Selon le rapport annuel de l’ONG Prévention Information et Lutte contre le Sida (PILS), le nombre de personnes affectées par le virus du VIH/Sida a connu une hausse alarmante en 2009.
Parmi les nouveaux cas officiellement enregistrés, plusieurs sont liés à des rapports sexuels non protégés et aux injections par voie intraveineuse. A noter que l’île Maurice est l’un des pays qui consomment le plus d’héroïne, par injection.
Même si, à travers le monde, la progression du VIH/Sida ressent une légère stabilisation, la situation à Maurice ne connait aucun soulagement. En 2009, le nombre de cas officiellement connus s’élèverait à 4219 avec un taux de prévalence d’environ 1,8%.
Dans son rapport, PILS souligne que le facteur primordial qui remédiera cette propagation du virus est, avant tout, l’éducation sexuelle dans les établissements scolaires. PILS déplore tout particulièrement le fait que le ministère de l’Education n’ait toujours pas intégré une politique d’éducation sexuelle et sanitaire dans le cursus scolaire.
En mai 2009, un communiqué de cette ONG avait fait ressortir que le ministère de l’Education avait interdit la distribution de 2000 livrets sur l’éducation sexuelle et environ 3000 préservatifs et gels lubrifiants, à plus de 5000 personnes, dont des étudiants et des enseignants qui assistaient à l’International Careers Guidance & Educational Fair au centre Swami Vivekananda. Le ministère de l’Education insistait sur le fait que PILS n’aurait pas eu l’accord du ministère, avant d’entamer cette campagne de prévention.
L’ONG souhaite aussi, de la part du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, des consultations dans tous les hôpitaux et centres de santé pour les femmes enceintes séropositives. Cela afin de réduire le nombre croissant de femmes enceintes vivant avec le VIH.
« Nous avons la chance d’avoir une association qui, depuis 14 ans, se bat tant bien que mal afin que tombent les barrières, que circule l’information, que cessent les discriminations et que les personnes vivant avec le VIH puissent être soignées dans le respect et la dignité », déclare le président de PILS, Michel Cundasamy.
De son coté, le directeur de PILS, Nicolas Ritter, déclare vouloir changer « cet environnement nuisible à une réponse nationale de qualité », et demande surtout l’aide des décideurs et des politiciens.
Lire le rapport de PILS en cliquant sur le lien ci-dessous. |