samedi 26 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Gutam Vir, CEO de la SBM : «Je vise à amener la State Bank à un niveau supérieur d’expansion»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Alain Barbé  |  06/05/2009

Le Canadien qui remplace Chaitlall Gunness à la «State Bank of Mauritius» à partir du 14 mai, explique son choix de la prestigieuse institution. Il expose sa vision de la croissance locale et régionale de la banque.

Vous avez travaillé pour des organisations bancaires en Inde, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient, en Europe, et même aux Etats- Unis. Pourquoi avoir finalement choisi Maurice et la SBM ?

La SBM est certainement aujourd’hui un leader des groupes de services financiers. Elle jouit d’une position financière très solide, et d’une présence internationale. Ce qui m’a surtout frappé, c’est la vision que s’est fixé le Board pour cette organisation solide et stable. C’est en effet une des rares banques qui peuvent faire face à la crise internationale en toute sérénité. Innovation, souplesse, accessibilité et fiabilité sont des facteurs clés qui ont contribué à sa réputation.

Aucun CEO ne raterait une si bonne opportunité pour diriger une organisation de cette envergure. La SBM a un palmarès impressionnant. C’est une banque avec beaucoup de potentiel. C’est quand même la seconde plus grosse compagnie listée à la Bourse de Maurice avec 16 500 actionnaires. Je veux aider le Board à réaliser sa vision d’amener la SBM à un autre niveau d’expansion et de croissance.

Quelle est votre vision de l’expansion locale, régionale et internationale de la SBM ?

C’est incontestablement un grand défi et un honneur pour moi d’avoir été choisi par le Board de la SBM. La performance de la banque a été très bonne au cours des dernières années financières et j’espère apporter ma contribution pour augmenter sa croissance avec le soutien de toute mon équipe. Je reconnais que la banque a accordé beaucoup d’importance au capital humain au cours des derniers mois écoulés, et a réussi à attirer des top talents à la SBM. Nous avons définitivement une base solide pour répondre aux opportunités immédiates et futures à Maurice et à l’étranger. La SBM se situe entre l’Asie et l’Afrique, et nous voulons nous positionner comme un leader dans les services financiers intégrés internationaux.

Nous voulons augmenter la part de marché de la SBM. Elle est présente à Madagascar et en Inde. Elle veut étendre encore ses opérations dans la région et même internationalement. Ces opportunités seront explorées de point de vue stratégique. Je compte sur mon expérience pour aider la SBM à bouger dans cette direction. La SBM veut être un important opérateur régional. Il sera de ma responsabilité de traduire dans la réalité cette vision du Board.

Quelles seront vos priorités ?

Nous allons essayer d’élargir la base de nos revenus par l’expansion de nos activités dans d’autres pays que nous allons choisir avec beaucoup de prudence, basés sur les opportunités et les risques, et aussi augmenter la gamme de produits et services à Maurice afin de répondre aux besoins des clients. Une segmentation appropriée de nos champs d’opération est certainement envisagée afin que ce soit plus facile pour nous de réaliser nos objectifs corporatifs.

Comment voulez-vous positionner la SBM ?

Je voudrais la positionner au centre du développement économique à Maurice, à travers une meilleure compréhension des clients et une qualité de service plus élevée. La banque est une affaire de gens et nous avons à nous assurer que notre personnel est motivé, bien formé et capable d’offrir le meilleur service possible à la clientèle. Pour atteindre ces objectifs, il nous faudra continuer d’améliorer le capital humain et d’autres ressources, notamment la technologie et l’infrastructure physique. Il est de mon intention d’assurer que nous ayons au sein de la banque un «mix» approprié de talents. En bref, je voudrais m’évertuer à consolider l’image de la banque. Mon expérience internationale comme banquier y sera pour quelque chose.

Quelle est votre opinion sur l’impact de la crise internationale sur le secteur bancaire à Maurice ?

Le secteur bancaire mauricien a été largement épargné par la crise financière. Cela est dû à plusieurs facteurs. Les banques mauriciennes n’ont pas été exposées aux toxic assets. Elles ont été très prudentes dans leurs investissements. Il y a un bon cadre réglementaire. La crise financière est devenue une crise économique.

L’accès aux crédits et la confiance réduite ont pesé lourd dans les activités économiques des principaux marchés mauriciens. La crise a eu un impact sur les secteurs d’exportation. Mais Maurice s’est comporté relativement bien. Le pays peut faire face à la crise en raison des réformes économiques et du stimulus package qui ont réduit l’impact. Mais les perspectives vont dépendre largement sur l’évolution de la situation sur le plan international. Les incertitudes sont toujours là. Maurice, étant une économie orientée vers l’exportation, souffrira si la crise dure longtemps. Les activités touristiques sont déjà affectées, et cela devrait avoir un effet sur le secteur bancaire. Mais la crise peut représenter des opportunités si des mesures innovantes sont prises. L’effet de la crise a été substantiellement bien moins que ce qui s’est passé ailleurs. Cela est dû à la politique des banques et des autorités. Les banques locales n’ont pas investi dans des avoirs qui ont perdu beaucoup de valeur.

Quel est l’effet de la crise sur la SBM ?

À la SBM, notre force financière nous met dans une bonne position non seulement pour faire face aux menaces de la crise mais aussi d’exploiter les opportunités qui se présentent à cause de la crise. Mais nous restons prudents, et nous allons adapter notre stratégie face à l’évolution de la situation. Il est trop tôt pour conclure que la crise financière est terminée même s’il y a des signes encourageants d’un ralentissement. Le secteur financier est toujours dans un état fragile, et le risque d’une récession plus longue et plus profonde ne peut pas être écarté. Plus la crise dure plus il sera difficile pour nous de résister les effets. Nous devons être souples et nous préparer pour changer de stratégie si besoin est.

Est-ce vrai que vous aviez l’intention de vous joindre à ING en Inde ?

ING Vysya Bank m’avait approché pour succéder au CEO de la banque qui avait pris sa retraite. En Inde, les CEO des banques privées sont nommés par leur board respectif, mais il faut obtenir l’autorisation de la Reserve Bank of India. En ce qui me concerne, ma nomination comme CEO d’ING avait été envoyée à la RBI pour approbation. Il n’y avait absolument aucun problème avec cette nomination. Mais la RBI a recherché des éclaircissements concernant la structure du package de compensation qui m’avait été proposée. Cette procédure prenait du temps. Entre-temps, la SBM – avec qui j’étais en contact depuis août 2008 et que j’ai même visité en novembre mais la procédure avait été retardé en raison des événements tragiques de novembre – est revenue à la charge avec une proposition pour le poste de Chief Executive une fois qu’elle a été mise au courant du problème ING -RBI. La SBM a été convaincante et j’ai été impressionnée par sa vision. Donc j’ai fait mon choix et j’ai accepté son offre.

Propos recueillis par
Alain BARBÉ

    
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus