vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Ces mal-aimées de la santé publique
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Par:-  Nazim Esoof

On 12/05/2011

Il est des professions qui seront toujours mal perçues, voire méprisées, par le public. C’est le cas des infirmières. Souvent l’objet des pires critiques de la part de membres du public, étant aussi la cible d’insultes, les infirmières du service public prennent leur mal en patience. Mais, il leur arrive aussi de la perdre, cette patience. Dès lors, il est vrai qu’elles peuvent se montrer irascibles. Ou encore passer de manière nonchalante sur les commentaires qui leur sont adressés, rendant encore plus atrabilaires les patients ou leurs proches.

Il en sera toujours ainsi. Parce que nous sommes dans un système de soins hospitaliers public où cette catégorie de salariés se sacrifient véritablement car ils vivent leur profession comme un sacerdoce. C’est le cas des catégories intermédiaires dans le service public. Souvent anonymes, rarement récompensés, ces salariés font leur boulot dans l’ombre. Ce sont les maillons invisibles d’une chaîne qui, dans certains cas, deviennent des automates. Là, ils fonctionnent. Ils ne trouvent plus de sens, et encore moins de plaisir, dans ce qu’ils font.

Pourtant, en cette Journée internationale des infirmières, il importe de leur rendre un hommage appuyé. C’est entendu. Elles ne sont pas exemptes de critiques. Il peut même leur arriver de commettre des erreurs. Mais, c’est aussi vrai qu’elles se signalent par leur sens de l’abnégation. A tour de rôle, jour et nuit, elles se relaient dans un environnement de travail pas toujours reluisant. Bousculées par des patients très exigeants sur le niveau des services, elles arrivent généralement, mais aussi difficilement, à garder le sourire.

Ces patients, eux, ne peuvent être pris pour cibles. C’est l’argent des contribuables qui assure les salaires des employés de l’Etat. Cependant, ils ignorent l’envers du décor. La profession d’infirmière, à Maurice comme ailleurs, connaît une analgésie identitaire. Lorsqu’on est si souvent critiqué, on fi nit par devenir insensible à la douleur. Quand il y a un manque aussi flagrant de reconnaissance de son travail, on se transforme peu à peu en machines qui pourvoient des soins basiques sans la chaleur et le réconfort qui devraient accompagner son geste.

Tout cela résulte du dysfonctionnement de tout un système. L’infirmière prend en charge le malade, pas la maladie. Et si on expliquait un peu mieux le rôle des uns et des autres avant que l’exode ne se généralise ?

 


Commentaires

Par Samy
May 17, 2011
J'ai un grand respect pour tous les métiers infirmières, balayeurs, etc car on a besoin de tout ce monde pour faire fonctionner un système. Souvent on choisi ce qu'on veut faire dans la vie et il ya aussi ceux ou celles qui n'ont pas eu de choix (quoiqu'on a toujours de choix!) pour x raisons. Si on choisi de faire un métier ce parcequ'on connait les implications. Une fois qu'on a fait ce choix de métiers on l'exerce le mieux possible et si les choses tournent pas comme il faut, alors pour l'amour de ce métier il faut se rebeller! J'ai toujours accepté mes fonctions avec tous les risques: si les résultats sont pas au bout ou le client n'est pas content, etc.... Comme dans tous métiers il ya des bons et des incompétents. Et cela même si on leur donne des formations et alloue des budgets nécessaires! Mais j'ai un respect pour tous les métiers manuels et un grand respect pour mère Théresa car elle a fait un métier si on peut le dire ainsi, non pas pour l'argent mais pour l'amour d'aider les autres!
Par Un electeur de no 3
May 13, 2011
L'infermière, au bout de la chaine, joue le role tampon entre le public et le systeme. Comme Lelio Wong, je suis d'opinion qu'elle paie le frais de l'incomfort ambiant qui regne dans nos hopitaux. Pour avoir connu quelques unes, je dois dire que je m'efforce de garder une bonne opinion de cette categorie de fonctionnaires.
Par Lélio Wong
May 12, 2011
Mére Thérésa en son role d'infirmière et de guérisseuse avaient des malades patient et reconnaissant parceqi'ils savaient qu'elle n'était pas payé pour ses services. À Maurice c'est le système médical lamentable des hopitaux qui crée cette manière repoussante entre infirmière et patients, d'une part l'obligation d'un métier négligé et de l'autre l'exigence de droit, la mauvaise volonté d'une malcompréhension des deux côtés. Ceux qui écoutent chaque matin les complaintes des malades sur l'enquête en directe de Finnlay Salesse font surement cette prière" Oh mon Dieu, ne me laisse pas tomber malade". On a cette vision d'horreur, certains racontent que les matelats sont peuplés de punaise. Peut-être une des raisons de la faillite de MedPoint. Et si on entend comment Hanoomanjee traite les femmes obèse. L'infirmière est un humain comme nous tous et ce n'est pas sa faute si elle fait son travail souvent en mauvaise humeur.
Vos Commentaires open close
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus