| | Tergiversations | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
|
| | Par:- Lindsay Rivière
On 30/01/2012 |
Après des années d’ambivalence, jamais la perspective d’une réforme électorale n’aura semblé aussi proche mais en même temps aussi fragile. S’il s’avère que le réaménagement proposé ces jours-ci se brise sur le sort des Best Losers, la probabilité est que, pour exactement les mêmes raisons qui auraient entraîné un éventuel échec de la réforme en 2012, le pays se condamnerait au statu quo, possiblement pour une génération encore. Personne n’oserait alors réveiller, une fois encore, les vieilles inhibitions qui auraient fait déraper la présente initiative.
En déplaçant le débat du champ de la représentation adéquate des partis (une cause littéralement acquise aujourd’hui) à celui autrement plus délicat de la représentation adéquate des équilibres ethniques, et ce malgré les précisions convaincantes de Rama Sithanen apportées sur l’incapacité du BLS à assurer seul cet équilibre, le MMM a peut-être déposé dans la cruche la goutte de vinaigre qui, à la fi n, va faire tourner tout le lait.
Deux écoles de pensée vont, dès lors, s’affronter, s’appuyant sur deux logiques très différentes. Rama Sithanen et d’autres estiment que la « représentation » de tous les intérêts sera le mieux assurée par les partis eux-mêmes, autant par un choix initial approprié de candidats dans toutes les circonscriptions que par l’élaboration d’un dosage intelligent des « party lists » sous la représentation proportionnelle. Ils misent, pour cela, comme hier Carcassonne, sur l’instinct de survie politique et le « self-interest » des partis condamnés à ratisser large pour gagner. Comme garantie supplémentaire d’élection de candidats issus des minorités, Sithanen propose même d’abandonner pour longtemps encore toute proposition de redécoupage et de redistribution des circonscriptions (aujourd’hui très inégales en nombre d’électeurs), une « positive gerrymandering » destinée à préserver les chances d’élection adéquate de tous les intérêts autrement que par le Best Loser System, et ce même si cette assurance consiste effectivement à sacrifi er d’autres principes d’équité naturelle, comme un prix à payer pour rassurer. En face, ceux qui sont attachés au Best Loser System rechercheront des garanties constitutionnelles écrites et un mécanisme institutionnel vérifiable pour assurer ce même équilibre.
Faire confiance aux hommes et à la discipline des partis ou aux textes ? Il y a, dans les compromis recherchés jusqu’ici, d’étonnantes contradictions. Comment se dire publiquement à la fois en faveur de la non-déclaration de l’appartenance communautaire des candidats, puis prévoir de demander aux membres de la Commission électorale de désigner (arbitrairement) quatre ou six Best Losers de communautés précises pour corriger des sous-représentations ethniques ? Et en se basant sur quoi, sinon forcément sur des critères ethniques contre lesquels on se serait précisément prononcé au départ ? Comment faire fonctionner à l’arrivée un Best Loser System relooké si au départ on n’en établit pas les règles ? En quoi le jugement de la Commission électorale en matière de représentation communale serait-il, au final, plus judicieux que celui des partis au moment du choix des candidats ?
Les difficultés sur la réforme électorale s’amplifient encore plus quand s’y mélangent comme toujours les calculs partisans derrière les réflexes actuels : Navin Ramgoolam et Paul Bérenger continuent, en effet, désormais sur le Best Loser System, de se piéger mutuellement et de miner le terrain politique pour la suite des événements. Le Premier ministre entreprend avec une évidente satisfaction de déborder son rival sur sa gauche, en apparaissant comme un homme d’avant-garde et de conviction qui aura tenté de débarrasser le pays de sa forme la plus insoutenable de communalisme institutionnalisé. Il le fait depuis vendredi en prenant quelques risques politiques considérables mais c’est un risque calculé qu’il sait devoir être payant auprès des jeunes.
S’il n’obtient pas sa réforme, il blâmera « l’hypocrisie » du MMM.
En face, c’est d’abord une stratégie de reconquête du milieu musulman ( séduit par le PTr depuis 2005) qui guide la stupéfiante démarche du MMM de défendre aujourd’hui un Best Loser System qu’il a mille fois condamné. Le parti n’est certes pas à un reniement près, mais celui-ci le suivra sans doute longtemps encore ! Le cynisme grandissant démontré n’est que plus apparent quand on observe qu’ayant formulé son opposition publique à l’abolition du BLS – et ayant donc déjà récolté les premiers dividendes politiques de la manoeuvre – le MMM laisse savoir aussitôt après qu’il serait prêt à consentir à de « nécessaires compromis » à ce chapitre pour ne pas « mettre en péril » ou « bloquer » l’autre aspect de la réforme qui lui convient: la représentation proportionnelle.
On fait difficilement mieux comme double posture.
Entre toutes ces considérations, que restera-t-il de la proposition de réforme résumée hier par Rama Sithanen ? Elle laissait déjà de côté des pans entiers d’indispensable encadrement (financement des campagnes et pratiques électorales). Elle laisse désormais sur le bord de la route le redécoupage des circonscriptions qui aurait dû intervenir depuis 2010. Elle maintient intact le cadre général du First Past the Post. Le seul acquis potentiel à ce jour est la Party List de la représentation proportionnelle, mais même celle ci semble désormais conditionnée par son degré de compatibilité avec un Best Loser System qui divise.
La réforme est à prendre ou à laisser. On ne peut vouloir une chose et son contraire. La solution au dilemme actuel résidera largement dans l’attitude du MMM. Aucun parti n’a autant plaidé pour une réforme électorale depuis 30 ans. Il faut désormais que le MMM se détermine : est-il une partie du problème ou une partie de la solution ?
| |
     |
|
|
|
|
|
|
| PLOUM PLOUM - ZENFANT MAITRESSE- BATARD LEGITIME ! | | | @ Chitchat : A True Mauritian Nation is not conditional on scrapping the BLS, neither has the BLS been responsible or promoting Communalism . I have written several expositions on this subject even before the current debate on Reformes Electorale. 8 BLS MPs who become dormant in our assembly otherwise they are reminded of their status ( Rentre par la Fenetre) vs 62 MPs and Ministers ( de tout bords) who overtly practiced COMMUNALISM WITH LEPEP BLESSINGS throughout a full 5 year Parliamentary term. Now even Lindsy Collen wish to replace the BLS with....ehh a new enlarged ( 20 seats ) BLS to include Minority Representation but this timeround, it will be Party Leaders who get to decide who become a BLS MP. Please do demonstrate to me the real Communalism ( with facts) of the BLS and compared the COmmunalism of our Leaders . I strongly recommend you read the Sachs Report of 2002 especially Para 64, 69 . Now on the One Nation concept, this is what I wrote some time ago :****. Mauritius is NOT and will NEVER be a monolithic entity whereby a single substantive political culture can be forcefully imposed onto its landscape. From day one of our history, Mauritius has existed NOT as a Nation of Individuals and citizens but a Nation of COMMUNITIES and a community OF CITIZENS where there is both unity and diversity in BOTH public and private realms. Our Landscape both private and public is and has always been PLURALISTIC AND MULTICULTURAL. Lately Masonic attempts are being made to impose a MONO political culture with its inherent oppressive uniformity relegating our rich diversity not to a Private realm but into an abyss of no return. These Masonic and macabre endeavour stems principally from a fictitious bankrupted and utopic Laicite a la Française, polluting our young minds into believing that our religious, Racial and cultural diversity in anti-thesis to our common sense of belonging and our collective Mauritian identity. There is no single culture that we all can assimilate under a false concept of Mauritianism. Indeed assimilation, the Trojan horse of French Laicite, is a fabricated fantasy and it depicts intolerance of difference. Assimilation aims at suppressing all differences and creates second class citizens for those who cannot and refuse to submit to a dominant culture. All citizens must by default be integrated into the ONE NATION, but as Roy Jenkins, the Interior Minister in Harold Wilson Government said in a 1966 speech, “integration is not a flattening process of assimilation, but as an equal opportunity, accompanied by cultural diversity in an atmosphere of mutual tolerance." Our pluralistic identity and heritage is a dynamic one and not a static intolerant one. Our communities, despite its complexities and the ever present threats that it faces, is always in a process of continuous change. It reflects the dynamics of gender, religion, generations, globalisation and even the internet era. Despite their inherent uniqueness, our different communities are not isolated from each other and actually overlap on its own terms, borrowing from each other as it deem fit. There are many examples where members of different communities display a natural ability to accommodate several modes of life as if they are “cross-cultural” navigators. To ensure that our One Nation Mauritius is a place where every colour is a good colour and where every individual of any community is valued and respected, where racism and discriminations of all forms are not only checked but eradicated from our landscape and above all from our psyche, we need to address a formidable challenge and invites several searching questions. We need to identify a core of COMMON VALUES and loyalties that must be shared by all communities and individuals alike in the One Nation. But such sharing of common good cannot be achieved in a climate of social exclusion. The principle of equal moral worth cannot take root and flourish within a structure of deep economic or social inequalities. Every stakeholder must own up to their responsibilities, be they communities or individual citizens. In addition, we need to strike the right balance so as we can achieve the need to treat all citizens equally yet at the same time treat them differently. A different treatment does not mean a less treatment or an inferior treatment nor does it mean be relegated as second class citizen.
To live apart, for a person, a city, a country, is to lead a life of declining intellectual stimulation, ( Roy Jenkins, 1966)
| | | chitchat | | | May I again refer to the comments of SARA June 28,2012 "RACISME A REBOURS" BLS PROS & CONS can be argued till the cows come home. BLS should be scrapped, it's time to move on. The trend is toward Multiculturalism
not nationalisation, different cultures mix but remain distinct for the sake of diversity. If the society
cannot unite to promote multiculturalism, the melting pot would in the end prevail. America, Canada and
singapore have provided tried and tested solutions which could be beneficial to Mauritius
| | | democrate | | | LR va vite en besogne en affirmant que le Premier ministre déborde son rival sur sa gauche en prenant position pour l’abolition du Best Loser System (BLS) dans le cadre la réforme électorale. La position du PM procède davantage de l’opportunisme politique que d’une conviction démocratique. Face à la levée de boucliers au sein de la communauté musulmane contre toute intention d’abolir le BLS, le PM veut marchander l’introduction de la représentation proportionnelle (RP) contre la disparition du BLS. Ce faisant, il écarte à priori toute possibilité de maintenir le BLS pendant une période de transition suivant la réforme électorale, comme l’a proposé l’ex-président Cassam Uteem. Quel mal y-a-t-il à conserver le BLS pendant quelque temps pour voir comment le scrutin majoritaire avec une dose de proportionnelle redéfinit le rapport des forces entre les grands partis et affecte l’équilibre ethnique au Parlement ? Un scrutin législatif au moins suffirait pour démontre le caractère démocratique de la représentation proportionnelle. Aucune réforme majeure ne se fait sans une période de transition où l’on fait des ajustements au nouveau modèle sur la base de nouvelles données. La Constitution peut s’accommoder de règles transitoires permettant la représentation proportionnelle avec le maintien temporaire du BLS. Le « trade-off » entre la RP et le BLS que propose le PM arrange davantage le Parti travailliste que d’autres partis parce qu’il puise son soutien électoral au sein de la communauté majoritaire. Il n’a cure de la représentativité des minorités au Parlement. La gauche réelle devrait se soucier davantage des intérêts des minorités menacées de non-représentation adéquate que de ceux de la majorité, assurée du pouvoir éternel. | | | le Sheriff | | | Beranger fait une erreur tactique qui lui coutera cher. En voulant menager l'electorat musulmans il neglige les autres communautes par exemple il ne dpipe mot sur la communaute creole. Prand nou pou depot fixe...alors ki tou creole pe all vers PMSD.L'electorat Musulmans a deja toune le dos au MMM soutenant BBJaun sorry BAI, Rawat, etc...d'ailluers nous savons tous qui financent la campagne electorale du PTr. et ki san la pe tappe plis plein sous le regime NR-BBJ. Pas bizin met linette dibois pou trouve ca.
Qu'est ce qu'il reste au MMM. les coltars... ceux qui qui sont des vrais patriotes, des intellectuels, ceux qui sont contre le communalisme et les corruptions ceux sont pour un system moderne et equitable.
Le rapport Sithanen n'est pas parfaite et peche par ambition. le rapport ne fait qu'augementer le nombre d'idiots et les parasites a l/AN qui nous donne ensuite des ministres incompetents comme faugroo et autres Aimee et Rittoo....
BLS bizin aboli et c'est aux partis de positiner leurs candidats et la comme si ziz Musulmans ki pe perdi...Yousout Mohamed est le roi communale et a le merite de le demontrer clairement. Li defan so bann....encore une fois qui defend les Creoles ? Bann perdi bann...kot zot, pena la voix ??? | | | iskalis | | | missier riviere,, ou pou abololition best loser system,,,
nou nou dire garde laisse minorites garde zotte best losersystem,,
parce qui cest NOU qui enan vrai best winning system ,,,
et tous les temps cest nou qui pou continier enan best winning system...... | | | Kewal | | | I am pretty sure that if Paul Bérenger would have been for the abolition of BLS, Navinchandra Ramgoolam would have been against it.
Navinchandra Ramgoolam should introduce a comprehensive Electoral Reform Bill in Parliament and let the chips fall wherever they may. | | | Starbright | | | India and Pakistan were founded on the basic of religion but NOT Mauritius.I want to remind the people of Mauritius that our nation was born in 1968 after a democratic independence election in 1967.The partition of India in 1947 should not make any impact over Mauritius and that's why the BLS was quite a suitable alternative then.The Best Loser System has been misunderstood and misinterpreted by both politicians and the public, The BLS was meant to be a support for a minority ethnic group but NOT a minority religious group.I, once again wanna emphasize that it's completely wrong to consider the muslim population as a minority group because they are Indo-Mauritians as the Hindus.Most muslims would rather see Navin Ramgoolam as Prime MInister than Paul Berenger and you can be sure of that which means that the BLS is more than a benefit for Mr Ramgoolam and the Labor Party.A minority ethnic group can be of different faiths as well as a denomination can harbor different races such as the Catholic church. | | | verclum | | | qui sannela qui pou chaq election habitierv dire pas laisse pouvoir saappe dans nous la main?
tonton la conner so zak ine mureavec ene lalliance mmm/msm avec anirood jugnauth leader ca lalliance la ...
pe debatte coumma poisson qui fine morde lhamecon,,
mauricien ene race assez bete mais mo croire pas bete a ce point qui bannes editolrialistes et politiciens fere croire,,
eski best loser system qui empeche parti travailliste mette ene candidat hindou, ene candidat population general et ene candidat musulman triolet?
arret raconte zistoire do,,,, | | | PLOUM PLOUM- ONE THING I SAY, QUITE ANOTHER I DO ! | | | Mais Monsieur Riviere, a seasoned " routier" comme vous, devait savoir qu'il est un " INNATE PREROGATIVE" of our God-Given, all-Knowing and gifted Politicians to " vouloir une chose et son contraire ". J'ajouterai " en meme temps". Dans nu language folklorik, nu dire sa : MANGE BANANE DANS 2 BOUTES - EK SA PEAU AUSSI. Donne moi ou L'opinion: Eski nu pe koze reforme Electorale la ou bien, " POWER SHARING ARRANGEMENT with a special clause for " STATE RETIREMENT SCHEMES FOR EX-LEADERS " ?
| | | Lélio Wong | | | Pour l'intéret de tous et de chacun, les chefs des tribus peuvent se rassembler, s'asseoir ensemble comme aux reunions nocturnes à la veille des élections, fumer une pipe de paix et planifier la division de l'ile en territoires proportionels aux différentes communautés, transformer le parlement en assemblée tributaire. À force d'avoir divisé, on ne peut plus multiplier. Avant l'indépendance on chantait main dans la main " à nou bâtir Nasion Morisien", aujourdh'hui plus question d'unité nationale, chacun réclame son droit. Le communalisme est désormais ancré à jamais. À QUI LA FAUTE ? | |
|
|
|
|
|
|
|