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Ida Coombes « La violence envers les enfants est un problème lié à leur entourage »
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Ludovic AGATHE  |  18/07/2011

● Le «Child Welfare Programme» (CWP) est une initiative de la «National Empowerment Foundation » (NEF). Parlez-nous du travail accompli depuis sa création.

Le CWP vise à venir en aide aux enfants et familles vulnérables en leur donnant des outils pour améliorer leur condition. Nous nous intéressons particulièrement aux enfants de zéro à cinq ans. Cela fait huit mois déjà que le programme existe et nous avons reçu beaucoup d’encouragements de la part des organisations non gouvernementales (ONG). Notre équipe est maintenant constituée et nous allons nous occuper des besoins de la petite enfance. Le ministre (NdlR : Xavier-Luc Duval) estime lui aussi qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

● A ce jour, quels sont les grands chantiers du CWP et qu’avez-vous déjà accompli ?

Parmi les initiatives que nous comptons lancer, il y a un programme qui consistera à ouvrir des crèches dans les zones défavorisées. L’oisiveté des enfants après les heures de classe nous préoccupe également.
Nous travaillons avec plusieurs ONG, dont Terre de Paix, l’ANFEN*, SAFIRE*, Penser et Agir, entre autres, afi n d’animer des Learning Corners à l’intention de ces enfants. Ils pourront s’y livrer à des activités ludiques ou pédagogiques, et même avoir accès à un club de lecture grâce au soutien de Biblionef (NdlR : association internationale pour la promotion de la lecture, reconnue par l’Unesco* et l’Unicef*).

D’autres projets comprennent la formation d’animateurs en life skills pour le village de La Vallette à Bambous et l’ouverture d’une crèche à la prison des femmes, prévue pour septembre prochain. Nous voulons atteindre nos objectifs assez rapidement, car le temps perdu, en particulier quand il s’agit des enfants, c’est du temps d’apprentissage en moins. J’aimerais ajouter que le mois prochain, nous nous occuperons des enfants de rue, en collaboration avec SAFIRE et Penser et Agir, à Sainte-Croix, Triolet, Baie-du- Tombeau et Pointe Jérôme.

● Il n’est pas rare que des ONG et des organisations gouvernementales connaissent des frictions lorsqu’elles doivent collaborer. Qu’en est-il des relations avec vos partenaires ?

La collaboration avec nos partenaires se passe bien. Le CWP veut être un facilitateur pour ces ONG. D’ailleurs, nous proposons des formations à leurs membres en vue de faire du capacity building.

Nous avons un programme fourni pour l’année prochaine. Nous souhaitons nous attaquer à différents problèmes affectant l’enfance. Pour ce faire, nous devrons pouvoir compter sur la synergie avec différents ministères.
C’est déjà le cas en ce qui concerne le projet «Ecole des Parents», avec le ministère du Développement de l’enfant.

● Justement, l’Espace Rencontre CSR («Corporate Social Responsibility ») se tiendra aujourd’hui à Mer Rouge. Comment envisagez-vous cette deuxième rencontre des partenaires du social ?

Ce genre de rencontres est vital, car elles permettent aux ONG, aux autorités et à toutes les parties prenantes du social de se voir et de développer une synergie. Nous envisageons cette rencontre comme une occasion de se parler et d’harmoniser nos actions.

● Les cas de violence à l’égard des enfants n’arrêtent pas de faire la une des journaux. Quelle est votre analyse de cette problématique ?

La violence à l’égard des enfants est un problème qui a trait à leur entourage. Ils sont soumis à une ambiance où sont présents cette même violence, la prostitution et d’autres fléaux sociaux. C’est pour cela que nous collaborons avec les forces vives, surtout avec celles des localités concernées. Elles ont l’avantage d’être présentes sur les lieux, parce que ce sont des habitants de ces régions.

● Le mot de la fin…

Nous oeuvrons afin que, disons, dans 10 ans, il n’y ait plus besoin de CWP ou de NEF à Maurice.

* ANFEN : Adolescent Non Formal Education Network SAFIRE : Service d’accompagnement, de formation, d’intégration et de réhabilitation de l’enfant Unesco : Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture Unicef : Fonds des Nations unies pour l’enfance

 

    

Commentaires

Par:-iqbal carrim
Les enfants ont leur petite monde à eux.Une monde differente de celle des adultes:leur propre langue,leur culture,et surtout leur niveau d'épanouissement.Il appartient aux adultes de les comprendre et de s'adapter à eux et non vice versa.
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