| | Liberté de la presse : Des syndicats et des ONG manifestent leur solidarité avec les journalistes | | | | | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| La vague de la solidarité envers les journalistes du groupe La Sentinelle, boycottés par le gouvernement,  s’amplifie. Des syndicats et des ONG manifestent leur soutien dans un communiqué émis le 1er juin. Des internautes ont crée un groupe sur le réseau social Facebook pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse.
Dans un communiqué commun, en date du 1er juin, des représentants des syndicats et des Organisations non gouvernementales (ONG) condamnent le boycott des titres du groupe La Sentinelle par le gouvernement.  La Government Servants Employees Association (GSEA), la Federation of Progressive Union (F.P.U), la Fédération des Travailleurs Unis (F.T.U) et de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), le Centre de documentation de Recherches et de Formation Indianocéanique (CEDREFI), de l’Association des Consommateurs de l’Ile Maurice (l''ACIM), lancent un appel au gouvernement pour qu’il revoie sa position par rapport aux journalistes du groupe La Sentinelle.
«Nous faisons un pressant appel au gouvernement de rétablir immédiatement et dans le détail la liberté d'expression et le droit d'accès du citoyen à l'information, garantie par l'article 12.1 de la constitution en cessant le boycott de la Sentinelle», rapporte ce communiqué.
Cette manifestation de solidarité envers la presse fait suite à l’interdiction faite à des journalistes du groupe La Sentinelle d’assister à une conférence de presse du ministre des Finances tenues le 27 mai à la Government House pour parler de la Employees Real Estate Trust Fund, un fond d’investissement dans lequel 400 000 employés dont des fonctionnaires détiennent des titres.
Depuis, une vague de solidarité avec les journalistes a été notée dans le pays.  Les confrères de la presse ont pris position pour dénoncer une atteinte à la liberté d’informer. L’évêque de Port-Louis, l’ancien Président de l’Independent Broadcasting Authorithy, Me Ashok Radhakissoon, les universitaires Rukaya Kasenally et Christina Chan-Meetoo ainsi que les politiques Paul Bérenger et Eli Michel ont condamné les pratiques arbitraires du gouvernement. 
De son côté, La Sentinelle Ltd a demandé une injonction en Cour Suprême. L’affaire a été renvoyée au 7 juin quand l’Etat viendra s’expliquer sur son attitude. Me Michel Ahnee, l’homme de loi de La Sentinelle Ltd a déposé le 1e juin une motion pour demander que le délai soit écourté.
Les organisations de la société civile motivent leur appel à l’Etat. Selon elles, «il existe actuellement une situation hautement dangereuse dans les rapports du gouvernement avec la liberté d'expression, garantie par la section 12.1 de la constitution, intitulée ‘Protection of freedom of expression’ ». Elles disent avoir constaté  «une succession de faits inacceptables et inquiétants qui vont, depuis quelques   temps déjà à l'encontre de cet article».
Les porte-parole des organisations de la société civile rappellent «L’asphyxie» qui a entraîné la fermeture du journal Sunday Vani, Cela a été le résultat d’une « volonté délibérée du gouvernement» de le priver d’annonces publicitaires. Les ONG soulignent que «la même stratégie lâche et insidieuse avait visé Week-end et aujourd’hui, La Sentinelle Ltd».
Jayen Chellum fait remarquer que l’ACIM a dans un passé récent été aussi victime de l’arbitraire des autorités. «Dans le même ordre d'idées, les manœuvres d'intimidation du gouvernement qui ne supporte pas la critique a également visé l'ACIM en la privant de sa subvention. Cette même tactique a été adoptée vis-à-vis des syndicats en gelant les fonds du Trade Union Trust Fund… Des leaders  de toutes ces instances, aussi bien que des journalistes de la presse écrite et parlée ont  aussi été arrêtés, et poursuivis à différents moments»,
Il se dit, comme les autres signataires du communiqué, inquiet devant l’hostilité des gouvernants à l’égard du groupe de presse La Sentinelle. «Ce qui est aujourd'hui encore plus inquiétant, c'est le harcèlement systématique que subit Le groupe La Sentinelle, de la part du gouvernement au tout début de son mandat. Ceci a débuté par la réduction drastique des annonces publicitaires et aujourd’hui suivi par la suppression des abonnements des titres de la Sentinelle par les  instances gouvernementales, des corps paraétatiques et bibliothèques publiques. Et tout récemment le refus d'admettre des journalistes à la conférence de presse du ministre de Finances»,
Ces ONG concluent en annonçant qu’elles ont informé Reporters sans Frontières (RSF), l'ensemble du corps diplomatique et autres instances internationales «de la situation dangereuse et injuste qui prévaut à Maurice dans le domaine de la liberté d'expression».
Outre la réaction de la société civile, d’autres citoyens font aussi entendre leur mécontentement par rapport au boycott de La Sentinelle Ltd.
Par ailleurs, des internautes ont crée est un groupe publique crée il y a quelques jours, sur le réseau social Facebook. Le groupe «Libre de penser, libre de dire, libre d’écrire» permet à des citoyens de dire ce qu’ils pensent d’attaque du gouvernement contre la liberté de la presse.  «Par ces temps sombres ou le premier de nos droits, celui de s'exprimer, semble être bafoué, par ces temps ou la presse libre n'a plus droit de cité dans ce pays, osons dire aux censeurs et aux oppresseurs qu'ils n'ont pas le droit...» peut on lire sur le Wall.  «Libre de penser, libre de dire, libre d’écrire» compte déjà plus de 1 100 membres.
Et les messages de colère et d’exaspération abondent. «Au nom de ma première liberté fondamentale, celle de m'exprimer Au nom de mon premier devoir de journaliste, celui de militer pour une presse libre, je suis près à aller très loin. En prison s'il le faut», écrit Jean-François.
Noor, un autre internaute rappelle que la liberté de la presse est «un principe fondamental» et que «tout citoyen qui se respecte devrait la défendre contre toute dérive totalitaire émanant de quelque pouvoir que ce soit».
De son côté, Shimanda pense que «c’est aux individus de décider de ce qu’ils jugent intéressant à lire ou non». Une opinion partagée par Gérard qui, s’exclame «qu’importe si les journalistes libres commencent à écrire sur un ‘ene bout fey lichou’, moi je l’achèterai quand même, parce que je suis un Mauricien libre, pas un cireur de bottes !»
Juliane de La Réunion, a tenu à laisser un message sur le mur de «Libre de penser, libre de dire, libre d’écrire». «Je suis journaliste à la Réunion. J'aime beaucoup l'île Maurice mais je suis déçue de voir ce qui arrive à l'Express,  J'apporte mon soutien entier aux journalistes de la Sentinelle».
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| | | liberte de la presse | | | democrate Jun 03, 2010 | | | THE idea that Mauritius could serve as a hub for African trade and investment flows has been repeatedly invoked. Alluring possibilities showcased in the unparalleled success of small island states of Singapore and Hong Kong - landing posts for large multinational corporations and trading out- fits have long held high hopes for countries such as Mauritius, desirous of exploiting their proximity to emerging regional economies. Yet the Mauritian experience as a hub - trade, investment, shipping, pharmaceutical manufacturing, light engineering, financial services or telecommunication and information technology - has been unfortunately unremarkable.
Explanations for this failure begin with the challenges of democratic government that prevents massive long term investments to be made in infrastructure required to supports such sectors – regime changes brings policy, people and political obstacles into bear. No wonder every few years both the sea and airport burst their seams with progressive traffic leave aside any capacity to service international requirements. The nature of relationship between the hub and the region has often been a subject of debate. Is it the mere good fortune of location that allowed Singapore and Hong Kong to capture the blistering growth in their neighboring countries of South East Asia and China or in the case of Dubai, for instance, the massive oil wealth of the Middle Eastern nations? Or is it a passionate dream realized by the sheer hard work of missionary zealots such as Singapore’s premier Lee Kwan Yew – inspirational leaders who followed long term visions for their countries - constructing their own development paradigms within the future of their regional economies. Yet Africa, today, is poised at the door- step of a historic upturn after decades of lost opportunity. Political stability has allowed wealth from oil and commodity export to percolate down into domestic consumption leading to expansion in economic growth and international trade. The International Monetary Fund estimates African growth at 4.8 percent in 2010 and 2011, the highest rate of growth of GDP for any region outside Asia.
Front page coverage in the Newsweek magazine recently quoted many experts who predicted, rather convincingly, that “ Africa, with its expansive base of newly minted consumers, may very well be on the verge of becoming the next India, thanks to frenetic urbanization and the sort of big push in services and infrastructure that transformed the Asian subcontinent 15 years ago. Just as India once harnessed its booming population of cheap labor, Africa stands to gain by the rapid growth of its big cities. Today only a third of Africa’s population lives in cities, but that segment accounts for 80 percent of total GDP. In the next 30 years, half the continent’s population will be living in cities”. One also gets an idea of the scorching pace of economic development in Africa from a recent study by Oxford economist Paul Collier, who has established that of all 954 publicly traded African companies operating between 2000 and 2007 - annual return on capital was on average 65% higher than those of similar firms in China, India, Vietnam, or Indonesia. Indian economy, on the other hand, has been widely recognized as one of the fastest growing economies in the world. At $ 3.548 trillion, in terms of purchasing power parity it is presently, the fourth largest. The growth rate has averaged around 7% since 1997 and even during the 2007- 2009 period of global down turn, it has managed a respectable 5.5%. “ Over the years India has established itself as credible partner for the African continent for several reasons” - underlined India’s recently relieved deputy minister for external affairs Shashi Tharoor at a public lecture at the University of Mauritius few months back. “ First, the two share similar history of colonialism and exploitation. Second, they have similar development problems; of poverty, unemployment, lack of adequate financial resources amongst others. Third, India is a potential investor and an excellent market with good institutions, a vibrant private sector and offers a huge market as the second most populous country in the world. Fourth, it has the financial capacity to engage in trade, investments and transfer of technology to Africa” , noted Tharoor.
According to the Export Import Bank of India, the country’s trade with Africa has risen to more than US$ 36 billion in 2008- 09 which represents an almost six- fold increase in as many years. The flow of India’s FDI into Africa averaged $ 334 million a year between 2000 and 2004 but with Bharti Airtel’s $ 10.7 billion acquisition of Zain, Kuwait’s third largest telecom operator, for its African assets, India’s FDI in Africa has touched $ 16.7 billion.
India has offered lines of concessionary credit to Africa worth $ 2.5 billion. Now it is talking about a $ 10 billion investment fund for the continent to be invested in projects prioritized by African nations including such crucial sectors as infrastructure, agriculture and food security, IT, telecom, power- generation, physical connectivity and small, medium and micro enterprises, water- management, capacity- building in agriculture and building institutions dedicated to agricultural research.
Unlike the Chinese push driven by its government, the Indian investment in Africa is largely private sector - led. Africa is the new frontier, not only for Indian companies with big- ticket investments and acquisitions but also for consumer good manufacturing companies.
India’s trade with Africa is likely to triple over the next five years to reach the US$ 100 billion mark. Does that provide enough reason for Mauritius to engage in some serious introspection and identify how it can leverage its incomparable relationship with India to capitalize in this explosive trade and investment process? A rising tide is known to lift many boats. Mauritius is sitting between two tidal waves of immense opportunity – India and Africa. Can it muster the courage to lower its boat and set sail towards it next economic miracle?
La prise de position de certaines centrales syndicales et ONG contre les atteintes à la liberté de la presse est salutaire. Il est réconfortant de constater que certaines organisations de la société civile ont encore le courage de dire non à l’arbitraire. Mais il ne suffit pas d’exprimer haut et fort son indignation. Il faut aussi que les protestataires s’organisent pour alerter les organisations internationales (l’Organisation de la Francophonie, le Commonwealth, l’Amnesty International, Reporters sans Frontières, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, etc.) sur les dangers qui guettent la démocratie mauricienne avec le retour au pouvoir d’un gouvernement à tendance totalitaire.
Dans sa stratégie de supprimer les libertés civiles à Maurice, le gouvernement procède à petits pas. D’abord, il s’attaque à la presse indépendante en prenant pour cible un groupe de presse particulier. Il espère que le traitement injuste infligé à ce groupe servira de leçon à d’autres titres de la presse libre qui oseraient le critiquer. Une fois la presse libre apprivoisée dans son ensemble, le gouvernement s’attaquera aux syndicats qui seront tentés de faire des revendications jugées déraisonnables ou de s’opposer à certaines mesures gouvernementales. Les lois-bâillon telles que l’IRA et le POA seront utilisées dans toute leur rigueur pour interdire des grèves et des manifestations. Nos dirigeants n’hésiteront pas à passer les menottes aux syndicalistes trop zélés qui oseront descendre dans la rue.
Après les syndicats, ce sera au tour de certaines ONG, notamment celles qui défendent des causes qui déplaisent au pouvoir dans les domaines de l’écologie et des droits des consommateurs, de se voir imposer des restrictions sur leur champ d’action. Il y a déjà eu une tentative avortée de couper les subventions à l’ACIM avant les élections. Après avoir muselé la société civile, le gouvernement s’occupera des individus qui sont suspects de sympathie avec l’opposition, qui ont quelque relation que ce soit avec des éléments de l’opposition ou qui manifestent tout simplement une indépendance d’esprit. Le non-renouvellement du contrat de Palmesh Cuttaree à la MBC est une opération déguisée de « lève pake aller » contre une personne qui n’est pas un nominé politique. Les gouvernants et leurs hommes dans les organismes para-étatiques veulent s’entourer de collaborateurs du bon bord politique, peu importe leur compétence. Les institutions chargées de réprimer la fraude et la corruption seront instrumentalisées pour persécuter les détracteurs du régime par des enquêtes téléguidées et des procès montés de toutes pièces. Certaines personnes proches de l’opposition en savent quelque chose.
Le boycott financier de L’Express par l’Etat n’est donc pas un incident isolé. Il s’intègre dans un plan plus vaste visant à interdire la critique, faire taire toutes les oppositions et faire prévaloir l’unanimisme politique dans le pays. L’issue de cette affaire déterminera le sort de la démocratie à Maurice. Si le gouvernement obtient gain de cause en Cour, il faudra dire adieu à la liberté d’expression et accepter une dictature légale.
| | | | | Bomlee Jun 02, 2010 | | | Je me demande ce qui est mieux...la liberté de renverser un gouvernement élu démocratiquement au pouvoir, ou la liberté de se faire remonter les brételles une fois les élections terminées par ce meme gouvernement élu démocratiquement... le peuple qui sait que l'Express est un soi-disant grand défenseur de liberte de publier des faux sondages et articles de presse ? | | | LET'S MAKE A TALLY | | | MoralScientist Jun 02, 2010 | | | Fine: several, maybe even many (?), NGOs are on the side of La Sentinelle Group. Ramgoolam had, naively and stupidly offered the position of President of the Republic to J-C. De L'Estrac. He had shovelled huge truckloads of money to Xavier-Luc Duval, to Jocelyn Gregoire, and to the cause of the Haitians, as if the money was raining from heaven at a time where credit squeezes were choking the lives out of residents of other parts of the world, including myself in Canada, where ignorant Mauritians think that the streets are paved with gold. So, De L'Estrac and his crusaders should be feeling like of top of the world. Why are they then whining ? | | | | | Sylvain J Jun 02, 2010 | | | Ziste banne ce qui trouve zote privilege, zotte emploi ( meme si certains pa meriter et finn gagn li a cause zotte ethnie ou caste) qui laisse Ramgoolam au Pouvoir. Li au detriment credibilité' nou Pei avec so manière . Bisin le peuple lever parcequi système la pourri. | | | Moi je suis maurien actuellement en Angletere | | | Arvin Luchmun Jun 02, 2010 | | | LA premiere chose que je fais le matin cest de regarder la une de l'express.mu.
Suis solidaire dans cet bataille de l'express. | | | QUID du MEDIA TRUST? | | | Jean Pense Jun 02, 2010 | | | Et de dire que ce meme Navin Chandra Ramgoolam qui a fait capoter le MEDIA TRUST. Eshan Kodarbux du Le Defi Media Group avait ete elu a la presidence mais NCR a ferme le Media Trust depuis. Tout cela s'insere dans sa strategie de museler la presse libre. Je dis bien libre (pas independante), libre par rapport a ce l'on sait : MBCTV/RADIO, Le Matinal et les journaux du groupe BAI (Le Dimanche, Star, Impact Magazine, NewsNow) ! | | | | | jacky Jun 02, 2010 | | | C'est rejouissant de voir cet elan de solidarite prouvant que toutes temptations totalitaire soit decries. Ce n'est pas suffisant a mon avis. Dimune tro mou ek Ptr de Navin dan ca pays la. Le comble c'est que les journalistes presents lors de cette conference de presse n'ont trouve rien d'autre a faire que de chauffer les bancs et se sont cramponnes aux mots du remplacant de Sithanen. La vrai solidarite aurait ete de "lev pake ale". | |
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