| | Dieu et mon fric | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Rabin Bhujun
On 05/02/2012 |
Si « Dieu et mon droit » est la devise de la monarchie britannique, se pourrait-il que « Dieu et mon fric » soit celle de certaines associations socioculturelles locales ? On peut légitimement se poser cette question après la vive réaction du président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF). Somduth Dulthummun a, en effet, très mal pris la décision de la mairie de Port-Louis de réduire ses subventions aux associations religieuses de Rs 2 millions. « En temps et lieu, les électeurs sauront utiliser leurs votes », a-t-il déclaré à defimedia.info en guise de menace à peine voilée envers les responsables politiques de la capitale.
Il y a quelque chose d’absurde dans cette posture. Citons une « autorité » en matière culturelle – le ministre Mookhesswur Choonee – pour démontrer cela. Le discours d’août 2010 du ministre de la Culture est passé à la postérité pour son apologie du système des castes à Maurice. Mais ce même discours contient une autre vérité : Maurice est le seul pays laïc au monde qui subventionne directement les religions installées sur son territoire. Un patron d’organisation socioculturelle, au lieu de critiquer une baisse dans les dotations publiques à son association, devrait donc plutôt remercier régulièrement l’Etat… et les contribuables de leur générosité.
Parlons-en, d’ailleurs, du contribuable. C’est du contrat social que découle l’obligation qui lui est faite de participer au financement des prestations de l’Etat dans la santé, l’éducation, la sécurité ou la solidarité notamment. Bon gré, mal gré, le taxpayer de base comprend que les milliers de roupies qu’il contribue chaque année au fisc servent à financer des services essentiels. Mais la religion est-elle seulement un « service essentiel » que le citoyen est tenu de financer au titre du contrat social ? Cette obligation s’étend-elle d’ailleurs à l’athée qui ne mettra jamais les pieds dans un lieu de culte durant sa vie ? Des dirigeants d’associations socioculturelles gagneraient à se poser ces questions avant de considérer les dotations publiques comme les droits acquis des institutions qu’ils dirigent.
Comment ces droits ont-ils d’ailleurs été acquis ? Il faut remonter à 1955 pour avoir la réponse. Sookdeo Bissoondoyal souligne alors une grave injustice aux autorités coloniales. Seules les églises catholiques et anglicanes reçoivent alors les aides publiques. Au nom du principe de l’égalité, les autorités coloniales étendent les aides publiques aux musulmans et aux hindous du pays. Alors incapables de pourvoir directement et généreusement au financement de leurs cultes respectifs. Près de 60 ans plus tard, chacun reçoit toujours des aides publiques au prorata du nombre d’adeptes qu’il compte dans le pays. Mais beaucoup de choses ont changé pendant ce temps…
D’abord, les communautés hindoue et musulmane se sont émancipées économiquement. Il n’y a qu’à voir le nombre de nouvelles mosquées et la finesse des statuettes ornant les nouveaux temples hindous et tamouls pour comprendre que les associations socioculturelles, loin de ne compter que sur les quelques millions annuels de l’Etat, se tournent davantage vers de généreux mécènes privés pour leurs gros projets de développement.
C’est d’ailleurs cette réalité qui amène Nassir Ramtoolah, président de la Jummah Mosque, à expliquer que la décision de la mairie de Port-Louis n’influera pas sur les finances de la grande mosquée de la capitale. Tout simplement parce que celle-ci compte sur ses fidèles et non sur les subventions de l’Etat ou de la municipalité pour vivre. Le cas de la Jummah Mosque semble parfaitement illustrer comment une association socioculturelle devrait fonctionner. C’est l’implication – notamment financière – de fidèles qui devraient permettre à une association socioculturelle de financer ses activités et ses projets de développement et non l’argent de l’Etat… celui de tous les Mauriciens !
Au final, il y a quelque chose de très ironique chez ceux qui ont « Dieu et mon fric » pour devise. Ils sont les premiers à se plaindre de coupes dans les aides publiques. Mais aussi les premiers à dire qu’ils ont des centaines de milliers de « followers ». Est-ce à dire que leurs adeptes sont de pieux radins ? Ou alors que l’argent de l’Etat, plus on en reçoit, plus on en réclame ? | |
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| PLOUM PLOUM- AIDE TOI ET L'ETAT T'AIDERA !! | | | Uncle Starbright, I fully appreciate the point you are trying to make but your “facts” simply don’t add up. Have you heard of the Royal colleges, both Port Louis and Curepipe? RCPL : existed as long ago as 1791 and became Royal College in 1813. RCC was founded in 1871. QEC ( Girls) founded in 1950. Roman Catholic schools have existed since French rule and were mandated under contract to deliver education on behalf of the 2 Colonial administrations (French and British), just as they were doing in France under the Concordat but were abruptly prevented to do so from 1905 with the Law of separation of State and Church. In Mauritius these schools had the designation RCA after their name: Roman Catholic Aided schools. The “AIDED” mean that they were NOT doing it for free but were getting paid for delivering the services, including grants for building new schools. For your information: In 1955 (the year mentioned in Rabin’s article), the Colonial Government were paying Religious subsidies and other grants ONLY to the Roman Catholic, the Anglican and Scottish churches, which prompted Bissoondoyal to raise and challenge this practice in the Legislative assembly. And as a result a Commission was appointed to look into the possibility of subsidizing Religions which were not being subsidized at the time. The Commission submits their report in October 1956 (see Sessional paper No.9 of 1956). The discriminatory practice thus came to an end. As example: in 1949, the subsidies to the 3 Churches were Rs 184,704 of which the roman Catholic received Rs130,316 and in 1955 the total subsidy was increased to Rs388,411 which prompted Bissoondoyal’s interest. As to whether today’s subsidies or grants meet Bissoondoyal’s objectives is open to debate. Or indeed whether socio-political organizations should be eligible for “Religious subsidies”, is another thorny question but journalists should come up with proper investigation into how these subsidies are used (whether or not they are being siphoned for political activities or indeed being paid as rewards for political services rendered. The Indefatigable PLOUM PLOUM. | | | raf | | | Comme vous mentionnez que Maurice est le seul pays au monde qui subventionne les religions etc... Moi je dis que c'est une bribe electorale qui est devenu comme moeur ou culture. Example;L'ecolage gratuit. On touche pas, mais quelqu'un peut dire quand et dans quelle circonstance ca a ete attribue? La verite blesse, vous savez. | | | democrat | | | In a modern democracy, the State should be secular, which means that religion and politics should be kept separate. Secularism has been constantly eroded in Mauritius with the practice of subsidizing recognized religious bodies, whose leaders, with the exception of the Catholic Church, have always tried to be in the good books of the party in power, even going to the extent of campaigning for the rulers in legislative elections. An incestuous relationship has developed between political rulers and religious leaders, whereby the latter support the former’s agenda in exchange for generous subsidies. That insane relationship has reached a point where so-called socio-cultural societies can now influence the political agenda by leveraging the support of their membership. Whenever the ruling party is in trouble over public policy issues that do not sit well with civil society, they call upon these stooges to fume against the critics of dubious policy choices (e.g. the reintroduction of ranking at CPE exams) in a show of support. It is clear today that some socio-cultural societies, while offering a platform to politicians to hammer their messages to target audiences, are exercising a pervasive influence over policy-making in government, dictating decisions and priorities. A secular State should abolish subsidies to all religions and let them survive by self-financing through fund-raising from their devotees. Otherwise, religious fundamentalism will start creeping into the State’s affairs, pitting one ethnic group against another.
| | | Starbright | | | When I was a school boy, there was not even one government school in Rose Hill, Curepipe and some other places but just Catholic schools.I just want to remind you that our Catholic Primary schools , colleges and other institutions were built up on money collected every sunday masses.The Catholics have contributed for the education of every single pupil all over the island regardless his faith, colour or whatsoever.I myself went to " Notre Dame Des Victoires "in Rose Hill and the school standing there today was brand new in 1955 as the old one was demolished. | | | clency | | | MoNsieur Bhujun a parfaitement raison de dire que les fidèles (ou infidèles ) des lieux de cultes doivent contribuer financièrement pour leur entretien ou constructions. Ils devraient aussi payer les salaires de leurs responsables. Je sais que je saute peut-être du coq à l'âne, mais savez-vous que l'Etat Mauricien versera Rs 500,000 dans les caisses de la PTA de CHAQUE école Gouvernementale SEULEMENT. Pourtant des centaines de non- Catholiques et Catholiques qui fréquentent ces écoles RCA payent aussi la taxe.Alors ki faire sa discirmination là? Pourtant cet argent aurait servi aux enfants MAURICIENS. Ce sont les enfants qui en seraient les grands gagnants .Pas leur église. Pourquoi aucun politicien ne se soucie des écoles RCA? | | | Lélio Wong | | | Je dois approuver que l'indépendance de la Jummah Mosque des aides de l'état est un modelle que beaucoup de musulmans pratiquent à travers le monde entier. En Allemagne une minorité de 3,5 millions de musulmans la plupart descendants des émigrants Turques, religieusement faiblement subventionés par l'état ne revendiquent pas tandis que la majorité des chrétiens sont obligatoires à une taxe de l'église sinon ils sont exclus des services religieux.Je me rappelle de mon enfance catholique de la paroisse Ste. Ursule à Flacq, les bancs de l'église étaient plus que la moitié réservés et loués aux blancs et les grands patrons portant des écriteaux avec leurs noms respectifs tandis que la majorité du reste des paroissiens devaient subir leurs pénitences restant debout tout le long d'une messe. Je me demandais, si pour prier aussi il y a des classes ? 1ere, 2nde, 3eme comme au cinéma. d'autrefois. Avant la fin de la messe, le prêtre controllant le remplissage du panier de la quête, si c'était maigre il reprochait aux 2eme et 3eme classes d'être avare et ingrat envers leur Dieu. Actuellement avec le grand débat sur la réforme électorale, si on cesse de pointer sur les valeurs ancestraux et reconnaitre la différence de mentalité d'une minorité avant de revendiquer ses droits respectifs. Une minorité comme les fidèles de la Jummah Mosqué. | | | tiptidodo | | | Very good analysis! People like Dulthummun and many Mauritians have lost touch with decency (and their ailment is so bad that they are not even aware). Articles like this make good medicine for those suffering from `acute Dulthumunite`. Keep it up Mr Bhujun | | | traskoy | | | camouade ,, you are talking about powerful and rich people,,,
pas enan powerfu or rich l people ,,,,,,,,
enan dimoune croire zotte enan pouvoir ou cash,,,
cest ene super illusion ca ,,,
ene dimoune qui enan le soi disant pouvoir et richesse ,, li tellement ephemere et li passe en clin doeil ,, la vie fini,,,
ca qui pli important ,, eski nou pou toujours riche et puissant dans LAUTRE VIE?
eski nou pou enan bodyguards ,,, motards pou bloke traffic la haut?
eski cash qui nou fine triker lors la terre pou servi nou a quelquechose la haut/?
missier baket ,, si ou trouve reponse a sa banne interrogations la ,, mo sire ou pou correk,,,
ou pou trouver cotte Bon Dieu ete,,, | | | Wisdom | | | Would some doubt the authenticity of the man but for the expected reaction on his part.He,among quite a few,personifies what is wrong with our society.Consider this,he revels in the benefits accorded to his association by the tax payers but has no inhibitions in nakedly engaging in political matters in an unwholesome partisan manner . | | | Baket | | | Every man thinks God is on his side. The rich and powerful know he is. Quote from Jean Anouilh. | | | Mauritius Blog List | | | Why do those who choose not to have kids have to pay for the education system and obstetric/pediatric care in the national health service? | | | Vera | | | Right - although you seem to be hopelessly mired in French intellectualism and misinformed about religious subsidy around the world. I just wonder whether you will be as harsh on the business taler lamin like the barons, new and old, and the mikes like JEC and CCI. | | | drevesh | | | li immoral pou alle talle la main are letat ou municipalites pou alle celebrer louanges
Bon Dieu,,,
toute contribution vers cet oeuvre hautement louable doit etre volontaire ,,, et doit etre faite par les devots,,,,
ene ti question,,, es ki enan ene controle tres rigoureux lors largent du con,,tribuable qui est donne aux associations dits socio culturels ou socio religieux?
es ki directeur laudit guetter qui ca banne associations pe faire are largent public?
| | | donato | | | During my one and only (prolonged) visit to your lovely island, I was taken to a couple of Chinese temple/pagoda. I am surprised that no Chinese religion is mentioned in the arlicle. Is there discrimination against them; If so, why? | |
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