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« La bureaucratie tue nos enfants », estime Shirin Aumeeruddy, Ombudsperson for Children
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Propos recueillis par Thierry Laurent  |  23/10/2011

Le mandat de l’Ombudsperson for children arrive à terme le 7 décembre prochain. Shirin Aumeeruddy-Cziffra soutient qu’elle quitte son poste avec le sens du devoir accompli.

L’aventure arrive à sa fin le 7 décembre prochain. Que retenez-vous de ces huit années passées au sein du bureau l’Ombudsperson for Children ?

Cette institution est venue remplir un vide. L’Ombudsperson for Children s’est imposé comme un mécanisme s’assurant du bien-être de l’enfant. Avec les gens de mon équipe, nous avons, je pense, su présenter cet organisme comme un refuge sûr pour les enfants victimes d’abus. Nous sommes aujourd’hui les personnes vers lesquelles se tournent de nombreuses personnes afin de nous alerter sur certains cas. Même les enfants sont au courant de notre fonctionnement j’ai été moi-même surprise d’apprendre que certains enfants en difficulté prenaient eux-mêmes l’initiative de dénoncer leurs agresseurs. En huit ans d’existence, je suis contente de savoir que nous avons su tisser des relations de confiance avec des centaines de victimes.

Vous avez, année après année, rédigé des rapports afin d’améliorer la condition des enfants. Toute cette encre utilisée a-t-elle réellement servi à quelque chose ? Quand on sait que vous ne supportez pas la lenteur administrative…

Je suis entièrement convaincue que ces rapports n’ont pas été rédigés vainement. Il y a certes des recommandations que j’ai faites qui ont pris du temps à être mises à exécution. Il y a, par exemple, le mentoring system qui sera enfin implémenté dans le Child Protection Act. Il y a aussi eu d’autres recommandations qui, aujourd’hui, sont en voie d’être appliquées, notamment celle de l’Ecole des Parents qui semble être pris très au sérieux par l’actuel gouvernement. Maintenant il y a d’autres propositions qui n’ont jamais été réalisées par les autorités. Dans certains cas, je peux comprendre que le gouvernement ne peut pas toujours être sur la même longueur d’ondes que moi c’est aussi cela la démocratie et je respecte. Mais ce que je ne tolère pas, c’est la bureaucratie. Par exemple, qu’on tarde sur le dossier d’un enfant qui vient de passer par un traumatisme et que son dossier n’avance pas car il a besoin d’être examiné par un panel de dix personnes. Là, ça devient inconcevable. Je le redis : la bureaucratie tue nos enfants.

Vous quittez votre poste en décembre ? Quel profil devra avoir votre successeur ?

Mon successeur devra, je pense, répondre à trois critères. Dévouement, indépendance et franchise. Si je quitte ce poste avec le sentiment du devoir accompli, c’est d’abord parce que je suis animée d’une volonté de venir en aide aux innocents vivant dans la douleur et l’humiliation. Deuxièmement, pour pouvoir réussir à un poste pareil, tout dépendra de votre indépendance. Je suis fière de pouvoir dire que pendant mon mandat, ni le Premier ministre, ni le Président de la République, et encore moins le Leader de l’Opposition ne se sont ingérés dans mon travail. Finalement, il vous faut être franc. Il ne vous faut pas avoir peur de remettre quelqu’un à sa place, qu’il soit un simple fonctionnaire ou un ministre.

Dans votre dernier rapport, vous n’êtes pas tendre envers ceux travaillant dans les institutions visant à la protection des enfants. Comment s’annonce l’avenir au sein du bureau de l’Ombudsperson et des autres organismes, après votre départ ?

Je ne peux répondre pour les autres institutions, mais en ce qui concerne le bureau de l’Ombudsperson, je dois dire que je voue une totale confiance à mes proches collaborateurs. Nous avons, au fil des années, su réaliser un bon travail et je suis satisfaite. Maintenant, en ce qui concerne les autres institutions, je lance un appel auprès des employés. Si vous n’avez pas cette vocation, si vous venez travailler sans la moindre motivation, rendez -un service à nos enfants allez chercher ailleurs. Il ne suffit pas d’être détenteur d’un diplôme pour travailler au sein de tels organismes.

Vous avez un nom en particulier pour vous relayer comme Ombudsperson ?

Disons que j’en ai plusieurs, mais je ne vous déclinerai pas leur identité. Je suis très optimiste quant à mon successeur. Mais c’est le Président en consultation avec le Premier ministre qui aura le dernier mot.

Comment s’annonce pour vous l’ère post-ombudsperson ?

Je continuerai à être active sur le plan du combat pour les droits humains. Ce qui est sûr, c’est que je ne resterai pas les bras croisés à la maison à attendre que mon époux, Claude, rentre du travail. Je continuerai aussi à me faire entendre sans retenue et attirer l’attention des autorités sur les sujets qui m’interpellent.

    

Commentaires

Par:-toba aaron
bizin azout 17eme droit: nou gagne droit pas fer devoir, prof la pas gagne droit oblize nou
Par:-Paolo
Mo trouve Shirin Aumeruddy- Cziffra assez arrogante dans so banne reponses. Juste so bureau qui selon elle fine faire bon travaille et li ena le culot dire qui banne employes bannes les autres institutions alle rode l’autre travail acause zotte pas pe faire ene bon travail. Toujours selon elle – li bien satisfaite pou ene travail bien accompli. Abe dire Shirin Aumeruddy- Cziffra alle guette Norway coumma so oumbudsman office functioner lerla qui guetter si li aussi fiere. Coumma oumbudsman office Norway collaborer avec banne different institutions de support et protection banne zenfants au lieu qui li nec ecrire rapport et critique banne le autres institutions.
Par:-avi
Thanks to you not for the work you've done but for the help you've provided to motivate the youths of today to denigrate themselves and the society. I think you departure is over mature. You should have vacated your seat since long. You've done more harm than good to the world of children.
Par:-Ram
L'argent jeté sa poste Ombudsman
Par:-Tony Liong
Mo bien content qui Mme Cziffra pe aller. Li pas fine contribuer narien pou protection banne zenfants apart ecrire rapport.
Par:-jean-michel
Je me pose une question toute simple...est ce que depuis que ce bureau a été créé,la situation s'est ameliorée ou pas?les enfants sont t-ils plus protégés ou pas?Est ce que trop proteger ne cause t-il pas plus de degat a la jeunesse/enfants? Connaitre leur droit equivaut a connaitre leurs responsabilites.Quand on vois une degradation totale de presque toute la jeunesse mauriciennes.n'y a t-il pas une part de responsabilite de ombudsperson for children? ou bien c'est normal?Desolé d'avoir posé ces questions...qui ne doivent pas neccessairement etre repondu mais c'etait plus une prise de conscience....merci
Par:-Patriot
In the school of life, corporal punishment has an integral part whether we like it or not. Facts are here to support what I state. Western countries like UK have adopted child tolerating policies while eastern countries like China have maintained discipline using means like corporal punishment. The results are clear, the western nations are going on sinking while eastern nations are progressing. Take a simple but scientific approach; since very young age, a child learns the rule of life like not touching at fire, not eating chillis, not misbehaving in public, not jumping from too high, don't jump into deep water, etc through pain! If the child violates the rules, the pain is there to remind and even force to return to the right path or persih! No volume of lecture can replace the pain in educating the child! That has been the case since always and some 40 years back, parents & teachers used corporal punishment to teach children to become good citizens. Despite the absence of today's so-called specialists in laws, psychology & education, the yesterday's system worked wonders if we compare to that of today. Youngsters were respectful to elders, teachers, parents and nothing like sexual abuse that we hear today. What results have our specialist psychologists brought? Things are just catastrophic! I wonder how far we have to tolerate this stupid nonsense while our society goes on being harmed!!!!!
Par:-Prashant
Moi mo trouve sa pas bon dutout. Mo lepoque pas ti ena Ombudsperson mais nou banne zenfan sa lepoque, nou ti conner qui bon et qui pas bon. Nou ti ena grand respect pou nou banne professeur ek nou parents. Mais avec larriver de Ombudsperson mo trouver ki banne jeunes senti zotte pli fort ek zotte a tout fer. Cest ene largent ki letat p gaspiller. Ti prefere done sa largent banne zenfant defavoriser donne zotte ene bon leducation ki demain zotte capave deboute lors zotte lipier. Zordi si ene professeur essaye corrige ene zenfant, sa zenfan pou demande l'aide ombudsperson et banne la prend severe santion contre sa professeur la. Ene parent pas cave coze brite r so propre zenfan, tousala cest a cause Ombudsperspon.
Par:-anil
Fat Cats?
Par:-nicoma
I say well done Shirin, like Jocelyne I fully support the work done by the ombudsperson. Even though all of the recommendations could not be implemented fantastic work has been accomplished. It's easy for some to criticise but I know that Shirin does fight for her convictions and I say thankyou for what you have achieved for the children and for Mauritius. Mauritian at heart living overseaswho has known Shirin during our college years.
Par:-ABIMANU MATHOORASINGH
I wonder who created that sinecure job. I wish that the budget of that job be revealed to the public i was shocked to see on tv that children were raising their hands and shouting: Nou conne nou droit! did they do that by themselves?The Government must stop using public money to satisfy their followers.
Par:-Ouyouf
Bureaucratie dont fait partie Madame Shirin Aumeeruddy elle même. Je persiste à le dire, son poste ne sert à strictement à rien sinon, comme celui du Directeur de l'Audit, à produire des rapports stériles.
Par:-Jocelyne
Moi aussi je crois dans "l'ecole des parents". Vivant en Europe je connais une école des parents très active dont la devise est "on ne naît pas parents, on le devient". J'ai récemment constitué une association afin de pouvoir aider mon île natale en prenant contact avec le directeur de cette école. Affaire à suivre
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