L’annonce récente du ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, quant à l’introduction de l’éducation sexuelle dans le cursus scolaire dès 2011 est la source de beaucoup d’espoir chez l’ONG Prévention Information Lutte contre le Sida (PILS).
Depuis des années, cette association milite pour que cette mesure soit prise. Toutefois, PILS espère que le Ministère de l’Education «ne reculera pas devant le lobbying de certains groupes socioreligieux comme ce fut le cas par le passé».  C’est ce qu’elle fait ressortir dans un communiqué date du 11 mars 2010.
«Il a fallu plus de 20 ans depuis le premier diagnostic de sida à l’île Maurice en 1986 (plus de 4000 personnes ayant contracté le VIH) et l’approche des élections pour que le Ministère de l’éducation se décide à s’intéresser plus sérieusement à la question de l’éducation sexuelle de nos enfants», poursuit-elle.
Elle rappelle que l''épidémie de sida ne faiblit pas chez les 15-24 ans, d’où l’importance que les jeunes aient accès  à une éducation sexuelle adaptée et complète en milieu scolaire.
«Il est temps que la sexualité soit abordée afin que les jeunes trouvent les réponses à leurs questions et des repères pour vivre en société tout en respectant l'autre», soutient PILS.   Et d’ajouter, «Nous voulons que nos enfants mènent une vie saine et bien remplie. Leur enseigner les attitudes à adopter à propos de leur sexualité est un pas important pour atteindre ce but».
Selon association PILS, une éducation sexuelle bien faite servira plusieurs causes. Elle permet l’apprentissage du respect de l'autre sexe et ses différences, ainsi que la conception de la sexualité dans un rapport amoureux. Elle contribue aussi à retarder l’âge de la première expérience sexuelle,  et à réduire le nombre de partenaires sexuels.
Une meilleure utilisation des préservatifs, selon PILS aide à diminuer le nombre de grossesses non-désirées chez les adolescentes et le risque d’infection au VIH et aux autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST) chez les jeunes. A travers l’éducation sexuelle, l’accès au conseil et au test de dépistage volontaire aux IST peuvent être promus.
«Grâce à l’éducation VIH et sida intégrée au programme d'éducation sexuelle, nous pouvons faire évoluer la question de la parité entre hommes et femmes, lutter contre la stigmatisation et la discrimination. Aussi, contribuer au changement des valeurs et des comportements qui permettent de mieux se protéger du VIH, enfin, mieux gérer les effets de la pandémie sur les individus et les communautés», conclut PILS dans son communiqué.
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