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Budget 2012 : Réveil brutal ?
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Par:-  Stéphane Saminaden

On 04/11/2011

A quelques heures de la presentation du budget 2012, une première pour Xavier-Luc Duval, le pays retient son souffle. La grande question : à quelle sauce serons-nous mangés ?

Tout d’abord, il faut faire ressortir que les choses sont claires : il s’agira d’un budget travailliste, présenté par un allié circonstanciel de la basse-cour bleue. Il ne faudra donc pas s’attendre à de l’éloignement par rapport aux dogmes travaillistes, tels que l’Etat-Providence.

Le secrétaire financier, Ali Mansoor, qui suggérait un paiement symbolique pour les services fournis par l’Etat l’a appris à ses dépens : la technique, c’est lui ; la politique, c’est nous, a rappelé le Premier ministre, Navin Ramgoolam.

Dans un tel carcan idéologique, la marge de manœuvre de Xavier Duval semble étriquée. On ne touche pas à la santé et à l’éducation gratuites, ni à la pension universelle non-contributive, ni au transport gratuit par autobus pour personnes âgées et scolaires.

En même temps, il faudra continuer à investir lourdement dans les infrastructures, comme le réseau routier ou l’aéroport sous peine de péricliter. Les besoins sont énormes : Rs 125 milliards, selon Ali Mansoor.

Et comme souligné plus haut, il n’est pas question de toucher à l’Etat-Providence : la fierté des travaillistes de génération à génération.

Que reste-t-il comme solution pour financer les nécessaires chantiers publics ? Les Public Private Partnership ? La bonne farce. Personne n’y croit plus depuis des années.

Quant a trouvé de nouvelles pistes de développement économique dans un monde où les pôles de croissance basculent de l’Ouest vers l’Asie, comment nous positionner, en attendant une éventuelle diversification de nos marchés ?

En principe, l’exercice budgétaire consiste à équilibrer les comptes de la nation. Mais dans une petite économie comme Maurice, c’est l’occasion d’orienter la politique de développement.

Maurice ‘City State’et paradis du shopping se met en place. Du moins dans les murs de nos centres de shopping. Mais les Mauriciens n’auront jamais assez de disposable income pour viabiliser tous ces temples du shopping. Il suffit de voir l’état de quelques-uns d’entre eux pour s’en rendre compte.

Faudra-t-il sacrifier les intérêts d’Air Mauritius pour en faire une réalité, en ouvrant le ciel davatage et attirer deux fois plus de touristes en attendant une éventuelle diversification de nos marchés ? Ceux qui investissent à coup de milliards dans des shopping centres attendent avec impatience un geste stratégique et politique pour viabiliser leurs investissements.

En attendant, il reste le problème de la dette : Rs 175 milliards, soit 60 % du Produit intérieur brut, à prendre en ligne de compte. La croissance de l’économie sera de 4,1 % cette année, un taux en-deçà de nos attentes et ambitions.

Maurice doit changer son fusil d’epaule pour tirer notre épingle du jeu dans un monde changeant où même les Etats-Unis (25 % de la croissance mondiale) souffrent et ont vu leur note comme emprunteur se dégrader.

La politique de l’autruche, qui consiste à se dire que cela arrive chez les autres et que nous sommes bénis des dieux, ne nous servira à rien. Certains analystes estiment que Maurice n’a pas connu la crise mondiale qui a commencé depuis 2007 et qui perdure.

Est-ce une raison pour continuer à s’asseoir dans notre comfort zone ? En se disant bêtement : « La crise, c’est pour les autres » ? Nous risquons de le regretter, plus tôt que tard. Il est temps de se secouer. Au diable la nonchalance îlienne.

 


Commentaires

Par Starbright
Nov 04, 2011
The Euro is breaking up piece by piece. The most important consequence was the integration of monetary policy..The hint was in the name "Eurpean Monetary Union" but politicians sought to ignore that hint.. A Euro that had to be promoted on the idea of monetary union rather than exchange rate integration would have been far more difficult to sell to the electorate.The cost of a weak country leaving the Euro is significant. it might cost about Eur 10.000 per person in the existing country the first year and thereafter about Eur7.000 per person per year while a strong country like Germany, the consequences to leave might be around Eur7.000 for every German adult and child the first year and thereafter about Eur 4.000 per person per year.What would be the consequences for Mauritius,i don't know.
Par marees
Nov 04, 2011
La Chine, l'inde et la Russie sont prosperes. Malgre le fait de la defaillance en europe. Alors pourquoi esperer que l'ile maurice suite cette vieille europe malade et en crise ? D'ailleurs Sarko essaie vainement de trouver des financements de pays BRIC, - quelle honte que ces pays tres richs n'arrivent pas a payer leur dette at eaasie de demander aux BRIC de payer leurs factures.L'ile Maurice doit plutot suivre les BRIC et laisse l'europe dans ce trou ou il n'arrive aps a sortir.Dieu merci Maurice ne se trouve pas dans le EURO et que maurice a s apropre monnaie. vvons d'apres nos revenus et essayons d'avoir une vie honnete. suivre la Chine et pas l'europe. mareea
Par JP
Nov 04, 2011
Soyons optimistes. Le pessimisme ne nous sert pas et il n'y a pas raison de l'être. Il s'agit de croire en nous et surtout savoir le pays peut croire en sa capacité de bien et mieux faire. Maurice peut vivre avec ses moyens et éviter les dépenses superflues. Utilisons notre capital humain et financiers de façon plus productive dans l'essentiel comme l'alimentation qui réduit notre dépendance de l'étranger, utiliser au mieux nos resources marines, produire des items utiles pour l'exportation. Sachons aussi que la compétition pour obtenir dyu FDI est de plus en plus ardue, vu que les pays de l'europe eux-mêmes en déclare leurs urgents besoins. Assurons-nous que le retour sur l'investissement soit raisonable pour pouvoir faire face à la compétition, et cela sans brader nos terres. Par rapport aux taux de croissance, pensons que nous ne comptabilisons pas les gains en croissance dans la qualité et la santé de notre population, notamment de notre main-d'oeuvre mieux éduqué et formé avec des études universitaires entre autres. Il y beaucoup de raison de penser "optimiste" et agirt en conséquence.
Par Lélio Wong
Nov 04, 2011
60% of debts is the alarming signal, the absolute limit allowed in Europe. Greece is almost bankrupt if it refuses the stimulous proposals of Germany and France. Italy has reached 100% of debts which Portugal and Spain could follow very soon which mean the end of the Euro but not whole Europe. A long term recession is in view. But if the wind of change is blowing east it does not mean Mauritius should move in same direction as it is too strongly linked to the west. Another great expectation which could be historical due to its coexistent global politic could be the will of China to pour a part of its reserves in keeping in balance the world economy. The Chinese have already set one foot in Greece, another sign of globalization this time starting east to west. All these changes won't have direct effects on Mauritius .A growth of 4,1 % during such a hard period still gives no reason of pessimism, but prevention is better than cure. XLD won't do miracles, but he shows a good will irrespective who will get the glory or benefit. Let us hope ! Tomorrow we will know better.
Par finance watch
Nov 04, 2011
L’auteur dit :(En attendant, il reste le problème de la dette : Rs 175 milliards, soit 60 % du Produit intérieur brut, à prendre en ligne de compte. La croissance de l’économie sera de 4,1 % cette année, un taux en-deçà de nos attentes et ambitions.) La dette domestique de l’État passe de Rs 127,489 millions (sep 2010) à Rs 130,545 millions (sep 2011) soit + 2.39%. [Source : BOM Central Domestic Debt].Par contre l’encours de crédit bancaire (dette du secteur non-état) pour la même période passe de Rs 191,308 millions à Rs 214, 673 millions, soit + 12.21% [Source : BOM Consolidated Statement].Si ce que dépense l’État va dans les poches du secteur non-état, pourquoi les dettes non-état doivent-elles s'amplifier environ 3 fois plus que le PIB ? Il semble il y ait trop de dette, induite par la création de monnaie qui augmente la masse monétaire, ce qui diminue la valeur de la roupie par l’inflation, menant vers une réduction de la demande, donc freinant l’investissement et par conséquent la croissance...
Par From: checks and balances
Nov 04, 2011
From: checks and balances Time For Decisive Action. le problème de la dette : Rs 175 milliards, soit 60 % du Produit intérieur brut, à prendre en ligne de compte./ Yes , the case for Mauritius to be seriously hit as the world finance crisis becomes more critical is one real possibility. The country is already seeing visible signs of slowdown in its vital economic sectors, in today’s Budget the finance Minister should aim at reducing the 60% national debt level. The FM should lay out the following six principles and should follow in putting together any package: Don't disrupt the fragile economic recovery/Protect the disadvantaged/ Don't jeopardize the country's security/Protect investments in education, infrastructure and research/ Reform the tax code/ Cut wasteful spending in all areas of the budget. There's an old saying: "When all is said and done, more is usually said than done." That is especially true in Congress, where robust debate usually far exceeds real progress on things that matter. It's not all that surprising. The very structure of our government -- with all of the checks and balances --inhibits rather than encourages bold and decisive action. But for over several decades, when faced with crisis, we have somehow always managed to find a way to fix some of the big and difficult problems confronting our country. Now we face another crisis. This one is bigger and more difficult than many of the others. Our crushing debt that continues to grow threatens to ruin our economy. Today’s the real question is how will the reigning government will use this fresh budget operation? We say be bold! Think big! If we don't tame these deficits this year and stretch as far as the eye can see, we will have a massive economic meltdown. It will happen when the Mauritian people and the others around the world realise we can no longer pay off our debts and the currency collapses. The question isn't whether this happens, but when. If measures are put in place to reduce the alarming 60% national debt level- otherwise if only superficial and cosmetic solutions are proposed-the stated goal of reducing debt by 20% over ten years (or if it fails to reach any agreement), it will have done a great disservice to the Mauritian people. It is far short of what is needed to address this debt crisis, and we will continue to lurch toward fiscal chaos, recession and chronic unemployment. That is a future we can avoid if we have the courage to act now. This is a rare opportunity. We say to the elected people’s representatives: This is one of those rare moments where you have the opportunity to change the course of history. For the sake of our country's economic future, you need to think big and bold. When all is said and done, we want this to be one of those cases where more was done than said.
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