vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Nos droits d’employeurs
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Par:-  Rabin Bhujun

On 13/11/2011

Nous sommes 1,3 million d’employeurs à Maurice. Qui fi nançons conjointement le salaire des dizaines de milliers de personnes qui travaillent dans les différentes institutions de l’Etat. La TVA sur un litre d’essence, la gaming tax sur un ticket de loterie, les droits de douane sur une paire de baskets ou les impôts que beaucoup d’entre nous reversons servent, en fin de course, à rémunérer fonctionnaires, juges, Premier ministre ou députés. En tant qu’employeurs, nous pouvons donc nous permettre d’être regardants par rapport à la performance de nos employés.

Xavier Duval, a dit, dans son budget, vouloir privilégier l’efficacité au sein des institutions publiques. Nous ne pouvons que le prendre au mot. Dans six mois, nous scruterons donc dans les détails le bilan qu’il présentera en matière de « high productivity and high efficiency » dans le secteur public. Celui-ci ne se résume pas toutefois à nos dizaines de corps paraétatiques et aux milliers de fonctionnaires. Il est temps que nous nous intéressions aussi aux deux autres bras de l’Etat : le judiciaire et le législatif.

Commençons par nos juges. Le principe de séparation des pouvoirs garantit une grande liberté au troisième pouvoir. Toutefois, celle-ci n’est pas absolue. Le judiciaire est, par exemple, soumis au contrôle du bureau de l’Audit. Dans son dernier rapport, Rajun Jugurnath avait ainsi noté que le judiciaire avait attribué un marché public en enfreignant la Public Procurement Act de 2006. Des anomalies dans le paiement des « mileage costs » des huissiers de justice avaient également été constatées.

Toutefois, ce ne sont là que des éléments d’administration interne auxquels le grand public ne porte pas nécessairement attention. Tout simplement, parce qu’il ne les voit pas. Ce que le justiciable lambda constate, par contre, c’est la lenteur avec laquelle nos juges avancent parfois. « Justice delayed is justice denied », dit l’adage anglo-saxon.

Nombre de Mauriciens pensent ainsi, chaque année, assister, sous différentes formes, à des cas de déni de justice. Ici, c’est un jugement en référé demandé pour trancher d’une question urgente qui prend des mois à être rendu. Là, c’est un procès qui traîne en plaçant la vie d’une personne entre parenthèses durant des années. Il faudrait que les employeurs que nous sommes puissent demander au judiciaire de nous fournir des comptes non seulement sur ses finances mais aussi d’expliquer clairement sa relative incapacité à dire le droit dans un temps raisonnable. Ce n’est en rien être « contemptuous » que de réclamer cela à nos juges.

Reste l’autre bras de l’Etat : le législatif. En salaire et autres « facilities allowance », nous reverserons collectivement un peu plus de Rs 97 millions à nos députés et au Speaker de notre Assemblée nationale en 2012. Or, d’aucuns pourraient se laisser aller à faire une analogie à leur sujet. Si un jardinier travaille à mi-temps chez un client, il ne peut logiquement prétendre au salaire d’un employé à temps plein. Or, c’est à peu de choses près ce qui se passe au Parlement.

Depuis les élections générales de mai 2010, les députés ont été en travaux pendant un peu moins de neuf mois. Avec uniquement deux petits mois d’activités intenses durant lesquels le Parlement s’est réuni sur une base quasi quotidienne pour débattre de notre loi des finances. Les députés de la République n’ont donc passé que la moitié des 18 derniers mois à discuter des lois du pays et à contrôler et questionner le travail du gouvernement. Certes, on nous rétorquera qu’il n’y a pas foison de textes de lois à discuter. Que cela ne justifie donc pas des réunions plus régulières du Parlement. L’on nous opposera également le fait que si les ministres du gouvernement passent trois jours par semaine au Parlement, il ne leur restera que peu de temps pour s’acquitter de leurs fonctions et devoirs ministériels.

Il n’empêche que la question de fond demeure. Pourquoi consentons-nous à dépenser autant de fonds publics dans une institution qui ne fonctionne que la moitié de l’année ? Pourquoi ne devrions-nous pas exiger du judiciaire qu’il fasse de la célérité sa priorité absolue dans le service qu’il nous doit à nous – ses clients aussi bien que ses employeurs ? Après tout, chacun doit rendre des comptes !


Commentaires

Par Starbright
Nov 14, 2011
Technocracy is a totalitarian system of government where scientists, engineers and technicians monitor and control all facets of personal and civil life- economic, social and political.Herein lies the real danger: who are these unelected controllers and why should anyone believe that they would be benevolent dictators instead of tyrants? Freedom- loving people would certainly reject technocracy's stealth takeover.Technocracy was pointedly rejected by Americans in the 1930's.
Par Lélio Wong
Nov 14, 2011
@ Worldword, Bravo et merci de partager ce sentiment de patriote, encore une inspiration irréelle puisqu'on est tous atteint d'un virus qu'on a pas encore trouvé de remède : Le Diaspora. Espérons qu'avec le temps le prophilaxe changera de forme pour qu'on peut se regarder comme Mauricien, sans distinction de noms, de races, de religion , de la couleur de la peau, d'appartenance ethnique d'une majorité ou minorité que nos dirigeants portent encore comme médaille.
Par Tryptophan
Nov 14, 2011
It seems that the recent budget presentation has given the green light for an all out Civil Service bashing. The problems symptomatic of ( any) bureaucracy must not block our view of the important roles that civil servants and other state employed professionals play in the “servicing” of our institutions. They , too, pay Income Tax and are equally concerned about “corrupting influences” in our society. Modern management styles would dictate that executives and senior managers be paid hefty sums to attract the best within the civil service, as has been the case in the world of finance and business: the “fat-cat syndrome”. If our government, budget after budget, does not flinch one second to give massive amounts ( of Our Monies) in terms of stimulus packages and other incentives to the private sector which is known to nourish “fat-cats” with six to seven figure bonuses, in the name of Modern Management , with the tacit approval of our “intelligentsia” then the source of the problem is really very deep seated in our society, not with our civil servants. In light of Jack Bizlall’s interview ( l’express Sunday 13.11.2011) when the language of a Finance Minister is that of an Accountant –technician of the “free-market-pro-capital-ilk” , the lines of demarcation between the haves and have-nots become clearer. We already know of the discontentment of the flat-rate wage earners in the face of mounting price rises. Are we going to see general strikes? Probably not. Strikes were methods of the past, and workers can not afford to forego their wages or being dismissed. But worse, we may see the proliferation of “ people taking the law in their own hands”, the worsening of crimes and burglary, further corruption , bribery. Yes bribery in all walks of life… including bribery for votes at elections, largely financed by the same private sector , chums of our men in Government House! The Civil Servants are only clogs in the powerful machine of business and politics. Monkeys in the circus.
Par WorldWord
Nov 14, 2011
"La Démocratie" a la mauricienne peut se résumer comme étant une histoire qui dure un jour: Le Jour de Vote. Dès le lendemain du décompte des bulletins, elle donne place a ce qui devient un terrain de jeux pour les élus et pour cette fameuse classe politique que nous avons collé a la peau. Nous sommes tous fière entant que mauriciens de pouvoir dire que nous vivions dans un pays "démocratique", mais une grande partie des mauriciens ont aussi le dégoût de leur fierté. Voulons nous sincèrement continuer a vivre dans un pays ou nous avons tous perdu le contrôle sur le bien commun basé sur le principe : Pour Tout Le Monde Par Tout Le Monde? Ou l'appartenance ethnique est devenu une histoire de honte pour la plupart. Comment une démocratie qui se dit « mature » peut-elle être utilisé comme une machine communale sans qu'une élite majoritaire réalise qu'il faut exorcisé le démon, petit à petit ? A travers le monde, les universitaires créent des mouvements qui visent à conscientiser le layman afin qu’il accepte le fait que les choses doivent changer. Alors qu’à Maurice, nos universitaires, l’élite de demain, se réduit à la sauce de Réduit, se disant victime d’un système et d’un rouage qui les surpasse. Les pays Nordique (Finlande, Danemark, la Suède) ont adopté une Technocratie comme voie ver l’avenir. Une Technocratie ou les décideurs sont tous Ingénieurs, Techniciens, Scientistes ou Managers. Des professionnels compétents, non partisans, sans intérêts politiques. Comment est ce que la Démocratie de se pays a-t-il pu faire place a une véritable Démonologie dans si peut de temps ? Les tristes histoires folkloriques sont sans cesse invoquées afin de tout miser pour être élu démocratiquement afin de régner comme un "patriote" désoeuvré, "un fils de la nation" décevant .
Par Lélio Wong
Nov 14, 2011
Ils sont payés pour servir le peuple..L'arrogance et l'insolence des élus sont insupportable. Il est temps que les ministres, députés et fonctionnaires cessent avec cette habitude de " faire mari" avec le citoyen, qu'ils sachent qu'ils sont payés par l'Etat pour servir le peuple pas seulement de par leur gré et que le pouvoir c'est le peuple qui les a élus. Le droit et la méritocratie dans un Etat démocratique ne doit pas aussi se distinguer entre grands et "ti dimounes". Le citoyen qui exige " ène ti favère" de son élu en lui rappellant " pa ti vote toi" se fait aussi complice de la corruption. Soyons honnête envers nous-même avant de reprocher aux autres !
Par Abimanu
Nov 14, 2011
I have had the immense pleasure to read what nobody dared write until I came across the letter written by Bhajun.I have not an iota of criticism ; it is well reasoned and it pinpointed the fields that needed overdue accountability.His logic regarding part time gardener as described as full time is to me to the point.Was it in order to contribute to the Social Security?One can never equate a part time worker as a full time and where is the logic?I understand that the Judiciary comprises of twenty judges and the cases keep filing up for years.It is high time to inform the people how much they are contributing to finance the three branches,Executive,Legislative and the Judiciary.I have, in a previous comment, suggested that those who pretend to love the peuple adorable stand as a benevolent candidate and I wonder whether any of such specimen exists in our country. They enact laws in their favour so that their salary is always on the high side as compared to the little people .As for perks,it is common knowledge that they get duty free cars while we pay when we buy a new car.
Par jacques
Nov 13, 2011
Ravin a absolument raison. Le citoyen de base paie beaucoup trop cher des deputés qui ne travaillent qu'a temps partiel
Par JP
Nov 13, 2011
La responsabilité du juge d'une part et celui du député ou du ministre d'autrepart sont de nature permanente et on ne les compare pas aussi naivement à l'activité d'un jardinier ou d'un casual worker ou d' un prof de leçon particulière. Le travail du député ne se resume pas qu'à son temps de présence aux sessions du parlement. Par aileurs il serait bien aussi de parler du quatrième pouvoir qui lui aussi est payé des deniers sonnantes des consommateurs publiques qui achètent les journaux. Tous les journalistes ne sont pas responsables.... alors?
Vos Commentaires open close
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus