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Xavier fait encore rêver les PME
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Par:-  Stéphane Saminaden

On 26/10/2011

Le ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, a réussi à dérider l’atmosphère tendue de ces dernières semaines. Cela, grâce à une déclaration qu’on pourrait juger hallucinante si on n’avait pas un peu le sens de l’humour. «Je présenterais un budget responsable», a-t-il déclaré lors d’un congrès du PMSD dimanche dernier. Ouf, on l’a échappé belle, dites donc.

Plus sérieusement, cette déclaration signifie sans doute qu’il n’y aura pas de budget électoraliste. Au menu des priorités du nouveau ministre qui présentera son budget le 4 novembre figurent la relance de l’investissement, des exportations, le social et le «revival» du secteur des petites et moyennes entreprises (PME).

Pour ce qui est de la relance de l’investissement, il faudra s’attaquer aux contradictions systémiques, harmoniser la fiscalité et combattre la bureaucratie. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a dit souhaiter un meilleur dialogue entre le privé et le gouvernement. C’est ce qu’il a déclaré lors de l’inauguration du «shopping mall» de Bagatelle du groupe Espitalier-Noël. Tout un symbole.

Pour ce qui est des exportations, le problème de Xavier Duval sera de convaincre Rundheersing Bheenick, gouverneur de la Banque de Maurice, d’assouplir sa raideur cadavérique sur la politique monétaire. Bonne chance !

Quant à faire de l’île Maurice un plaisir pour les petits entrepreneurs, il y a un vaste chantier qui attend le ministre des Finances. Disons-le tout de suite, personne n’est satisfait des multiples plans d’aide créés pour les PME, à commencer par les principaux concernés et même le «Joint Economic Council» (JEC), qui fait un constat d’échec à ce sujet dans son mémoire pré-budgétaire.

Pour donner une idée de l’ampleur de la tâche de ceux qui souhaitent s’attaquer à ce dossier, commençons par dire que même les statistiques fi ables sur ce secteur n’existent pas. Pour «Statistics Mauritius», une PME est une micro-entreprise employant moins de 10 personnes. Pour la «Small and Medium Enterprise Development Authority» (SMEDA), une PME est une entreprise qui brasse un chiffre d’affaires de moins de Rs 10 millions par an.

Avec sa definition basée sur le nombre d’employés, «Statistics Mauritius» arrive au chiffre impressionnant de 90 000 PME opérant à Maurice. La SMEDA, elle, n’a pas de chiffres. D’autres sources estiment le nombre d’emplois entre 50 000 et 60 000. De toute façon, les PME sont bien un secteur clé pour l’emploi et l’«empowerment» économique.

Ce serait sans doute rabâcher que de formuler à nouveau les défauts identifiés dans ces différents plans d’aide. Ils ont été déjà largement disséqués. C’est surtout au niveau du soutien financier et des appoints techniques que le bât blesse. Les institutions financières ont un problème, soutient le JEC. Et celles-ci rétorquent qu’elles ne font qu’appliquer les normes prudentielles standards. Deuxièmement, au niveau des membres du personnel technique de soutien («consultancy») mis à la disposition des PME, ces derniers se lassent vite de ces petits boulots car ils ne peuvent pas facturer une PME comme une grande entreprise. Troisièmement, faire des PME des exportateurs vers la région est un vieux rêve que l’on nous vend depuis des décennies. Même avec la COI, le COMESA ou la SADC, des problèmes d’accès aux marchés paraissent insurmontables pour une PME. Il y a un manque de différentiation au niveau des produits, et les interlocuteurs sont invariablement les mêmes dans les foires commerciales régionales. Sans compter le problème de la corruption. Comme dirait l’autre : «Aret rever camarade !»


Commentaires

Par michmac
Nov 01, 2011
SS has rightly pointed out in his article the failure of assistance programmes to SMEs by Government. Over the years we have seen that institutions such as SMEDA, EM etc have never been of any use or benefits to small enterprises. This is true because the employees of these institutions are civil servants and have no clue at all of the needs and priorities of small enterprises. They come with lot of rethorics and theories that are not even understood by the entrepreneurs. There is no reason for the population to rely on such institutions. The running of such institutions is just a big waste of public funds and I am sure XLD would address this issue in his coming budget. Let us be honest. The sucess of any enterprise is totally reliant of the ability and committment of the person leading the enterprise. Any assistance from government must be considered as a bonus. The determination and will-power of the entrepreneur is the most crucial factor. There are many successful entrepreneurs on the island and the very reason for their success is because they have not relied on government assistance for fear to fail their project. Let us convince government to close these cosmetic institutions and give the money direct to entrepreneurs who have the right ideas and approach as well as the right skills to succeed in this new business environement. Let us build on success and boot out lame ducks in the public sector which are here to "bouffe" public funds with no outcome.
Par Nivarp
Oct 28, 2011
1.) Abolish the abusive taxes on Petroleum Products since years. 2.) Salary compensation should be applicable for those earning upto MUR33,333.33 and not MUR30,000.00 3.) Remove VAT on internet, communication in general, absolutely all foodstuffs and on services, like bank charges and also removal of VAT on bicycles and other eco-green equipment and projects. 4.) Income Tax should be exempt to all those earning less than MUR25,000 - one of the false promises of previous previous Finance Minister 5.) DBM Loans rate of interest should be reduced, especially loans to SMEs, loans for water tanks, solar water heaters, computers, eco-green projects. 6.) For any person, no longer employed whatever the circumstance and reason, a monthly grant should be given (financed by NSF Contributions) for a limited period of time upto the time of his/her re-employment. 7.) Review Internet Tariffs and full liberalisation of all telecommunications and media facilities. (ISPs, Mobile Phones Service Providers, Private TVs, etc...)
Par iqbal carrim
Oct 27, 2011
Foreign goods- ready made shirts,trousers,jeans,shoes and socks etc are flooding our traditional and sophisticated markets both for our local consumers and visitors.Our tailors and cobblers are phasing out.They cannot even afford a subsidised rent (if at all there is an offer)in a small corner of our big shopping malls to express their craftsmanship and survive.More and more financing schemes for the SME's have become a worn out mantra and will simply run down the drains.
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