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Fête nationale : Quand le mauricianisme dépasse nos frontières
Issaïe MOURADE
03/12/10 | Commentaires [27]
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Ils ont quitté Maurice pour des raisons sociales, professionnelles ou de scolarité. Paradoxalement, ces Mauriciens d’ailleurs s’accordent à dire qu’être loin du pays les a rapprochés de leur culture. De leur terre d’asile, ils racontent leur mauricianisme…

Après son mariage avec un Australien, il n’a pas été aisé pour Ariane Cattard (photo) de se faire accepter dans son pays d’adoption. Depuis, 27 années se sont écoulées. Et elle s’est non seulement adaptée mais elle profite de chaque moment pour partager sa culture avec ses amis australiens. Ne ratant pas une occasion de leur préparer des plats typiquement mauriciens tout en leur parlant de la beauté de son île. Actuellement en vacances à Maurice, Ariane veut profiter de la fête nationale. «Peu importe où je vis, je suis mauricienne et je le resterai», déclare-t-elle.

Wensley et Mike Moothoo sont frères. Avec sa famille, le premier a posé ses valises en Australie depuis trois ans. Le second travaille au Canada. En fait, bien qu’il n’oublie pas ses origines, Wensley estime que c’était nécessaire pour lui de délaisser sa culture pour être accepté par son voisinage, ses collègues ou ses amis. Il ne parle que l’anglais à la maison et ne ressent pas le besoin d’initier sa fille à la langue créole. «L’Australie représente une plus grande ouverture pour ma famille et moi», explique-t-il.

Du Canada, son frère Mike conçoit les choses autrement. Ce dernier y travaille depuis plus d’un an en compagnie de neuf autres Mauriciens sur un chantier. Il trouve en ses compagnons un soutien moral et une occasion de rester en contact avec ses racines. Bien que le téléphone et Skype lui permettent de rester en contact avec sa famille à Maurice, il soutient que la technologie ne remplace pas le «contact humain». D’où le fait qu’il rentrera chez lui à la première opportunité.

Cela fait cinq ans qu’Annaëlle Frankart s’est installée en Belgique avec son époux. Mo Ti Zil, un livret trimestriel, annonce un bal ce samedi pour marquer la fête nationale. Malgré une blessure à la jambe droite, cette Mauricienne compte bien y assister. «Il y aura du séga, de la cuisine locale et des Mauriciens. On pourra parler le créole.» Et d’ajouter : «Tant qu’on est à Maurice, on ne fait pas attention à ces détails mais cela vous manque quand vous êtes loin.» Mijithan Isabelle, elle, est à son troisième année d’études en France. Elle se dit choquée de voir qu’il faut une fête pour que les Mauriciens s’affirment. La jeune fille est membre de l’association des étudiants mauriciens à Bordeaux pour «perpétuer notre culture».

Issaïe MOURADE


  
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Par:-Maryse Vythalingum Sep 24, 2010
J'ai quitté mon île en1966. J'ai fait ma carrière en Angleterre et depuis 6 ans ,je réside en France. Je suis retraitée et j aurais aimé renouveler contact avec un ami d'enfance, CLOVIS MADHOO de Quatre-Bornes. Si quelqu'un qui le connaît pouvait lui donner mon adresse EMAIL, je serais reconnaissante. Merci
***Fière d'être Mauricienne***
Par:-Aurélie de Paris Sep 16, 2010
En France depuis seulement 4 ans, je ressens le manque de mon pays et de ma culture à tout moment mais tout particulièrement en périodes de fêtes! J'ai tendance à idéaliser l'île Maurice, le charme fou de mes compatriotes, leur chaleur, autant de qualités que l'on trouve difficilement ici. Mon compagnon qui est Français voue une grande passion pour l'île Maurice et à ma culture je la fais vivre à ma famille. Certes, nous ne parlons pas créole à la maison mais les chaînes locales comme Radio One etc bat son plein à la maison. Nous mangeons régulièrement des plats mauriciens, j'ai des amis martiniquais à qui j'ai fait connaître certains aspects de notre île. Par contre je suis assez déçue lorsque je lis les faits divers.
Mauricienne qui vit en italie
Par:-Louise Marie Achille Aug 26, 2010
mone quitte moris mo ti ena 15ans, donc sa faire 31 ans qui mo vive a l'exterieur, mais quand mo vinne moris mo trouve moi dans paradis... racine pas capave blier, mo pou reste toujour moricienne dans le coeur et dans le sang, fiére d'etre moricienne.
pas juste
Par:-appadoo Jul 24, 2010
Cela va faire presque 49 ans mo dans l'Europe maintenant a la retraite mo toujours fine demande droit de vote pour les gens qui sont partis pour diverses raisons. J'espère que le nouveau gouvernement va faire quelque chose. Merci M. Ramgoolam et les députés
Mauritian In London
Par:-Rashid Jul 21, 2010
Mauritius will forever be close to my heart and despite having left at an early age, I still feel that I belong and intend to return back to my roots once I retire. However, I despise the politicians and successive governments for the lack of developments and the huge Rich and Poor divide we now have. Our island infrastructure is archaic, there has been a lack of alternative to the heavily dependent sugar economy, tourism is politically sensitive and the two tier health system we now have is paving the way for bigger division amongst the have and have nots.
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