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Olivier Bancoult: «Le GM anglais nous traite comme des coupables»
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Jean-Yves Chavrimootoo  |  04/04/2009

Le leader du Groupe Réfugiés Chagos dénonce l’indifférence du gouvernement anglais.

Où en est le combat du Groupe Réfugiés Chagos (GRC) pour un retour aux Chagos?

Nous constatons l’indifférence de l’Etat britannique. Le gouvernement anglais nous traite comme des coupables.

Après le revers subi devant le Privy Council, nous continuons la lutte devant la Cour européenne des droits de l’homme. Cet instance a donné au gouvernement britannique jusqu’au 12 juin pour fournir ses explications. Mais en attendant une résolution, qui stipule que les députés devraient rechercher une solution pour un retour définitif dans notre île, a été votée par une majorité de parlementaires.

En quoi cette résolution est une avancée pour les Chagossiens?

Cette résolution vient nous donner, encore une fois, raison dans notre démarche. Cela démontre la justesse de nos revendications et est la preuve que la ligne que nous avons adoptée est la bonne. Nous sommes bien-sûr fiers de notre parcours et nous continuerons jusqu’au bout. Ce que nous réclamons, c’est un droit fondamental auquel tout être humain a droit. Mais, malheureusement, le gouvernement britannique joue à la sourde oreille. Cependant, le combat continue et nous n’abandonnerons pas.

Comment accueillez-vous la résolution du Parlement européen en faveur des Chagossiens?

C’est avec une grande joie, une grande fierté et en même temps un grand soulagement que nous accueillons cette nouvelle. Notre cause est reconnue par le Parlement européen. Je tiens sincèrement à remercier les députés européens pour ce soutien. J’ai une pensée spéciale pour le président du conseil régional de la Réunion Paul Vergès. Il a été le premier a soulever la question devant le Parlement. Le combat a été après repris par d’autres parlementaires européens tels que l’Irlandais Del Proisa et le Britannique Glennys Kinnock. Pour notre part, nous avons gardé un bon contact et nous avons entrepris plusieurs consultations pour que des questions soient soulevées devant ce Parlement. C’est à partir de là qu’il y a eu un début de prise de conscience au sein de députés du vieux continent. Cette résolution aujourd’hui est l’aboutissement de ce long combat pour faire reconnaître notre cause.

Quelle est la prochaine étape de cette cause?

En attendant le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme, nous entamerons à partir du mois prochain la première phase d’un plaidoyer auprès de l’administration Obama. Son prédécesseur Georges W. Bush n’était pas un président qui était à l’écoute. Aujourd’hui, avec le nouveau président Barack Obama, qui s’est lui-même décrit comme un président à l’écoute et ouvert au dialogue, nous nous devons de porter jusqu’à lui la souffrance des Chagossiens et le mettre au courant de l’injustice dont nous sommes victimes.

Concrètement, comment comptez-vous procéder?

Je suis invité le mois prochain au lancement du livre «Island of shame» qui rend compte de la tragédie du peuple chagossien, du Pr David Bine, anthropologue et conférencier à la Washington University of Law. Je serai, ensuite, invité à participer en tant qu’intervenant à une série de conférences sur le même thème organisé par l’université. J’ai, à cette occasion, pris rendez-vous avec le Révérend Jessie Jackson. Je l’ai rencontré une première fois jeudi dernier lors d’une conférence en Angleterre sur le Sri Lanka. J’en profiterai pour lui exposer notre cause et ainsi tenter une approche avec l’administration Obama.

Etes-vous satisfait de l’attitude du gouvernement mauricien vis-à-vis de la cause chagossienne?

Franchement, je m’attendais à plus d’écoute de la part de l’Etat mauricien. Mais c’est dommage qu’il ait choisi de faire cavalier seul. Non seulement ce que nous avons à dire n’est pas pris en compte, mais nous ne sommes informés ni des actions ni de la position de l’Etat. Nous sommes tenus à l’écart. Ce qui fait que nous ne sommes pas au courant de la stratégie adoptée. Tout ce que je peux vous dire, ce que l’Etat a choisi de revendiquer sa souveraineté en occultant complètement l’aspect humanitaire de cette affaire. Moi, je pense que nous aurons dû travailler de concert.

L’Etat aurait dû être à l’écoute des Chagossiens. Même si nous détenons la nationalité britannique, nous n’avons jamais renoncé à notre nationalité mauricienne. Nous vivons à Maurice comme des Mauriciens et nous sommes orphelins dans le combat.

    

Commentaires

Par:-Val
Je crois que Olivier Bancoult tout comme le gouvernement mauricien ne doivent pas faire cavalier seul dans ce combat. Cependant il faut constater que les Chagos est une enjeux à la fois stratégique et géopolitique pour les 3 parties: l'Etat mauricien, américains et britannique. Seul la population chagossienne aura à
Par:-Jason
Monsier Bancoult a deja parcouru la distance Maurice Londres nombre de fois qu'il est meme devenu un fidele passager de la compagnie nationale. Bon nombre de personnes cependant se refusent a tout commentaire quant a la reelle contribution des chagossiens a l'epanouissermnt de l'ile Maurice sur son nplan economique. Si M. Bancoult a une telle envie de retourner dans son ile natale comme il le dit fort bien aussi souvent, c'est injurier les mauriciens en generale tout en faisant croire que les chagos n'ont jamais rien eu a faire avec L'ile Maurice en tant que territoires souverains. M Bancoult sait fort bien que ce nest pas en quelques annees que les infrastructures pousseront sur les chagos afin de leur donner une vie decente mais on devrait tout aussi donner un regard a un groupe rebel des chagossiens qui s'est distance de m Bacoult. Il est clair que toutes les demarches de M bancoult demontre qu'il y a anguille sous roche.
Par:-Jay
Olivier is fooling himself if he thinks that the EU Court of human rights will be able to force Britain and America in the future.90% of mauritian Diego people living in England do not want to go back to Diego ,because their life is better for them here than in Mauritius.It is commendable of Olivier to have negotiated a better deal for its people.The state of Mauritius has done very little since the island was excised.So independence was given with a punitive streak by the British.
Par:-Sylvain J
l'affaire et la tragedie chagossienne devrait etre la plus grande honte de notre Independence. Ce Ramgoolam Pere les a bien vendu, de plus ne les avoir jamais protege entant que Trustee de leur affaires dont les anglais avaient compense'. C'est un peuple solidaire et je me rejouis de l'honneur d'avoir serre' la main dur de Olivier Bancoupt qui demontre plus de sincerite' patriotisme malgre' les abus de notre gouvernement envers leur communautre' Communaute'.. Olivier Bancoupt pour le Poste de Premier Ministre ou President de la Republic .
Par:-navin
Mr Bancoult will be aware that the British goverment is playing the generation game.The British overnment is patiently waiting for the last person born in the Chagos to die before pouncing and bar the descendants of the original Chagossians for good from the archipelago. Atwo prong attack both the Chagossians and the Mauritian government is the best strategy.By the way,the military value of Diego Garcia is no longer on.New technology arms have njllified its military importance.So business interests in the UK are the ones delaying the right resolution for that ongoing problem.That is the Chagos archipelago as a whole belongs to the Republic of Mauritius.The Chagossians are free to live in Mauritius or thr Chagos.Or both,at the same time.Good lugk to the Chagossians.
Par:-Zapata
Eh mamou Olivier to ena enn passport British kifer to pé cass pied coumça,rouler mamou all rod enn ti travail Uk et vivre to la vie .Imaginons enn ti moment englais donn toi chagoss aprés ki to pou fer la bas,gett la verité en face arret gaspille largent .Ena to bann camarade pas pé fouti ziss gagne enn work permit toi to ena British Passport to pé renn dimoune fou. ASSEZ STP!!!!!!!
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