vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Vikash Tulsidas : «Il y a trop de brokers, de banques et de sociétés d’assurance»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Pierrick PÉDEL  |  16/11/2011

● On constate que la Bourse de Port-Louis s’est légèrement redressée à partir de début novembre. A quoi est dû ce mouvement ?

Le marché est remonté dans la perspective de la publication des comptes des entreprises et dans l’attente de l’annonce des dividendes. Sans doute le marché attendait- il une hausse des bénéfices mais finalement dans l’ensemble les profits affichent des baisses.

En général, on peut constater que les chiffres sont moins bons pour ce trimestre.

Après de grosses inquiétudes, on a eu de bonnes nouvelles en provenance d’Italie.

La nomination de Mario Monti au poste de Premier ministre a été bien accueillie au niveau international. Et Maurice suit la tendance des grands marchés internationaux.

Par ailleurs, le budget a été bien accepté et l’annonce de la suppression de la taxe sur les dividendes a constitué un élément de soutien même si elle a été contrebalancée par celle de l’abolition de l’impôt sur les intérêts versés.

● Quelles sont les perspectives pour les investisseurs ?

Le marché est actuellement dans une situation délicate. Il semble clair que nous allons souffrir en 2012. Je pense par exemple que la performance annuelle de Rs 4,5 milliards enregistrée par la Mauritius Commercial Bank (MCB) au 30 juin 2011 sera difficilement renouvelable l’année prochaine.

● Pourtant, en termes de «Price Earning Ratio» (PER, le rapport cours/bénéfice), il y a des opportunités…

Oui, il est vrai que le PER du marché est actuellement de 11,38 alors que celui desbanques est par exemple à 9,8. Pour les établissements financiers, il y a manifestement un discount par rapport au marché dans son ensemble. En revanche, sur le rendement des dividendes (dividend yield), l’écart est beaucoup moins net.

● Dans le tourisme, la basse saison a été difficile. Comment se présente la haute saison ?

La haute saison s’annonce encourageante. Les taux d’occupation ne sont pas mauvais et les réservations se situent à un niveau honorable. Reste le problème de la parité de la roupie sur le marché des changes. En outre, avec la crise en Europe, le tourisme risque encore de vivre des moments difficiles.

● Dans le sucre, on y voit un peu plus clair…

Là encore il existe un problème avec l’euro puisque c’est la monnaie dans laquelle le sucre mauricien est payé.

Mais force est de constater une meilleure visibilité. Les comptes d’Harel Frères et d’Omnicane sont positifs. Avec le budget, il existe des perspectives plus claires en matière de production d’éthanol, ce qui devrait contribuer à soutenir ceux qui s’intéressent à ce produit.

● La construction en revanche n’a plus autant de visibilité…

Il y a bien de nouveaux chantiers routiers mais on constate un ralentissement dans l’immobilier. Cela va bien évidemment affecter les entreprises du secteur.

● Quid du secteur de l’assurance ?

Il faut attendre les développements dans la fusion Swan-Cim. La question est de savoir si d’autres développements vont intervenir. Il y a des synergies possibles à venir. Avec La Prudence-Mauritius Union et Albatros-Swan, nous avons eu deux fusions dans l’assurance en deux ans. De toutes les façons, on sait qu’il y a trop de brokers, trop de banques et trop de sociétés d’assurance à Maurice.

Contrairement aux budgets précédents, il n’est plus question de mettre «Mauritius Telecom» en Bourse. Pourquoi ?

Le marché est tellement tombé que ce n’est plus d’actualité. En outre, il existe une certaine crispation entre les intérêts français (NdlR : France Telecom détient 40 % du capital) et les intérêts mauriciens dans le groupe.

En cas de cotation en Bourse, le problème serait de savoir qui accepterait d’être dilué.

● On parle beaucoup d’une prochaine création d’un marché de la dette. Qu’en est-il vraiment ?

Tout le monde s’accorde à dire qu’un marché de la dette serait un plus pour la Bourse. La demande est là. La Stock Exchange of Mauritius est d’accord. La Bank of Mauritius travaille sur le type de marché à développer. Quelque chose pourrait se concrétiser en 2012.

● Les investisseurs étrangers font souvent la pluie et le beau temps à la Bourse de Port-Louis. Quelle a été leur position récemment ?

Depuis le 1er juillet, les investisseurs étrangers sont vendeurs nets à hauteur de Rs 742 millions. Ils ont vendu pour Rs 1,468 milliard et acheté pour Rs 726 millions de titres de sociétés mauriciennes.

A noter aussi que la cession de 5,2 % de Rogers par la banque américaine State Street à ENL Investment est comptabilisée dans les ventes des étrangers. Ils sont vendeurs nets sur les banques MCB et State Bank. En revanche, ils sont acheteurs nets (Rs 68 millions) sur New Mauritius Hotels.


 

    

Commentaires

Par:-Gerald
"Marche de la dette"!!! The world is upside down... Who wants to buy debts? Normally people buy assets... Outright Capitalism No, Responsible Capitalism Yes.
Par:-Dilip Shukla
I partly agree with Mr.tulsidas as far as number of Insurers are concerned.The reason is historical.Correction by way way of mergers/aquisition especially among small size Companies is the need of the hour.However for Brokers...more the merrier.In the end,it is the value addition and after sales service will be the winner..Technical expertise and experience needs to be strengthened.
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus