Le Front Commun Hindou (FCH) accuse la presse de vouloir diviser la communauté hindoue. Il accorde son soutien au ministre Choonee et affirme que ce dernier n’a rien dit de mal.
La Front Commun Hindou (FCH) a tenu une conférence de presse à la Hindu House, ce mercredi 1er septembre, dans le cadre de la polémique qu’a suscitée un discours de Mukeshwar Choonee à D’Epinay, le dimanche 29 août dernier. Cette rencontre avec la presse, qui était censée être une démonstration de soutien au ministre Choonee, a été marquée par de nombreuses attaques contre les journalistes.
Le principal intervenant, Veerendra Ramdhen, a insisté sur le fait que le ministre Choonee n’avait rien dit de mal. Il a répondu aux différentes critiques de la société civile sur cette affaire. «Il y a, entre autres, un politicien qui a demandé la démission de Mukeshwar Choonee. Ce qu’il aurait du réclamer, c’est la révocation de la licence de Radio Plus», s’est exclamé Veerendra Ramdhen.
«Nous mettons les journalistes en garde. Il faut vérifier les informations. Cela peut être dangereux», affirme le président de la Hindu House.
Krit Manohur, président de la Voice of Hindu (VOH), s’est montré plus virulent dans ses attaques contre la presse. Avec le doigt levé, il a plusieurs fois affirmé « qu’une section de la presse est anti-Ramgoolam ». Il a aussi accusé, la presse de vouloir semer la division au sein de la communauté hindoue.
«A chaque fois, la presse essaye de nous mettre à mal les uns envers les autres. Je demande à la presse de ne pas jouer avec le FCH», prévient Krit Manohur. « Radio plus et une section de la presse sont racistes et mènent campagne contre Navin Ramgoolam», ajoute-t-il.
Krit Manohur soutient que le ministre Choonee n’a rien fait de mal. Il demande à la radio privée qui a révélé les propos du ministre des Arts et de la Culture, de présenter des excuses. «Nous ne permettrons à personne de dénigrer la communauté hindoue», déclare-t-il.
Le président du Human Service Trust, lui aussi, impute à la presse de sombres desseins. «Je lance un appel à toute la presse. N’essayez pas de semer la zizanie au sein de la communauté hindoue. Il n’y a personne qui pourra diviser la communauté.»
Le Pandit Sookhal a abondé dans le même sens. «Les journalistes cherchent à diviser la communauté hindoue. Prenez vos responsabilités. Moi, je vous donne la garantie que nous gouverneront encore ce pays pour les vingt ans à venir», dit-il avec force.
Ajeet Gopaul, président de l’association Kranti affirme, de son côté, « qu’une section de la presse s’appuie sur un détail » pour essayer, selon lui  «d’enflammer le pays». Il estime que le Premier ministre n’a pas besoin d’intervenir dans cette affaire puisqu’il n’y rien d’important, selon lui, qui justifierait une prise de position du chef du gouvernement. «La communauté hindoue est tranquille. Si vous l’agressez, vous risquez de voir des choses qu’il ne faut pas voir », menace-t-il.
A la fin de la conférence de presse, une violente altercation a opposé Krit Manohur et une journaliste du Défi Media Group. La journaliste a quitté les lieux alors que Manohur tenait des propos inacceptables. 
 
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