Les Agaléens déplorent le manque de communication de l’Etat, quant à la présence des Indiens sur leur archipel. Le comité de soutien d’Agaléga a tenu un point de presse, ce vendredi 8 avril, au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis.
«Il y a des rumeurs qui circulent à Agaléga. Les habitants voient défiler des Indiens dans l’archipel et ils se demandent quelle sont leurs fonctions. La population n’a rien contre les Indiens, ni contre l’entraide entre l’Etat mauricien et l’Inde, mais elle voudrait surtout savoir qu’elle est l’objectif de ces visiteurs », explique Laval Soopramanien, membre du comité de soutien.
Les habitants sont d’autant plus inquiets de la présence des Indiens sur leur archipel car un article avait été publié dans le Times of India, le 25 novembre 2006, indiquant l’éventualité que Maurice cède l’archipel à bail à la Grande Péninsule. L’Inde ayant l’intention d’y créer une base navale.
Le père Jean-Maurice Labour, membre du comité diocésain 1er février, explique que se sont les rumeurs qui circulent dans l’archipel qui contribuent à créer la psychose parmi la population d’Agaléga.  Il soutient qu’il y a un manque de transparence qui crée un climat malsain dans l’archipel.
«C’est comme pour l’affaire MedPoint qui a commencé par des rumeurs. Le peuple agaléen a peur que son  île soit vendue aux Indiens. Il ne faut pas faire d’Agaléga une autre Chagos. Les Indiens qui sont sur île sont peut-être en train de faire leurs travail du côté des infrastructures mais il faut que les habitants comprennent leurs fonctions », affirme, pour sa part, le vicaire général.
Outre le manque de communication de l’Etat, les habitants déplorent notamment le manque d’encadrement scolaire et de soutien médical.
«Les femmes enceintes sont bien obligées de quitter l’archipel au bout de trois mois de grossesse pour recevoir des traitements à Maurice. Et les nourrissons reçoivent la nationalité mauricienne, sans aucune précision de leur descendance agaléenne », explique Laval Soopramanien.
 
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