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Paul Jones : «Le bling-bling est révolu, il faut redéfinir le luxe»
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Pierrick PÉDEL  |  30/11/2011

Le CEO de Lux* Island Resorts  (ex-Naïade) explique le nouveau positionnement du groupe hôtelier  qu’il dirige.

Vous venez de procéder à un exercice de « rebranding » . Pourquoi ?

Cela s’est avéré nécessaire car le secteur a beaucoup évolué au fil des 10 dernières années.

J’ai retrouvé une île que j’avais quittée en 2002, transformée de façon radicale. Le nombre d’hôtels avait augmenté les marchés, les législations, la société avaient subi des changements profonds. Cependant, le produit était le même et n’avait pas suivi les attentes des clients qui avaient, elles aussi, changé en fonction du contexte économique diffi cile.

J’ai aussitôt vu l’opportunité de créer quelque chose d’unique, en partant d’un constat basique : la notion de luxe a profondément changé.

Finis les excès et la frime, désormais, le vrai chic est devenu simple, informel, personnalisé.

Dans ces conditions, plutôt que de reproduire une énième version de la trilogie soleil- merplage des vacances 5- étoiles sous les tropiques, Lux* Island Resorts devait totalement repenser la formule.

Le « rebranding » étaitil seulement un changement d’identité ?

Non, ce rebranding n’était pas seulement un changement d’identité nous voulions vraiment utiliser cette plateforme pour revigorer le software , le fameux service pour lequel Maurice était connue. Nous avons ainsi fait appel à des professionnels, dont Ron Kaufmann, qui a abattu un travail colossal avec nos équipes aux Maldives, Maurice et La Réunion.

Une fois cela fait, nous pouvions regarder de plus près notre concept et notre marque.

Est- ce que cette marque était proche de nos clients ?

Est- ce que le produit plaisait et est- ce que l’offre pourrait plaire avec les attentes évolutives des clients surtout dans un contexte économique difficile ? Cet exercice de rebranding a vraiment comme objectif de positionner notre groupe pour les années à venir. C’est notre carte maîtresse dans notre stratégie de futur.

Avec cette nouvelle identité, « Lux Island Resorts » , vous vous positionnez résolument dans le haut de gamme. N’y a- t- il pas une certaine saturation dans ce créneau à Maurice ?

Il faut vraiment redéfi nir le luxe car le luxe qu’on connaissait dans les années 80 et 90 est dépassé, révolu. Ce n’est plus du bling- bling que les touristes cherchent. C’est vraiment l’ understated luxury . C’est faire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire.

Les gens cherchent à célébrer chaque instant de leurs vacances et à retrouver des plaisirs simples. C’est ce que nous offrons. Lux , en latin, veut dire lumière et cela épouse bien le concept Island Light et ce n’est qu’un jeu de mots quand on le compare à luxe

Vous avez enregistré une perte nette lors du dernier trimestre. Comment expliquez- vous cette performance ?

Le dernier trimestre, qui couvre la période de juillet à septembre, est la basse saison pour l’industrie touristique. Les tarifs y sont beaucoup plus bas, comparés aux autres mois de l’année.

Cependant, par rapport à l’année dernière, les chiffres sont en nette progression, avec une hausse de 28 % du chiffre d’affaires et un « turn around » de Rs 63 m au niveau de l’EBITDA ( NdlR : Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization , équivalent au produit d’exploitation en comptabilité française,).

Comment se présente la haute saison ?

Nous enregistrons un bon début de la haute saison avec une progression du taux moyen d’occupation. Mais il nous reste encore beaucoup de chambres disponibles. Nous avons une visibilité qui dépasse les trois mois et nous constatons des progrès sur la plupart de nos marchés. Nous restons toutefois assez prudents car l’environnement économique sur nos principaux marchés n’est pas particulièrement favorable.

Comment se portent vos établissements aux Maldives ?

Pour Lux Maldives , nos établissements ont connu et connaissent encore une forte croissance de la demande. Cette destination connaît une forte augmentation de la demande en provenance des marchés asiatiques. Et nous sommes bien positionnés pour capter et satisfaire cette demande.

« C’est faire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire. Les gens cherchent à célébrer chaque instant de leurs vacances et à retrouver des plaisirs simples. »


 

    

Commentaires

Par:-shirat
It was high time now to change. Being innovative does not mean that we should change everything but still be creative, this enhances many people in the company to be more passionate and trustworthy towards themselves. Changing the name is a good idea for the 10 coming years, Guests are looking for the passion and culture that mauritius can share with them. Every tropical country proposes sea, sand and sun. But Lux* Island Resorts is proposing more than just the minimum but it is giving to the guests the passion and the devotion of all its team members throughout the whole company.
Par:-John
The answers of Paul Jones are very abstract. There is definitely confusion between the rebranding and the services. Rebranding is one thing and services are another. Naide is definitely a difficult name to pronounce and it is a good thing to change it to Lux Island resorts but the names of the hotels should have remained as it was just by adding,for example: Beau Rivage, a Lux* Island Resorts and Legends, a Lux* Island Resort and Le Pavillon, a LUX* Island Resorts. In terms of pure marketing, it is a bad thing to have excluded the Merville and Tamassa, in doing so Paul Jones is down grading these two hotels and make the marketing unnecessarily complicated for the five hotels of the group. Mervile and Tamassa could still be a LUX* Island Resort and the number of stars and the price would have made the difference in the eyes of the clients. It is a bit of a silly approach. Paul Jones who is advocating simplicity is doing just the contrary. It is not too late to bring corrective measures and my advice is free of charge.
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