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Les critiques du directeur de l’Audit sont injustifiées, estime Sheila Bappoo

19 juillet 2012, 20:00

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Les critiques du directeur de l’Audit sont injustifiées, estime Sheila Bappoo

La ministre de la Sécurité Sociale a répondu aux critiques du directeur de l’Audit dans son rapport, ce jeudi 19 juillet 2012 lors d’une conférence de presse à son ministère. Sheila Bappoo rejette en bloc les points soulevés dans le rapport publié le 10 juillet dernier.

La ministre de la Sécurité sociale balaie d’un revers de main les critiques formulées par le directeur de l’Audit dans son rapport contre son ministère. Sheila Bappoo a, lors d’une conférence de presse ce jeudi 19 juillet 2012, à son ministère au Renganaden-Seeneevassen Building, Port-Louis, fait ressortir que les quatre cas mentionnés dans le rapport de l’Audit, publié le 10 juillet 2012, ont des explications plausibles.

Selon Sheila Bappoo, les critiques concernant la somme de Rs 58 millions au titre des « overpayments » payés par le ministère de la Sécurité sociale, pour 2011, sont infondées. « Il faut comprendre que ces Rs 58 millions représentent les prestations sociales payées depuis la création du fonds de pension en 1976. Exemple, les proches des bénéficiaires de pension de vieillesse n’informent pas le ministère du décès de cette personne. Or ils continuent de percevoir cet argent jusqu’à ce que l’Etat Civil nous en informe », a longuement expliqué la ministre.

Sheila Bappoo déplore que le directeur de l’Audit ne fasse pas mention des sommes récupérés après avoir fait état des « overpayments ». « En 2011 nous avons découvert 393 cas de paiements excédentaires, ce qui représente Rs 17 millions. Le ministère a pu récupérer Rs 15 millions jusqu’ici. C’est dommage que le rapport n’en fait pas mention », souligne cette dernière.

Selon Sheila Bappoo, les critiques au sujet des heures supplémentaires de l’ordre de Rs 5,1 millions payées aux fonctionnaires quant à l’exercice d’enregistrements des candidats aux examens SC/HSC sont injustifiées. « Durant l’exercice d’enregistrement des bénéficiaires, les officiers doivent être disponibles jusqu’à fort tard, vu le nombre de personnes qui font le déplacement après les heures de bureau, surtout durant deux mois, avant la fin de l’exercice. C’est normal que ces officiers doivent être payés, car il y a une date limite pour faire le paiement auprès du Mauritius Examination Syndicate », a expliqué Sheila Bappoo.

Le Social Register of Mauritius (SRM) est critiqué dans le rapport. Selon le directeur de l’Audit, 5 % des familles vivant en dessous du seuil de pauvreté ne sont pas couvertes par les prestations sociales. Ces critiques sont infondées, selon la ministre de la Sécurité sociale, car le registre a été mis en place début 2012.

 

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