Avec Barack Obama qui en devient président, les Etats- Unis changeraient- ils leur position par rapport à l’archipel des Chagos ? Maurice, en tout cas, garde tout espoir. Une équipe du State Law Office ( SLO) est rentrée au pays lundi d’une réunion avec les hauts officiels du Foreign Office de Londres concernant la souveraineté de Maurice sur l’archipel. Ils estiment la séance de travail « positive » mais « qu’il y a un long chemin à parcourir » . L’ancien Trade Advisor de Maurice à Washington, Vinod Busjeet, estime que l’administration Obama n’apportera aucune modification à la position des Etats- Unis et pourrait même être pire. ( lire l’intégralité de l’interview en page 8 ). Cette éventualité ne décourage pas Maurice. « Ce n’est pas un problème que Diego Garcia reste une base militaire mais il y a 65 autres îles, dont Peros Banhos et Salomon, inutilisées. Nous voulons qu’on reconnaisse notre souveraineté et que ces îles nous soient rendues en attendant que les Etats- Unis soient prêts à renoncer à leur base militaire sur Diego Garcia. » Les avocats de Maurice ont argué que les raisons évoquées par les Britanniques pour évacuer les îles - a l’effet que les habitants pourraient poser un problème de sécurité - « n’étaient pas sérieuses. Même deux des Law Lords, dans leur dissenting judgment ont traité ces lettres de highly imaginative et de pas sérieuses » . C’est le Premier ministre britannique, Gordon Brown qui avait proposé la formule de rencontre entre hauts officiels à Navin Ramgoolam, son homologue mauricien. Deepa BHOOKHUN |