncées dans le discours du budget. 
« Can do much better.» Peut mieux faire. La formule rappelle les remarques inscrites par les enseignants dans des bulletins scolaires pour signaler une performance médiocre. Et c’est précisement cette phrase que le cabinet d’experts-comptables PriceWaterhouseCoopers (PwC) a choisie comme intitulé de ses commentaires sur le discours du budget 2011.
PwC annonce la couleur dès la première phrase de son communiqué. « Le ministre des Finances a présenté une série de mesures décevantes », écrivent les responsables du cabinet-conseils.  Ils se montrent sceptiques sur les propos de Pravind Jugnauth à l’effet qu’il est temps de rompre avec une politique sociale privilégiant l’assistanat et d’initier  des  actions inclusives. « Les mesures annoncées sont à notre avis, très insuffisantes par rapport à ces annonces ambitieuses», écrivent les rédacteurs de la communication.
Le cabinet d’experts-comptables estime que le ministre des Finances avait suffisamment de marge de manoeuvre pour réduire le déficit budgétaire qui passera de 4,5% à 4,3% seulement. « Nous aurions compris ce niveau de déficit, si le gouverenement avait enregistré une chute dans ses revenus fiscaux, mais les recettes provenant de la taxe étaient satisfaisantes. »
PwC s’attendait à une réflexion plus en profondeur sur le déficit bugétaire et les stratégies à adopter dans le moyen terme. « Mais hélas, ces questions n’ont pas été abordées », déplorent les experts de PwC.
Les commentaires sur la politique sociale sont acerbes. « On a parlé d’un grand nombre de programmes, de nouvelles institutions, d’exemptions fiscales, dont la mise en oeuvre nécesitera un grand nombre de fonctionnaires. On se demande comment on sortira de la poliique sociale qui faio de l’assistanat », note les rédacteurs  du communiqué.
Violente réaction de PwC également après la réintroduction de la taxe sur les dividendes. « C’est une mesure rétrograde » , s’exclament les experts de PwC. Ils expliquent que cette taxe représente une double fiscalité qui découragera les entrepreneurs et les investisseurs. Les commentateurs demandent à ne pas sous-estimer l’impact de cette taxe sur la fuite des capitaux.
Le cabinet-conseil regrette également les nouvelles dispositions fiscales et dit sa conviction que la voie du progrès dans le domaine de la fiscalité reste la simplification, car cela facilite le collecte des impôts.
En revanche, PwC salue l’abolition de la taxe résidentielle, la National Residential Property Tax et les exemptions fiscales lors de l’acquisition d’une nouveau logement.
Tout en signalant que le ministre des Finances a annoncé que le gouvernement effectuera des remboursements avec intérêts, PwC ne peut s’empêcher de se montrer sceptique. « On verra ! », peut-on lire à ce propos dans le communiqué.
En conclusion PwC, estime que le ministre des Finances aurait dû faire preuve d’une plus grande discipline fiscale et réduire le déficit budgétaire à 3,75% du PIB. « Imposer les dividendes est une voie dangereuse, et nous sommes extrêmement inquiets en ce qu’il s’agit des mesures à venir dans ce secteur », ecrivent les experts de PwC.
 
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