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Vedna Essoo : «Nous devons pouvoir offrir aux clients un catalogue de services bas et haut de gamme »
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Zubair HANSYE  |  22/09/2011

La présidente du conseil d’administration du «National ICT Training Centre» compte s’assurer que les employés du secteur des TIC recevront « d’autres formations dans le temps afin de s’assurer qu’ils restent employables tout au long de leur carrière ».

 

Quelle est la situation actuelle du secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) ?

On ne va pas créer quelque chose, just for the sake of being different. Les chiffres démontrent que le secteur a pris un réel essor au cours de ces dernières années. C’est le pilier qui a connu une plus grande croissance – 13,7 % pour les quatre dernières années – en comparaison aux autres piliers de l’économie mauricienne. Cependant, si la vision de Maurice de se positionner comme un leading ICT Country est honorable, l’obstacle principal au développement du secteur reste le manque de ressources humaines.

Quelle est votre priorité ?

Dans le passé, plusieurs firmes ont voulu lancer leurs activités chez nous, mais elles ont été obligées d’aller voir ailleurs. D’où l’objectif de l’ICT Academy de pallier le manque de ressources afin de permettre l’expansion des sociétés dans ce domaine. En fait, on est devant une situation où les sociétés BPO sont en compétition les unes avec les autres. Ce qui implique des surenchères pour recruter des gens, etc.

Les sociétés se trouvent forcées à recruter dans un bassin restreint...

En effet. On a essayé de recruter dans d’autres pays. A Madagascar, par exemple. Mais, on ne peut recruter à l’étranger que dans une certaine mesure.

Comment expliquer ce manque de personnel qualifié ?

Le problème, c’est que la masse estudiantine ne voit pas l’intérêt de rejoindre le secteur. Ils pensent que le secteur est défi ni par le low end Call Centre.

Qu’entendez-vous par là ?

Les gens ne sont pas conscients des possibilités du secteur. Ils ne s’imaginent pas que le TIC est un export sector. Les possibilités d’avenir et de carrière sont infinies. La personne travaille à Maurice, mais c’est comme si elle travaillait à l’étranger, car ses interlocuteurs, ses clients, sont des étrangers. Il arrive aussi que l’employé doive voyager. C’est surtout le cas dans le high end BPO où il est très important de connaître le client afin de lui proposer un service identique à celui qu’il aurait reçu chez lui. Les perspectives sont vraiment inimaginables !

Donc, l’«ICT Academy» se chargera de fournir du personnel ?

On va former des jeunes et des moins jeunes qui seront immédiatement employables. Ce n’est pas le cas avec les jeunes qui viennent de compléter leurs études, car ils ont une formation principalement académique. Et si on prend le pool existant de school leavers ou de university leavers, on n’augmente pas le bassin. C’est la raison pour laquelle, nous allons nous intéresser à la reconversion. Par exemple, les gens diplômés en gestion ou détenteurs de diplômes scientifiques sont des potential ICT pofessionals. Ce sera un autre type de formation.

Vous parlez de bas de gamme et haut de gamme. Quelle est la différence ?

Le centre d’appels ne correspond pas forcément à du bas de gamme. Une activité de télé- vente uniquement peut être qualifiée de bas de gamme, mais ce n’est pas la seule activité d’un centre d’appels. Prenons, par exemple, le traitement d’une réclamation pour une compagnie d’assurance. Cette activité n’est pas du bas de gamme, mais du haut de gamme. Cela dépend du type d’activité. Pour la simple saisie de données sur un système, c’est du bas de gamme. Toutefois, la vérification, l’analyse et l’interprétation de ces données seront qualifiées comme du haut de gamme. Le troisième secteur, c’est l’IT Outsourcing. Il faut avoir des logiciels pour traiter les demandes des activités susmentionnées. C’est une société de cette partie du secteur qui se chargera de développer et maintenir ces logiciels.

Ainsi, on ne peut pas se permettre d’abandonner le bas de gamme ?

C’est le client qui décide de ce qui importe ou pas. On doit pouvoir lui offrir un catalogue qui comprend des activités de A à Z. Mais, faute de ressources, nous ne pouvons le faire pour le moment.

L’«ICT Academy» se limitera à la formation ?

Il y a pas mal de sensibilisation à faire pour convaincre les gens que c’est un secteur d’avenir. Il y aura aussi un suivi à faire. Les employés recevront d’autres formations dans le temps afin de s’assurer qu’ils restent employables tout au long de leur carrière.

Nous avons un grand nombre de personnes qualifiés en comptabilité ou dans le judiciaire à Maurice. Ces derniers pourront également y trouver un avenir ?

Oui, absolument. Nous avons un concept nommé Knowledge Process Outsourcing. Par exemple, un cabinet de juristes international pourrait demander que le back end processing de leurs activités soit géré à Maurice.

Y a-t-il des possibilités pour que des Mauriciens aient des postes à l’étranger ?

Bien sûr ! Il faut pouvoir cerner les besoins du client et cela implique des déplacements chez ce dernier. De plus, avant de mettre en place un projet à Maurice, il faut que les professionnels se rendent dans la société du client pour étudier l’activité de l’entreprise et connaître sa façon de travailler. Et, il est commun que des Mauriciens décrochent des contrats chez un client.

Propos recueillis par Zubair HANSYE

    

Commentaires

Par:-je
Bonjour , je reaji suite a ce qu'a dis cette dame comme quoi "Une activité de télé- vente uniquement peut être qualifiée de bas de gamme" je me pose la question sur quelle point elle s'appui pour dire cela et si elle a deja prit un telephone et essayer de faire de la vente tele-vente? je pense que non !!! donc.......
Par:-irshaad
ou se trouve le national ICT training centre?
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