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Renganaden Padayachy : (MCCI) : «Il faut mettre en place une politique incitative de recherche et d’innovation»
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N. J.  |  10/02/2012

Le manager du département d'analyse économique et industrielle de la Chambre de commerce et d’industrie explique qu’à Singapour, « les entreprises investissant dans la recherche et le développement pourront bénéficier de déductions fiscales, allant jusqu’à 250 % des dépenses qu’ils ont encourues ».

● Quels sont les facteurs qui pourraient mettre en péril l’activité économique du secteur manufacturier cette année ?

Déjà, par rapport au début de 2011, où les avis des agents économiques convergeaient vers une accélération de la reprise économique, les perspectives pour 2012 sont plus pessimistes. Les mauvaises prévisions des conjoncturistes ont ravivé les craintes que l’économie mondiale entrerait à nouveau dans une zone de très forte turbulence.

La probabilité d’une rechute des économies occidentales vers la récession, qui semblait insignifiante début 2011, est maintenant significative.
Le risque d’une récession à double creux, comme on pouvait le craindre, est désormais réel. La crise économique guette à nouveau la planète.
De plus, nous constatons, à Maurice, une politique de taux de change défavorable à notre compétitivité et donc, à notre croissance économique.
Et, par conséquent à l’emploi. Ces éléments n’incitent pas les entrepreneurs à prendre des risques et à investir.

● Quelle industrie de ce secteur aura davantage besoin d’assistance cette année ?

Dans un premier temps, ce sera très dur pour tous les secteurs d’activités confrontés à la concurrence mondiale. Et, dans un deuxième temps, de par l’interdépendance de notre tissu économique, une défaillance d’un des secteurs productifs du pays aura des répercussions sur tous les autres secteurs.

Cela ne sera pas sans conséquence sur l’emploi, et donc, sur la confiance des consommateurs. Mais, je suis d’avis que tous les secteurs qui font face à la concurrence à l’échelle internationale, comme le textile, le Seafood Hub et le tourisme, seront touchés à différents niveaux.

● Comment Maurice peut-elle innover dans le secteur manufacturier ?

Il nous faut mettre en place une politique incitative de recherche et d’innovation.

La recherche représente la croissance de demain et cela a un coût.

Prenons l’exemple de Singapour.

Pour soutenir la recherche et l’innovation, le gouvernement singapourien a mis en place, à travers son budget 2010, le Productivity and Innovation Credit Act, qui s’étend jusqu’en 2015.

Toutes les entreprises investissant dans la recherche et le développement pourront ainsi bénéficier de déductions fiscales, allant jusqu’à 250 % des dépenses qu’ils ont encourues.

Ce, dans les six activités suivantes : recherche et développement, enregistrement de la propriété intellectuelle, acquisition de la propriété intellectuelle, activités de conception, automatisation grâce à de nouvelles technologies et formation des employés.

● Comment stimuler l’investissement dans ce secteur et créer davantage d’emplois ?

Les facteurs qui peuvent influencer le niveau d’investissement sont d’abord les taux d’intérêt réels. Et une baisse conséquente des taux directeurs est souhaitable, comme cela a été le cas aux Etats-Unis.

D’autres facteurs à prendre en compte pour booster l’investissement sont évidemment le taux de croissance de la demande, l’impôt des sociétés, les changements technologiques, le degré de concurrence sur le marché et bien entendu, le niveau de confiance des entrepreneurs.

S’il y a un feel good factor qui règne au niveau du climat des affaires, cela les encouragera à investir, comme ce fut le cas en 2010, lorsqu’on pensait que la crise était derrière nous.

Comment les PME pourraient-elles profiter de l’implantation des grosses firmes manufacturières à Maurice ?

Comme je l’ai dit précédemment, il y a une interdépendance de notre tissu économique que ce soit au niveau des différents secteurs d’activités, ou encore s’agissant de la taille des entreprises.

Les grandes entreprises travaillent avec leurs sous traitants.

Nous pouvons aussi réfléchir à la mise en place de pôles de compétitivité à Maurice.

Ceci rassemble, selon les sous-secteurs d’activités, des entreprises de toutes les tailles, des laboratoires de recherche et des établissements de formation pour développer des synergies dans le sous-secteur concerné.

Cela peut permettre aux entreprises impliquées de prendre une position de premier plan dans leur domaine respectif. C’était d’ailleurs l’une des recommandations de la MCCI dans le mémorandum pour le budget 2012.

Propos recueillis par N. J.

    

Commentaires

Par:-Nagen Gangadoo
With a morose economic outlook looming on the international landscape and the fear of a double dip recession coupled with uncertainties regarding political commotion in French and Germany,we badly and urgently need a rethink of our strategy and orientation. Mauritius has experienced a relatively low inflation albeit a commendable economic growth due to the supportive measures taken in the past. Trust that the policy makers will be in the right mindset once again......
Par:-Un etudiant
Li bon qui enan ene objectif-vision pour ameliore nou ti pays. Mais parfois bizin realiste quand nou rode ban benchmark. Mo croire en general ban mauricien bizin evaluer zotte propre situation ( culture, discipline, corruption, ethique, law &order, etc) pour decider si oui ou non Singapore nou vision ideal. Nou bizin assez honete envers nou meme pou avouer qui Singapore c'est ene mission impossible pou nou pays. Pour faire ene analogie, est-ce qui ou coire la chambre de commerce d'athens en grece pou capave ale prend comme benchmark la discipline et productivite des allemands- enfin quit fois l'epoque Socrates!! Peut etre Malaisie ene benchmark plus rationel pou maurice. Dailleurs enan ene tas mauriciens qui bien placer a maurice (qui fine vive et travail a singapore comme professionel) qui pou capave donne ene genuine feedback a MCCI. Li bon rever mais parfois bizin reve ziste!!
Par:-Fernando
Ki competitivite li pe cozer??? Dan moris la majoriter Patrons ek zot bann travailleurs pas compran sa definition competitivite, tou simplement parseki pena aucaine culture du travay!!! Dan Moris ena zis batt batter ek boucoup plaigner...
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