Les six ex-planteurs de Riche-Terre actuellement en grève de la faim, ne céderont pas. La contestation  s’amplifie. Huit autres agriculteurs se sont joints au mouvement.
On les croyait au bord de l’abandon, mais les ex-planteurs de Riche-Terre sont plus que déterminés. Alors qu’ils s’apprêtent à entamer leurs vingt-deuxième jour de grève demain, vendredi 12 mars, ils annoncent qu’ils iront jusqu’au bout. Huit autres des vingt-trois contestataires ont cessé de s’alimenter et les ont rejoints sous la tente de la contestation.
Takbir Dassuruth président de l’Association des ex-planteurs de Riche-Terre, a rappelé que c’est un combat qu’il mène depuis trois ans et que cette situation aurait pu être évitée. «Ce n’était pas nécessaire d’en arriver là. Mais le gouvernement ne nous a pas écoutés. Maintenant le ministre Faugoo est en train de dire des inexactitudes à la télévision», fait valoir Takbir Dassuruth.
De son côté, Georges Jean Louis, également en grève trouve que la situation est chagrinant et dur pour le pays. Il a lancé un appel au Premier ministre pour qu’il essaye de découvrir la vérité sur ce conflit. «Il y a des gens qui connaissent bien notre dossier. Il ya aussi un rapport d’une étude entreprise par l’Agriculturel Research and Extension Unit (AREU). Notre demande est juste et raisonnable », clame Georges Jean Louis.
D’autre part, le comité de soutien des grévistes compte marquer demain ‘a leur manière la Fête nationale. Ils manifesteront demain avec des drapeaux noirs, couleur du deuil, devant l’hôtel du gouvernement.
 
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