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| | Par:- Raj Meetarbhan
On 15/11/2011 |
Le mélange de la religion et la politique est toxique. Que l’on se serve de la religion pour faire de la politique, ou inversement, cela fi nit toujours très mal. Des siècles d’histoire ont appris à l’humanité à séparer les deux. Cette distinction, érigée en principe, est respectée dans les républiques modernes.
A Maurice, on mélange encore allégrement religion et politique. Les religieux sont même considérés par quelques politiciens comme des alliés dans leur lutte pour conserver le pouvoir. Inquiet de la situation, le député MMM, Steve Obeegadoo, invitera le Premier ministre, cet après-midi au Parlement, à interdire aux politiciens de prendre la parole à l’occasion des cérémonies religieuses.
Ce débat arrive à point nommé, car le contexte actuel incite des élus à utiliser des plates-formes religieuses pour des harangues politiciennes. Ainsi, selon un compte rendu de «lexpress.mu», le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Anil Bachoo, a exhorté la communauté hindoue, dimanche, à Bon-Accueil, dans le cadre d’une cérémonie religieuse, à ne pas «laisser échapper le pouvoir politique qui a été acquis après des années de lutte». D’autres politiciens, appartenant à d’autres confessions, ont également recours à cet amalgame.
La position de Navin Ramgoolam sera attendue avec impatience, car ce qui est en jeu, c’est le fonctionnement de notre démocratie. C’est seulement quand les politiciens maintiendront une certaine distance par rapport aux manifestations religieuses que la neutralité confessionnelle de l’Etat sera respectée.
Il n’appartient pas aux ministres de la République d’organiser les célébrations pour des fêtes religieuses ou les pèlerinages religieux. De même, ce n’est pas le rôle d’un chef religieux de donner son point de vue sur un projet de développement économique ou la construction d’une centrale à charbon.
Ecoutons les propos d’un religieux, publiés dans l’express du 1er novembre 2003. Il annonce que les grandes associations religieuses hindoues n’inviteront plus les politiciens aux célébrations religieuses parce que «ça ne sert à rien d’inviter les politiciens tout le temps… la majorité des gens n’apprécient pas leur présence lors d’une fonction religieuse… la politique est publique, la religion est privée». On lira plus loin, dans ce numéro, la posture qu’adopte aujourd’hui, l’auteur de ces propos, Somduth Dulthumun.
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| iqbal carrim | | | We have a secular constitution for the shop window and a religious bias/ reflex in the workshop.We use them interchangeably and as the circumstances warrant.Who in the world can beat us in this double game ? | | | Abimanu | | | Everybody must remember what Sir S Ramgoolam used to say that one should not mix religion with
politics Nowadays politicians are doing exactly the contrary to that wise advice. Why.Nothing seems to materialise in the country without the intervention of politics.Take the case of Grand Bassin.One would not forget when years ago the road leading to Grand Bassin was being tarred when another politician criticised it as being communal.We must not forget the sum of money that is used for religious subsidies,which should be abolished.In our country politics and religion are mutually inclusive and to separate them,we need politicians to be,without the label of belonging to certain community,in order to achieve the objective of the absence of politicians at any religious function,as is the case.I wonder we shall see this result in our generation.Adopting the often adage until recently,I conclude by citing it: Les chiens aboient et la caravanne passe. .. | | | beto | | | dans un pays divise, j'ecris ton nom laicite | | | Abdool | | | Je suis tout à fait d'accord avec vous tryptophan. S'il y a des méchants réligieux et des méchants politiciens ça ne veut pas dire que la réligion et la politique sont séparées. Je ne suis pas en train de dire qu'on doit obigatoirement nommer des réligieux à la tête des institutions. Mais est ce que la laïcité, ou la "république moderne" comme dit Raj, a pu empéché nos dirigents politiques à commetre toutes sortes de fraudes, corruptions, favoritisme etc.? Peu être que lorsque le réligieux, dans une cérémonie réligieuse, va parler de Dieu et de ces maux comme étant des péchés que l'auteur devra repondre devant Dieu, ça va plus conscientiser le politicien invité. | | | WorldWord | | | @Tryptophan. Vous souhaiteriez "voir descendre dans les rues les religiuex de toutes les confessions". . . je vous félicite pour votre souhait. Une telle inspiration serait digne de noblesse vennant de nos institutions religieuses. Malheuresement, n'oublions pas le mot "institutions"
commun aux beau édifices représentés par les memes religieux qui se trouveront sur votre route le jour de cette manifestation que vous commandez. . .certe! | | | planchou | | | La question qui tue
Cette question est plus que dérangeante dans le monde entier. Depuis plus de deux siècles, le débat sur la séparation entre le religieux et la société politique n’a jamais été tranché. Nous nous trouvons ainsi dans une dualité, ou nous sommes forcés d’admettre la place « sociale » qu’occupe la religion en structurant la société, tout en prônant la légitimité publique installant un état souvent défaillant au dessus d’une efficacité sociale (au sens large du terme) reconnue aux religieux. Il serait pertinent de confiner le religieux au privé et le politique dans l’espace public.
Pour aboutir, il faudrait distinguer, les rôles tantôt dans la cité humaine ou l’individu peut vivre à titre personnel sa contribution, son engagement assis sur une conviction et son action dans ce cas n’a pas de justesse sociale ou politique reconnue par l’état. S’il est ministre ou député, ce ne serait pas à ce titre qu’on jugerait son intervention. Cette distinction n’est que théorique, car il est acquis que le croyant religieux qui a pour volonté d’aimer son prochain est par principe au service du bien public. Il doit donc prendre toute sa place dans les projets constructifs de l’état gestionnaire, donc politique.
La religion n’a pour ainsi dire jamais été non politique car à l’origine elles étaient une seule et même chose, le roi était aussi le grand prêtre ou même dieu et sa personne et sa fonction étaient sacrées. Elle a ainsi été souvent du côté de l’Establishment contre les réformes. Marx a bien été appelé le dernier grand prophète hébreu. Il a pourtant dénoncé la religion « l’opium du peuple ». Il puisait par contre dans le camp adverse :
- l'égalité de tous les hommes devant Dieu Tout-puissant qui ne s'en laisse imposer par personne,
- l'ordre d'aimer son prochain comme soi-même.
Ces principes sont une condamnation permanente de toute injustice et de toute tyrannie. Et ce sont des intuitions religieuses permanentes comme celles ci qui inspirent les révolutions successives ( le politique) contre le mauvais ordre social.
Pourtant la séparation entre le politique (temporel) et le religieux ( spirituel ) dans le monde chrétien est dans l’évangile , « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Mathieu 22.21.
Cette mise en pratique n’a jamais été facile. Les relations entre la religion et la politique ont changé. La première, détachée des grandes institutions, n'entend pas se tenir à l'écart de la cité dès lors que celle-ci déplace les frontières entre sphère privée et sphère publique. La seconde, orpheline des grandes idéologies, prête une oreille plus attentive à des demandes d'éthique qui n'excluent pas, parmi d'autres, les références religieuses. La religion n'est donc plus absente du terrain de la politique. Faut-il tenir cette nouvelle complicité pour une " liaison dangereuse " ? Ou faut-il accepter que la religion, ce " soupir de la créature accablée ", cette " âme d'un monde sans cœur ", selon Marx, vienne apporter à la politique le surcroît d'idéal dont celle-ci paraît manquer.
Les politiques s’intéressent aux religions qui se préoccupent parfois de politique. Un mélange des genres qui, sans être forcément illégitime, comporte quelques risques. Dont celui de brouiller la séparation entre le religieux et le politique. A Maurice cette tendance est nourrie par les positions des uns et des autres, ce n’est ni une loi, ni un propos de ministre qu’il soit même le premier, ni même une question de l’opposition qui clarifiera le paysage. C’est la responsabilité et la probité des politiciens et des religieux qui doivent faire surface pour distinguer ce qui est constructif et ce qui ne l’est pas pour le respect d’un équilibre dans notre société multi confessionnelle.
| | | Lélio Wong | | | @Worldword. Et si on ajoute la maconerie "undercover" à la vase, le débordement tournera en innondation. Mais heureusement que les liens entre les Frères s'entre-stimulent pour se neutraliser. Aucun excès de pouvoir qui mettra politique et religion au bas de l'échelle. And the game continues : " turn, turn, turn around" ! | | | JP | | | La religion d’une part, et la politique d’autre part. Les humains chevauchent entre les deux, voulant tirer le maximum d’avantages des deux. Une situation en permanence conflictuelle vu que l’une est supposée ne pas influencer l’autre. Certains arrivistes font bien leur jeu dans cet imbroglio, nourri par la gourmandise et le besoin de se sécuriser de l’humain. A l’exception de quelques uns, l’humain adore le dieu de sa propre création, le dieu argent. | | | Tryptophan | | | Vous dites qu'il n'est pas du role d'un religieux, ou chef religieux , de donner leur point de vue sur un projet de gouvernement ou de developpement economique. Bien au contraire! L'espace religieux, et les debats sur les points de la moralité, devraient etre encouragés dans une democracie. Il faut que la communauté mauricienne, a travers toutes les instances auxquelles nous appartenons, s'engage dans des debats et fait des pressions ( independamment des partis politiques) en accord avec nos voeux, nos croyances, nos jugements de ce qui est bon ou mal pour nous. Les religieux sont mieux placés pour mener le combat contre la corruption, l'inegalité, la drogue, la pauvrete, l' alcoolisme, la prostitution, les jeux de hasard(gambling), etc... Si Mons. Meetarbhan voit dans la separation entre religion et Etat une grande sagesse, alors il faut le dire que c'est une sagesse qui decoule bien de la pensée du Christ ("rendez a Cezar .."). Le probleme du communalisme est lié a notre systeme politique, et les coupables sont les politiciens et leurs agents qui trop souvent "foutent leur nez" dans l'espace religieux et le polluent. Personellement, j'aurais aimé voir descendre dans les rues les religiuex de toutes les confessions ( parcequ'ils partagent les memes voeux) pour denoncer les mesures econoimiques qui ont fait "peupler" comme champignons des maisons des jeux et casinos, qui ont reduit la superficie de notre toute petite île par des "bypass" dans les villages cotiers ( les murs de l'apartheid à la mauricienne), la donnation des milliards de roupies aux capitalistes, etc etc etc... En Angleterre, l'Archbishop of Canterbury a commencé à faire des commentaires qui ne plait pas a l'establissment, mais de plus en plus les Anglais l'invitent à se prononcer sur la vie, la situation socio-economique , le developpement , et autres choses encore. Pourquoi pas? | | | WorldWord | | | @Lélio Wong. Quelle caricature véridique! Rien a ajouter si ce n'est que de dire qu'il y a une différence incontournable entre être un religieux qui fait serment de servir la cause de sa religion, et être un religieux qui fait serment de servir la cause des politiciens appartenant a sa religion, cette cause communément appelé "lalit". La différence étant que toute religion qu’elle soit l'Hindouisme, l'Islam, le Christianisme ou le Bouddhisme, a comme principale mission de donner un sens moral et de spiritualisme à l’humain, et non pas un coup de pousse afin de décider pour quel parti politique il doit voter! Ceci dit, n’oublions pas que le Mauricien est d’abord Mauricien, ensuite humain (quand il s’agit d’agir en force contre de telles profanations de sa propre religion!) | | | vdw | | | somduth est un 'roder boute', devinez qui était au pouvoir en 2003. | | | Lélio Wong | | | Politique et religion se sont forgés en pot pourri et méli-mélo. Politique c'est la course, plateforme religieuse l'hypodrome de l'entrainement ou les chefs des tribus se déguisent en pronostiqueurs même agir comme bookmakers. Si on veut " ènn bon tiyo" on n'a qu'à consulter Somduth Dulthumun puisque c'est lui qui est le principal décideur, au deuxième plan Jocelyn Grégoire qui lui est la manivelle des alliés. Les mailles se multiplient, églises, temples, mosquées, pagodes, grottes, kalimayes, reunions nocturnes de consultations .Et tous ces jours fériés pour des fêtes religieuses, les offrandes sont à qui ? Mais qui est à la hauteur de séparer ces mailles quand un Président D'une République mène campagne politique contre son propre gouvernement ? Du jamais vu Mauricien ! | | | jacky | | | Mauritius will have to walk this communalism walk ad vitam eternam. Only evil can stop what devil nurtures. | | | Tryptophan | | | Vous dites, <>.
Pourquoi pas?
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