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27/08/2006
Title:Singes du paradis à l’enfer
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Le commerce de singes favorise-t-il l’émergence d’un marché parallèle qui est alimenté par des braconniers ?

- Non : Les éleveurs mauriciens assurent que tous les animaux sont capturés sous leur contrôle et en toute légalité. Ils précisent qu’ils fournissent eux-mêmes les pièges à leurs employés ou aux propriétaires terriens pour éviter que les animaux ne soient blessés.

- Oui : D’après les associations de défense des animaux, des braconniers participent à ce commerce juteux en approvisionnant, de façon illégale, les fermes de singes. Ils captureraient ces animaux de façon cruelle et sans aucun respect.


Certains singes arrivent-ils morts à destination ?

- Non : Les éleveurs mauriciens soutiennent que les cas de décès de primates lors de leur transport feraient partie des légendes urbaines véhiculées par les associations. Ils affirment assurer le respect et le confort des singes (aération, climatisation, nourriture, boisson), afin qu’ils arrivent à destination dans les meilleures conditions possibles. Ils précisent d’ailleurs qu’il est dans leur intérêt de livrer des animaux en bonne santé aux laboratoires afin de ne pas perdre de clients.

- Oui : Les associations de protection affirment qu’un certain nombre de singes meurent lors du voyage. En cause, les mauvaises conditions de transport (pas assez d’espace, de nourriture, problèmes de changements de température en soute…). Mais les chiffres restent très difficiles à obtenir du fait de l’opacité qui entoure ce commerce.


Les singes sont-ils maltraités dans les laboratoires ?

- Oui : D’après les associations de défense des animaux, les singes sont souvent victimes de stress et de maltraitance pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours d’affilée. Une fois les expériences terminées, les scientifiques se débarrasseraient des primates sans plus de considération. Photos à l’appui, les militants multiplient les campagnes d’information pour dénoncer les tortures infligées à ces animaux.

- Non : Pour les scientifiques en faveur de l’expérimentation animale, il existe tout un ensemble de règlements et un cadre législatif très strict afin de réduire au maximum la souffrance et le stress du singe et de limiter le nombre d’animaux utilisés en laboratoires. Dans un article publié le 14 mai dernier par le Sunday Telegraph, le Premier ministre britannique Tony Blair écrivait : « Experi-ments involving animals are subject to the tightest restrictions and monitoring. No animal procedures are allowed unless it can be demonstrated to an independent panel that the research is essential and that any suffering is kept to an absolute minimum. »


Existe-t-il d’autres solutions que l’expérimentation animale ?

- Oui : Les chercheurs affirment remplacer, lorsque cela est possible, l’expérimentation animale par d’autres méthodes alternatives comme « les modèles cellulaires ou subcellulaires permettant l’analyse de mécanismes biochimiques du vivant », explique le docteur Nicole Zsüger sur le site Internet www.123bio.net.

- Oui : Les défenseurs des animaux prônent également le recours à ces méthodes alternatives afin de mettre un terme à la vivisection.


Peut-on se passer totalement des expériences sur les singes ?

- Oui : Selon les associations, les méthodes alternatives ne sont pas plus chères et elles permettraient de ne plus avoir recours à l’expérimentation animale. Mais ils considèrent que la plupart des chercheurs qui continuent à utiliser des animaux ne souhaitent tout simplement pas changer leurs habitudes de travail.

Non : D’après les scientifiques, pour certaines maladies comme les cancers, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, les tests sur les singes sont encore indispensables. « In fine, le biologiste et le médecin ont toujours besoin d’étudier l’organisme soumis à l’ensemble des facteurs de contrôle nerveux, hormonaux et humoraux. La compréhension et la mise au point de traitements des grandes pathologies de ce siècle, comme les maladies neurodégénératives, les cancers ou les troubles du métabolisme, ne pourront se faire sans le recours à l’animal », explique le docteur Nicole Zsüger. De même, dans l’article cité précédemment, Tony Blair déclarait : « There is no alternative for the foreseeable future to using animals if we are to see the full benefits of scientific advances. »






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