La francophonie a aujourd’hui 40 ans. La journée internationale de la Francophonie est célébrée dans les pays francophones, en ce 20 mars. Comme chaque année, à cette occasion, une semaine de la Francophonie est organisée à Maurice. Elle s’étale, du 19 au 26 mars 2010.
L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le département d’étude francophone de l’Université de Maurice (UoM), ainsi que plusieurs collectivités locales du pays, prévoient des activités durant cette semaine.
L’Observatoire des langues et des littératures de l’Océan Indien a été lancé sur internet par le département d’étude francophone de l’UoM. Cette section a travaillé avec l’AUF pour créer cette plateforme de recherche, de documentation et d’échanges entre les chercheurs et pédagogues francophones de l’Océan Indien. Cette plateforme est consacrée aux études linguistiques et littéraires.
Une exposition d’une sélection de mémoires dirigés par le département français de l’UoM a aussi été lancée le vendredi 19 mars, à la bibliothèque de l’université. Elle  durera jusqu’au 26 mars.
Le 22 mars, le Groupe de Recherche en Francophonie de l’UoM organisera une table ronde sur le thème «Le cinéma francophone : évolution et enjeux». Un film sur la femme dans la littérature mauricienne sera aussi projeté, ce jour là. D’autres colloques autour de la francophonie, auront lieu le 24 et 26 mars, à l’UoM. Des concours de poésie, de peinture et de dictées sont prévus dans certaines mairies, du 20 au 22 mars.
«La francophonie est un medium de communication, à travers les différents français, avec la volonté de ne pas avoir une langue hégémonique», affirme Gérard Le Moine, directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’Entreprenariat. Interrogé sur la situation actuelle de la francophonie à Maurice, il constate qu’elle a beaucoup progressé. Il souligne qu’à Maurice, «toute la population peut parler le français» et que la place occupée par le français dans l’éducation à Maurice est «importante».
Gérard Le Moine parle également de la francophonie dans son domaine, l’entreprenariat et le monde des affaires. «La francophonie apporte une approche différente, plus humaniste dans le monde des affaires», soutient-il. Pour sa part, Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, dans son message pour les 40 ans de la Francophonie, met l’accent sur le besoin de préparer la francophonie de demain.
«Quarante ans durant lesquels nous avons œuvré, avec confiance et constance, pour donner corps et substance aux ambition et aux promesses éclairées de ceux qui signèrent, le 20 mars 1970, la Convention  de Niamey», lance-t-il.
«Pendant toutes ces années, nous avons repoussé les frontières de notre espace, élargi notre horizon, gagnant toujours plus de peuples et de nations à notre cause, jusqu’à exprimer la diversité constitutive et créative du monde», poursuit Abdou Diouf.
Selon lui, la France «a toutes les raisons, quarante ans après, de célébrer avec fierté et allégresse la Francophonie d’aujourd’hui». Mais il précise aussi, «nous avons, également, le devoir d’être aussi inspirés, ambitieux et exigeants qu’au premier jour afin de préparer la Francophonie de demain, celle-là même dont doivent s’emparer, dès maintenant, les jeunes générations avec notre concours volontariste».
Le terme "francophonie" est apparu vers la fin du XIXe siècle, pour décrire l’ensemble des personnes et des pays utilisant le français comme langue nationale ou régionale.
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