Le Syndicat des pêcheurs de l’île Maurice (SPIM) comptait manifester aujourd’hui mardi 27 juillet devant le Parlement. Ses responsables ont finalement décidé de renvoyer ce mouvement de protestation au jeudi 5 août.
Lors d’un point de presse, les dirigeants de SPIM ont rappelé qu’ils comptaient manifester ce mardi 27 juillet, devant le Parlement pour protester contre ce qu’ils qualifient «d’indifférence» à leur égard de la part du ministère de la Pêche. Vu que le Parlement siège aujourd’hui, la manifestation a été interdite et une trentaine de pêcheurs étaient réunis au centre social Marie-Reine-de-la-Paix pour présenter les problèmes relatifs au secteur de la pêche
Ils ont rappelé qu’une lettre a été envoyée au ministre Nicholas Von Mally pour lui reprocher son manque de réaction. Les pêcheurs disent songer à une éventuelle grève de la faim s’ils ne constatent aucun développement dans ce dossier.   Judex Ramphul, président du SPIM, insiste sur le fait que le ministère n’agit pas en faveur des pêcheurs. «Nous avons eu une rencontre avec le ministre Von Mally vendredi dernier et il nous a dit qu’il avait fait beaucoup de développement dans le secteur de la pêche, notamment pour le seafood hub. Mais qu’a-t-il fait pour les pécheurs ?»
Autre point soulevé lors de ce point de presse, les élections du 8 août au sein du Fishermen Investment Trust (FIT). Le SPIM a décidé de ne pas présenter de candidats, car, selon ce syndicat, les pêcheurs sont sous-représentés au sein de ce comité.
De plus, les syndicalistes s’inquiètent aussi pour l’introduction du poisson bar dans le lagon mauricien. Selon certaines informations, ce poisson est un dangereux prédateur qui risquerait de faire disparaitre d’autres poissons portant ainsi atteinte au travail des pêcheurs et à l’écosystème.
Du coté du ministère, Mathieu Laclé, conseiller au ministère de la Pêche, affirme que lors de la rencontre de vendredi dernier, le ministre avait fait comprendre aux syndicalistes que leur Implimentation Memorandum soumis au ministère serait étudié.
«Nous faisons tout pour aider ces pêcheurs. Il faut du temps pour traiter ces demandes. Par exemple, ils demandent que les pêcheurs soient représentés à 50% dans le comité, mais pour changer une loi, il faut suivre les procédures et cela ne se fait pas du jour au lendemain» indique Mathieu Laclé. |