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Responsabilité syndicale
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Par:-  Nazim Esoof

On 09/04/2009

Les questions sociales reviennent au-devant de la scène. C’est tant mieux. Du coup, le syndicalisme mauricien a pris un coup de neuf. Cela aussi est une bonne chose.

Alors que le personnel politique s’est engagé dans un jeu de flirt et de drague obscène, alors que le patronat, à tort ou à raison, évoque la crise économique mondiale pour demander un gel des salaires, les syndicats retrouvent le sens de l’engagement populaire. Mieux encore, la rue lui répond positivement. Ce qui ne s’était pas produit depuis un bon bout de temps.

Cependant, il y a des pièges à éviter…

L’adhésion aux revendications syndicales s’était érodée de manière dramatique ces dernières années. La culture qui s’était installée dans les relations industrielles reposait essentiellement sur le consensus. A la lutte des classes succédait la course au cash. Ce qui implique que le renouveau syndical, aujourd’hui, ne s’appuie pas sur une redéfinition conceptuelle. Ce qui ferait de l’actuelle poussée de fièvre dans les rues un mouvement d’humeur ponctuel.

En d’autres mots, le syndicalisme mauricien a la responsabilité, désormais, non pas de surfer sur une vague de mécontentements, mais de s’appuyer sur ce mouvement pour s’inscrire dans le temps. Cela passe par une réflexion profonde sur la nature des rapports sociaux. Autrement, l’éclaircie ne durera que quelque temps.

De manière plus concrète, il faudra travailleur sur le taux de syndicalisation. Un nombre élevé de membres garantit un poids à sa parole.

Même si Jack Bizlall estime que les syndicats doivent créer une dynamique de revendication active, cela ne les empêche pas de développer un continuum qui mène vers le syndicalisme de services. Un concept pas véritablement exploité à Maurice.

Enfin, et non des moindres, les rivalités personnelles, les guéguerres des égos, et des objectifs confus sont des attitudes et approches que les syndicats devront mettre de côté. Il y a eu plusieurs tentatives de réunir la «grande famille syndicale mauricienne.» Mais les intérêts individuels ont toujours primé sur la nécessité d’une solidarité collective.

Tout cela est appelé à changer et à évoluer…

La société mauricienne a besoin aujourd’hui d’un syndicalisme actif et pondéré. Car face aux velléités tentaculaires de certains, il faut des garde-fous solides.

 


Commentaires

Par jacques de Navacelle
Apr 12, 2009
Le syndicalisme doit se remettre en cause. Un vrai syndicalisme cherche à défendre les employés face à des abus des patrons. Il peut aussi etre une force de proposition pour améliorer la situation quotidienne des employés. Le problème à Maurice c'est qu'il n'y a que très peu de vrais syndicalistes. Il y a ceux qui sont des idéologues anticapitalistes et qui ont comme objectif de detruire les entreprises capitalistes de l'intérieur. Ceux la il faut les mettre dehors vite avant qu'ils ne détruisent tout. Il vaudrait mieux pour eux de créer un parti politique plutot que du syndicalisme. Il y a ensuite ceux qui sont des profiteurs car etre responsable syndical ça satisfait un ego et ça donne des voyages. Ca c'est le syndicalisme pourri. En plus certains dirigeants syndicaux de ce type sont connus pour etre des corrompus (allez voir leurs maisons, leur voitures, leur terres...). Ensuite il y a le cas de MT ou ce ne sont pas réellement des syndicalistes (demandez aux employés ce qu'ils en pensent) mais des agents politiques qui détruisent la compagnie de l'intérieur en se croyant intouchables à cause de la politique. Ca c'est un cancer de pays sous développé. Enfin il y a les vrais syndicalistes qui sont passionnés par le progrès social, la défense des faibles et qui travaillent en liaison parfois avec le management pour aider l'entreprise à se développer en devenant plus humaine. A Maurice j'en connais 3. Ca ne fait pas beaucoup mais il vaut mieux 3 bons que plusieurs dizaines de nuls !!
Par Starbright
Apr 11, 2009
Is there any trade union in Mauritius? Do mauritian workers pay their member fee every month?Sorry ,i'm just wondering
Par ticlem
Apr 10, 2009
attention au contre pouvoir... lorsque celui ci est aussi fort que le pouvoir, on provoquera le désordre!!! La France (le pays de la grève!!!) en est le fait le plus marquant! aujourdh'ui le pouvoir des syndialiste est tel qu'il mine celui du pouvoir directeur... par ailleurs il faut savoir rester correct et modéré... (au contraire des US PAYS DU PROFIT PAR EXCELLENCE!).... aujourd'hui tout abus est nocif... la difficulté étant de rémunuérer ceux qui prennent des risques sans lésés ceux quise mettent au service du risque!
Par Jean Chung
Apr 09, 2009
On doit accepter un gel de salaire si la cie n'est plus rentable dans le prive. Dans le domaine publique, un gel de salaire peut "hopefully" aider a contenir les depenses et suivre la tendance economique...
Par Zapata
Apr 09, 2009
Ena enn tas ki pou ven lalit parmi ça bann syndicalist la pas trop croire zot ,navin pou couyonn zot aprés tous pou all corek .Zot tous pé rod vinn leader pou tapp lestomac aprés pou dire moi ki mari. It's a hopeless case !
Par AR Sajeet
Apr 09, 2009
je voudrais revenir sur la demande patronale d'un gel des salaires. Une telle mesure a existé a maurice dans les années 60, juste après l'indépendance et qui fut alors accepté par les syndicats proches du pouvoir. Il a fallu l'emergence d'un nouveau syndicalisme, animé par le MMM naissant et sa centrale la GWF pour changer la donne. Des greves decretees illegales par le ministre du travail fut par la suite reconnues comme parfaitement legales par la cour .... et le gel des salaires fut ainsi brisé pares les greves d'aout 1971... avec la commission du juge Ramphul qui accorda une hausse salariale de 12 % a tous les salariés du pays, y compris aux memebres de la SMF et de la SSU de l'epoque qui avaient matraquéles travailleurs grevistes et leurs dirigeants syndicaux dont un certain Paul berenger...les employés du transport public avaient eu droit eux a une hausse de 15 %. Li bon rappel tout sa la a banne jeunes lecteurs... Et aujourd'hui quand il y a crise ( !) les patrons veulent geler les salaires; licencier sans contraintes et a moindres frais... mais quand ca va zotte tappe plein... gro gro salaires et autres "fringe benefits"... Arrette raconte zistoire do...
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