Des représentants des Ong Elan et Kinouete, qui apportent un soutien aux détenus, estiment que les conditions dans les prisons sont déplorables. Et surtout qu’il n’y a pas suffisamment de gardes-chiourmes.
Lindsay Aza (photo), de l’association ELAN, qui œuvre pour la réinsertion d’anciens détenus, affirme que vu le nombre de détenus à la prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest, il aurait fallu avoir davantage de gardes-chiourmes. Selon lui, la raison des incidents est due au manque de discipline dans les prisons.
Incarcéré dans les années 1990, Lindsay Aza indique que les détenus attendent trop longtemps avant de comparaître en cour. «Ce n’est pas une raison pour aggraver son cas, mais n’empêche, les prisonniers doivent attendre trop longtemps avant d’être fixés sur leur sort.»
Selon un membre du groupe Kinouete, Ong qui offre un soutien et un accompagnement aux personnes qui sortent de prison, il y aurait fréquemment des cas de violence dans l’établissement pénitentiaire de GRNO. «Il est fort probable que les prisonniers étaient à bout», explique notre interlocutrice. Selon elle, les conditions de vie des détenus sont responsables de cette évasion.
«Ce qui me frappe le plus, c’est le ratio, fort disproportionné, gardes-chiourmes/détenus», déclare-t-elle. Avant d’ajouter : «J’ai une pensée très spéciale pour les gardes-chiourmes, qui à la fois, ont la lourde tâche d’assurer la sécurité dans les prisons et de savoir prendre les bonnes décisions, quand il le faut.» Selon elle, des incidents se produisent aussi à l’établissement pénitentiaire de Beau-Bassin.
|