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Et l’Etat dans tout ça ?
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Par:-  Rabin Bhujun

On 30/10/2011

Moins de blabla, davantage d’action. La promesse du ministre des Finances, à moins d’une semaine de son discours du budget, est stimulante. Si Xavier Duval fait ce qu’il dit ( lire pages 10 à 13), la quasi- totalité de ses mesures budgétaires sera appliquée dès juin 2012. Mais on se pose toutefois des questions : le gouvernement a- t- il la capacité et surtout la volonté de montrer la voie en matière d’effi cacité ? Duval le rappelle volontiers : le gouvernement et sa pléthore de corps paraétatiques doivent également contribuer à l’effi cience de notre économie. Tous doivent proposer le meilleur service possible au meilleur coût. A compter du 4 novembre, Xavier Duval essaiera donc de concrétiser cette vision… de préférence dans six mois.

Cette profession de foi a toutefois un air de « déjà- entendu » . Il y a cinq ans, le budget de l’Etat faisait déjà la part belle à l’assainissement des fi nances et de la gestion des corps paraétatiques. L’ancien ministre des Finances Rama Sithanen expliquait, en juin 2006, que le gouvernement allait cesser d’investir massivement l’argent du contribuable dans des institutions « dépassées » et « ineffi cientes » . La fermeture de la Development Works Corporation ( DWC) allait même, disait l’ancien ministre des Finances, démontrer la volonté du gouvernement de « mettre de l’ordre » dans ce secteur. Le discours était beau. Les actes, eux, n’ont pas convaincu. Ainsi, la très grande majorité des « licenciés » de la DWC est allée gonfl er les « staff lists » d’autres organismes parapublics déjà surnuméraires ! Cinq ans plus tard, il suffi t, par exemple, de se rendre au Parcel Post Offi ce ( PPO) de Port- Louis pour se rendre compte à quel point l’ineffi cacité est érigée en dogme dans certaines de nos administrations. Au PPO, ce lieu d’un autre âge, l’informatique n’existe pas. Des postiers y palabrent indéfi niment avec des douaniers et gribouillent dans des registres antédiluviens avant d’ouvrir des colis contenant parfois deux livres ou un vulgaire gadget électronique.

C’est ce secteur public pléthorique et archaïque que Xavier Duval se donne pour mission de réformer. On connaît la recette pour cela. Elle passe par l’informatisation, la réduction des coûts et des effectifs, la formation du personnel pour le rendre apte à suivre et appliquer un « process » bien défi ni. Dans certains cas, la réforme passe par la fermeture pure et simple d’organismes dont la mission peut être plus effi cacement assurée par le secteur privé.

Pour atteindre cet objectif de réforme, Duval devra toutefois surmonter quelques obstacles de taille. Les plus coriaces ne sont d’ailleurs pas ceux que l’on croit. Ainsi, ce ne sont pas les syndicats qui posent problème. La volonté politique d’un gouvernement peut, en effet, avoir raison des plus belliqueux d’entre eux. Anerood Jugnauth l’a démontré avec les employés du Central Electricity Board dans les années 80. Le seul ennemi qui est en mesure d’empêcher Xavier Duval de réussir s’assied à la même table que lui les vendredis. L’ennemi, ce sont ses vingt- quatre collègues du Conseil des ministres. L’ennemi, c’est le politique en lui.

Les corps paraétatiques sont un formidable terrain de jeu pour les députés et ministres. En 2006, Rama Sithanen dénombrait « plus de 150 » de ces « authorities » et « boards » . Voyons les possibilités : 300 directeurs et chairmen potentiels à nommer… presque tous des nominés politiques. C’est alléchant. Autant de « offi ce attendants » et « clerical offi cers » à caser. Soit des centaines de possibilités d’honorer les promesses d’emploi faites durant une campagne électorale.

Cette instrumentalisation des corps paraétatiques par les gouvernements successifs atteint, dans certains cas, les limites de l’absurde. Un ministre important a ainsi pris pour habitude d’informer personnellement les personnes de la même « communauté » que lui de leur promotion.

Histoire de leur faire croire que c’est de lui que dépend leur bonne fortune.

Quand Xavier Duval dit qu’il va promouvoir un secteur parapublic de « high effi ciency » , il va à l’encontre des intérêts de ses propres collègues du gouvernement. Pas sûr, donc, que ces derniers, ni même leur patron à tous, le soutiennent dans sa mission. Voici, à coup sûr, une mesure qui prendra plus de six mois pour être réalisée. Jusqu’ici, en tous cas, cinq ans n’ont pas suffi …


Commentaires

Par chitchat
Nov 03, 2011
@Ruizindana, You've made a very constructive expose of Political Corruption. Dr Abdul Ruff made a thorough investigation of the issue, he said "Rampant corruption is now a global phenomenon affecting the health of a nation building in many a nation" His informative report can be seen on WWW.can corruption be eradicated in India. Like Anna Hazare, The Hon X Duval can take the bull by the horns as you mentioned but he won't even control corruption which is inbiult in the system but failures are facts which prove that someone had at least tried to be successful.
Par From: Ruzindana.
Nov 03, 2011
From: Ruzindana. Political Corruption. Instrumentalisation des corps paraétatiques par les gouvernements successifs. June 2011-Prime Minister Navin Ramgoolam sent a strong wake-up call to parastatal bodies and public sector organisations at the Mauritius International Investment Forum. The message: Get results or face the consequences. “There are no sacred cows. Those who do not perform will be sanctioned. I have already started – and you ain’t seen anything yet,” warned the prime minister. The two-day forum was organised by the Board of Investment (BOI) at the Intercontinental Hotel in Balaclava and has attracted more than 600 local and foreign delegates. If there is little or no opening to work in anti-corruption, the strategy should focus on societal measures to increase awareness of the problem and develop a constituency for reform. However, if openings are partial or significant, the strategy should combine societal reforms to institutionalize political will with targeted institutional reforms. The strategy should target institutions (such as the judiciary, police, or customs, licensing, procurement, and tax offices) where the problem of corruption is serious, yet the opening to work there is substantial (e.g., where there is a pro-reform minister). In general terms, corruption arises from institutional attributes of the state and societal attitudes toward formal political processes. Institutional attributes that encourage corruption include wide authority of the state, which offers significant opportunities for corruption; minimal accountability, which reduces the cost of corrupt behavior; and perverse incentives in government employment, which induce self-serving rather than public-serving behavior. Societal attitudes fostering corruption include allegiance to personal loyalties over objective rules, low legitimacy of government, and dominance of a political party or ruling elite over political and economic processes. Possible responses to these underlying causes of corruption include institutional reforms to limit authority, improve accountability, and realign incentives, as well as societal reforms to change attitudes and mobilize political will for sustained anti-corruption interventions. Hot Lines and Whistle-Blower Protection— Hot lines improve accountability by enlisting coworkers, businesses, and citizens to report corrupt acts. The government office responsible for investigating such acts often operates a hot line. For example, in Hong Kong, the Independent Commission Against Corruption runs a hot line and guarantees that every allegation is investigated. It also protects those who make reports by granting file access to officers on a "need to know" basis only. However, in cases where anonymity cannot be guaranteed, those who protest corruption often place themselves at risk. In many countries, whistle blowers are often fired or punished, subjected to administrative harassment, and exposed to violence. For this reason, anticorruption efforts need legislation to protect whistle blowers from official sanctions or even to reward them. Uganda, in fact, is now considering a recommendation to reward officials who provide information leading to the successful recovery of embezzled public funds. Mauritius- worthwhile to say that some parastatal bodies recourse to publishing costly Annual reports every two years, and the restrictive mechanism in releasing those same publications means the general public scarcely comes to know the level of recurrent Office Budget deficits – that runs in millions of Rupees. Warmest thanks Mr. Bhujun to bring up the subject of waste and mismanagement in government owned bodies. As a professional Accountant, the expectation is that Hon Duval will seize the bull by the horns and start bringing harness and sanity that would erase the laisser –faire attitude that impact on tax payers and voters in the country.
Par ABCAN
Nov 02, 2011
Xavier is a very intelligent man....Give him a chance to prove that he is better...No doubt about this.
Par Elvis
Nov 01, 2011
Xavier Duval is the most sophisticated finance minister Mauritius ever had since independence.He is also the most intellingent politician as well.Just give a little time to sort this out.Amid Eurozone crisis,i 'm adamant he's the right man at the right place and at the right time to take care of our business.
Par Queen
Nov 01, 2011
XLD is learning fast from the BOSS how to lure and manipulate this credulous population. He's talking about effeciency? You do not have to wait to be Minister of Finance to be conscious and behave along such lines of effeciency and avoiance of wastages. As a test of his sincerity, one just have to look at what he did with MTPA, Tourism Authority and Air Mauritius under Manoj Ujoodha... The proof of the pudding is in the Eating... not mere talking. PMXD & XLD have the DNA of MAJA KARAO. How will they change that? Attane même avek labouzi Rouge....et Blue!
Par michmac
Nov 01, 2011
This article from RB is quite pertinent. The good faith of XLD should not be doubted. He is a high level professional and the population do expect him to come up with a policies and strategies that would keep the country moving forward to improve the standard of living of the population in spite of the very difficult environement actually prevailing. He has targeted efficiency and effectiveness and I am sure he will demand clear action plan with performance indicators from each of these parastatal bodies with time frame for acheiving the targets and June 2012 is not an illusion. I do not also think that he will not be supported by his cabinet colleagues. However, it is the appointed "ti copain" at the head of all these bodies that could be the constraining factors. Many of these do not have any ideas of the role and objectives of their institutions neither do they have performance indicators to create efficiency and effectiveness. It is at the level of the "ti copain" that a comprehensive assessment has to be conducted and very strong actions to eradicate those who do not have relevant competence to carry out their tasks have to be instantly implemented. With this, XLD would realise his ambition and the population would recognise his capacity and willingness to work for the country.
Par Das M
Oct 31, 2011
This is an interesting and timely article. There is a balance to be struck between public sector efficiency cuts (often meaning restructuring and job cuts - not very popular among politicians!), high politicising of public sector with parachuted nominees often not having the right skills; and privatisation or semi-privatisation through PPP perhaps. Because let's face it, change is not going to happen soon (certainly not in 6 months) in the public sector for the reasons mentioned. Change can only happen incrementally and the fundamental question is how does the taxpayer gets value from the public sector? Working from that premise, the decision-maker then asks how (best) can I achieve that through controlled change taking on board the context of the political environment? In the UK, the coalition is finding it painful to make drastic public cuts, especially with the lack of a clear strategy for growth, in the midst of the Eurozone economic problems. Though it set itself clear targets and managed expectations by stressing the need to reduce high public debt, only time will tell if this high risk (potentially high gain) strategy will work. In our case here it is key to focus on achieving value for money rather pure efficiency cuts, work the politics and maybe potential involvement of the private sector to instigate change. Not an easy task, especially in the current political environment, but where there's a will...
Par bimbo
Oct 31, 2011
one thing is undeniable ...XLD is a professional . he will not be easily be influenced by any pressure whatsoever. he will have a difficult time indeed....god helps..........................
Par BAMzzz -MTX
Oct 31, 2011
ANOTHER TINA-WALLAH who glorified sithanen eras.
Par Nadeem
Oct 31, 2011
Sa PPO la crime sa. Buku fonctionnaire labas pena maniere cozer narien ek public. Zot cozer rier mette dialog ou bizin attane 1 heure en moyenne pou recupere ou ti parcel. Prend ticket ici, alle paye lot lacaisse, apres prend parcel ene lot place. Wadirer p zouer boule are ou.
Par WorldWord
Oct 31, 2011
Rabin Bhujun écrit fort ce que nombreux pensent tout bas. Ce qui est vraiment dommage c'est le fait que plus the 3/4 de la population active de ce pays sont parfaitement au courant des rouages de "p'tit copain" du pouvoir actuel. Pour résumer le status quo concernant les deux divisions socio-politique fondamentales de ce pays: Ce qui veulent que NR reste en pouvior afin d'assurer leurs ligné dans le secteur publique, grassement payé par le dur labeur des travailleurs du privé, et ceux qui veulent que cela cesse. Malheureusement, nous savons tous que le PM actuel ne mettera jamais l'ordre dans ce secteur, plus précisement: comme il faut, pour les raisons que Rabin cite clairement dans son article. La dernière fois que NR a bougé son doigt dans ce sens c'était pour les donner une augmentation salarial phénoménal en essayant d'expliquer a tout ses fonctionnaire qu'il doivent maintenat bosser pour de vrai! BRAVO Navin, t'as vraiment enfoncé le clou dans le cou du secteur privé, qui doit payer pour tout cela comme d'habitude. Is that the best you can do to make your principal voting machine work harder? Please! Surprise us all!
Par MBCTV
Oct 31, 2011
''Pas sûr, donc, que ces derniers, ni même leur patron à tous, le soutiennent dans sa mission. Voici, à coup sûr, une mesure qui prendra plus de six mois pour être réalisée. Jusqu’ici, en tous cas, cinq ans n’ont pas suffi ..'' Well put Rabin Bhujun!Poor XLD!VIVE LE PATRON!
Par ledodo38
Oct 30, 2011
Enfin une analyse constructive pour notre pays au lieu des eternelles analyses sur les alliances stériles de l'opposition! De toute évidence le gouvernement travaille et la présentation du budget mobilise XDuval et ses équipes techniques. Concernant la nomination des personnes à la tete des coprs parapublics, affirmer que ce sont que des incompétents qui y sont est une absurdité! Le gouvernement ne doit il pas placer les personnes en qui il a confiance? Meme les entreprises privées placent leurs hommes de confiance a des postes de direction! Ces hommes de confiance doivent appliquer le programme du gouvernement - ils décident de la politique générale de l'entreprise et ce sont les équipes techniques qui doivent l'implementer. Nous ne pouvons pas et ne devons surtout pas étre dirigés par des technocrates! Il faut avoir les politiques qui ont la meme vision que le gouvernement! Les corps parapublics compensent l'absence du privé dans certains domaines.
Par Lélio Wong
Oct 30, 2011
XLD The Lonely Ranger. Jocelyn Grégoire qui a pu rallier les bleus doit rapeller à l'ordre le grand manitou que tel n'étaient pas les conditions de faire " dominère" à celui qui a eu la tâche la plus difficile de s'occuper des plus démunis avec un maigre budget pour ensuite s'asseoir sur un nid de carapates. Actuellement, " bef pé travay, souval pé manzé. XLD ne doit pas répéter l'erreur de son père, sacrifier des sociales démocrates pour des encapareurs travailliste, la ou il est en mésure de faire tout basculer. Il fait pitié " LE BON PITI " !
Par Jose Philibert
Oct 30, 2011
Ne jetons pas les armes prématurément. Il s'agit d'abord d'utiliser nos ressources humaines qualifiés et entrainés à bon escient. Nos jeunes et moins jeunes pouvant "deliver the goods" sont là disposés à apporter leur contribution à tout effort national pour un meilleur rendement des services de l'État. Passons moins de temps dans les chamailleries non-productives comme s'occuper des fausses agitations permanentes que proposent à longueur de journées, semaines, mois et années, des opposants en mal de se faire voir en s' assurant une couverture excessive par des médias ayant embrigadés des agents politiques déguisés aux côtés d'autres employés qui assurent un service d'information utile. 3. Gérer sciemment et consciemment avec des objectifs précis et définis. en anglais "manage by objectives". Travailler et fonctionner de façon professionnelle efficacement et non passer son temps à glander sur le lieu de travail. 4 Cesser avec le faire semblant et le travail au petit bonheur. ----- Il y a bien des moyens et le potentiel humain et la technologie nécessaire pour réussir à Maurice, Que l'on s'y mette au plus vite.
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