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Par:-  Raj Meetarbhan

On 18/10/2011

Avec la rentrée parlementaire, on disposera d’un indicateur fiable de la vitalité de notre démocratie. Si les élus parviennent, à travers les questions aux ministres, à lever le secret sur les abus et les dérapages des autorités, on dira que la gouvernance s’améliore. En revanche, si le gouvernement décide de maintenir une chape de plomb sur les informations qui l’embarrassent, nous saurons que notre république n’a pas perdu son essence bananière.

Il existe plusieurs façons d’éluder les interpellations parlementaires. Certains ministres le font de manière grossière tandis que d’autres se montrent plus subtiles. D’abord, il y a les tactiques dilatoires.

Les ministres s’en sortent en affirmant que les réponses sont en cours d’élaboration. Elles ne sont jamais déposées par la suite. Ainsi, le député MMM Rajesh Bhagwan a porté à l’attention du «Speaker», lors d’un entretien, mercredi dernier, une liste de plus de soixante-dix questions parlementaires qui sont restées sans réponses depuis l’installation du nouveau gouvernement, soit depuis mai 2010.

Chacun contourne les questions à sa façon.

Dans un cas, le Premier ministre a refusé de donner la liste de ses voyages et la composition des délégations qui l’accompagnent à l’étranger, se contentant d’affirmer que ses missions profitent à la population.

Ensuite, il y a le recours à une disposition juridique concernant le statut des compagnies dans lesquelles l’Etat est actionnaire. Par exemple, lors d’un précédent mandat, Xavier Duval donna la réplique suivante au Parlement : «Mr Speaker, Sir, the nature of the present question being put today relates to the day-to-day management of ‘Air Mauritius Ltd’ and I do not consider it appropriate to deal with such matters in this House.»

Il n’y a pas que la culture du secret qui est responsable de l’inefficacité de la tranche réservée aux questions. Il y a également la mollesse des opposants.

Rappelons-nous la configuration de 2009-10.

Le gouvernement se trouvait alors en face d’une opposition loyale, le MSM, et d’un parti d’opposition, le MMM, qui espérait une alliance avec le parti au pouvoir.

On saura, cet après-midi, si nos politiciens ont choisi de s’élever au-dessus des manoeuvres politiciennes pour enfin respecter le droit de la population à l’information.

 


Commentaires

Par Jincy d,olo
Oct 18, 2011
We all remember the MMM did not question Maya, pou pas embarrass Madame la. It was a question on the Medpoint scandal?
Par From: Tomazin
Oct 18, 2011
Tomazin Politically Independent opposition. Il y a également la mollesse des opposants./ Parliamentary questions (PQs) are one of the principal methods by which Members hold the government to account. The following reasons have been suggested for the substantial growth of parliamentary questions: Outside pressure from the media and websites have led to a focus on parliamentary activity rates; full-time Members and a less deferential society had created a cultural shift in the tabling of PQs. In Mauritius, except for some few elected members that really marshal effective Parliamentary questions, the laxity on the part of many is most shocking, and the perception is that PQ is just another mundane exercise like the National audit report. The role of the opposition for the vast ordinary citizen is to hold the government to account. There cannot be a letdown in the standards and quality of PQ just because an electoral horse trading bargain is secretly on the cards. The opposition still needs to sharpen its attack. The average citizen wants the opposition to building momentum. In Parliament, questions focus heavily on weaknesses in failing promises, the possibility that the government won't deliver, or the wooliness of proposed laws. It's one thing to hold a government to account and be united in the aftermath of an election. I acknowledge that we have a very long way to go to win back the trust of the Mauritian community. Until the next state election, the battle has just begun.
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