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MENACE DE FAILLITE Dettes impayées : dernier sursis pour Infinity BPO

02/11/2009
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Le délai pour le remboursement de Rs 42 mà«Cyber Properties Investment Ltd »aexpiré vendredi. Mais «Infinity BPO »bénéficie d’une nouvelle extension :elle atrois semaines pour payer ses dettes.Le délai pour le remboursement de Rs 42 mà«Cyber Properties Investment Ltd »aexpiré vendredi. Mais «Infinity BPO »bénéficie d’une nouvelle extension :elle atrois semaines pour payer ses dettes.

IN extremis ! Infinity BPO échappe à une fin abrupte. Du moins pour le moment, grâce à un ultime sursis. Cyber Properties Investment Ltd ( CPIL) a en effet décidé, vendredi, de lui accorder un délai supplémentaire de trois semaines pour payer les Rs 42 m qu’elle lui doit. Cela alors que le délai légal pour le remboursement a expiré vendredi à minuit.

Devaient ensuite s’enclencher automatiquement les procédures pour sa mise en liquidation.

CPIL, filiale de Business Parks of Mauritius Ltd ( propriétaire de la Cybercité), réclame à Infinity BPO cette somme pour des loyers impayés et des factures d’électricité et d’eau non honorés, depuis février 2007. Infinity BPO est une compagnie phare du Business Process Outsourcing ( BPO) mauricien.

Et qui plus est profitable.

Pourtant, la mise en liquidation judiciaire lui pend dangereusement au nez. Le destin de ses 650 salariés est directement en jeu.

Ce qui a permis à la compagnie de souffler un peu cette fois, c’est sa demande d’une aide de Rs 90 m soumise la semaine dernière au Mechanism for Transitional Support to the Private Sector ( MTSPS) sous le stimulus package.

Notamment pour payer une partie de ses dettes. « Nous tenons cela en compte. Même si le délai a expiré le 30 octobre, il n’est pas dans mon intérêt qu’ Infinity BPO soit liquidée. Le principal est que je récupère ce qu’elle me doit. Si elle reçoit de l’aide à travers le MTSPS, c’est bon pour moi » , dit Dharam Naugah, président exécutif de BPML.

« C’est nous qui payons l’électricité »

Les avocats des deux parties, M e Désiré Basset, pour CPIL, et M e Gavin Glover, pour Infinity BPO , sont ainsi tombés d’accord vendredi pour une petite extension de trois semaines. C’est le temps que devrait prendre le MTSPS pour examiner le cas Infinity BPO et prendre une décision.

La balle est maintenant dans le camp du juge qui suit l’affaire.

C’est lui qui statuera demain sur cette nouvelle prolongation du délai.

Il décidera s’il accordera cette demande ou s’il exécutera l’ordre.

Chez BPML, on est en tout cas bien décidé à récupérer l’argent dû. D’autant plus qu’on estime avoir été « assez gentil comme ça » . « Vous vous rendez compte que c’est nous qui payons l’électricité et l’eau qu’ils consomment chez Infinity ? En plus, le loyer mensuel de Rs 1,2 million n’est pas honoré depuis des lustres. Avec trois clients comme ça, nous, on ferme. On ne survit pas » , explique Dharam Naugah. Il précise encore qu’il s’agit là « de l’argent du contribuable » . L’actionnaire de la compagnie n’est, en effet, nul autre que l’Etat.

« J’aurais pu insister sur la liquidation de l’entreprise, mais je préfère lui donner une dernière chance, mais là, c’est définitivement l’ultime chance » , ajoute Dharam Naugah.

Infinity ne doit pas de l’argent uniquement à BPML. Les travaux de construction pour son nouveau quartier général, qui vaut quelque Rs 350 millions sont stoppés depuis quelques mois.

Des négociations seraient en cours avec l’entrepreneur pour terminer le chantier prochainement.

Chez Infinity BPO , c’est cependant la discrétion absolue.

Nous avons contacté son président, Jean Suzanne, à plusieurs reprises hier, mais il n’a pas donné suite à nos appels.

Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas cette situation.

Infinity est, en effet, une compagnie qui fait des profits. En 2007, elle a fait des profits de Rs 6,5 millions pour un chiffre d’affaires de Rs 196 millions. En 2006, elle était également profitable. Pour 2008, les comptes seraient également positifs.

CPIL a, pour sa part, entamé des procédures légales depuis le 8 octobre 2007. Elle réclamait environ Rs 20 millions d’ Infinity BPO . Depuis, l’affaire n’a cessé de traîner en cour jusqu’au 7 mai dernier, quand l’entreprise a été invitée à rembourser ses dettes.

Depuis, le délai a été repoussé à plusieurs reprises.

Patrick HILBERT




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