La Plaisance Pig Marketing Co-operative Society (PPMCS) réclamé une intervention urgent des autorités pour que la relance des activités dans ce secteur.
La PPMCS, composée d’une trentaine d’éleveurs de porcs, s’est réunie, ce mercredi 8 septembre, au centre social Marie-Reine-de-la-Paix, pour faire état des nombreuses difficultés auxquelles ils font face.
Les éleveurs de porcs disent être déçus de l’absence de suivi après les promesses de l’ancien président, Amédée Darga, de la Porc Sector Relauching Committee (PSRC). Cette instance a pour responsabilité  d’aider les éleveurs à se relancer dans leur secteur après l’épisode de la grippe porcine.
Les éleveurs de porcs avaient demandé une compensation au gouvernement. «Le PSCR nous a dit de prendre un emprunt de Rs 400 000 auprès de la Development Bank of Mauritius pour bénéficier d’une compensation de Rs 2 000 par cochon. Le problème est qu’il y a beaucoup d’éleveurs qui ont investi tout leur emprunt dans les infrastructures mais aujourd’hui il est difficile de vendre les animaux», explique le secrétaire de la PPMCS, Jean-Marc Tanner.
En plus d’être endettés, les éleveurs n’arrivent pas à vendre la viande de porc. Ils avancent qu’ils avaient eu l’assurance que cette viande se vendrait à Rs 100 le kilo et ils avaient préparé leur budget en ce sens. Cependant, il y a une baisse dans la vente de cette viande, le prix étant de Rs 70 le kilo.
La PPMCS demande qu’une cellule d’achat soit établie pour assurer le contrôle du prix du porc. De plus, ils déplorent le fait que les hôtels importent le porc au lieu de s’approvisionner auprès des éleveurs mauriciens. «Les hôtels veulent que la viande soit garantie selon le Hazard Analysis Critical Control Point. Mais à Maurice, les abattoirs n’ont pas ce contrôle d’hygiène. Le gouvernement devrait y pourvoir pour que les éleveurs puissent s’en sortir», affirme Paul Raya, président de la Mauritius Pig Market Federation (MPMF).
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