| Arnaud Lagesse : « Nous avons une chance unique de nous positionner sur le continent africain » | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Pierrick Pédel | 06/07/2011 | | | | Le Chief Executive Officer du Groupe Mon Loisir revient sur la performance de son entreprise classée au premier rang des Top 100 Companies. Il évoque aussi les possibilités d’investissement existant en Afrique pour les sociétés mauriciennes.
Vous êtes n° 1 dans le magazine «Top 100 Companies» de «Business Publications» détrônant de gros opérateurs tels «Mauritius Telecom» et «Air Mauritius». Comment accueillez-vous cette réussite ?
Nous n’aurions pas pu arriver à cette place sans les employés du groupe. Je suis fier de cette réussite mais j’ai avant tout une profonde reconnaissance pour le travail accompli par mes collaborateurs. La recette de notre succès est la bonne adéquation entre une équipe de qualité, constituée d’hommes et de femmes, une vision claire de notre politique d’investissements et, enfin, l’histoire d’une famille d’entrepreneurs qui met en avant, depuis déjà trois générations, les valeurs du travail, une gouvernance irréprochable et le respect des collaborateurs.
C’est une stratégie mise en place au fil du temps qui nous a permis d’étendre nos activités, qui étaient au départ principalement dans le sucre, à des secteurs à fort potentiel de croissance comme les services (hôtellerie et services financiers), l’industrie manufacturière (United Basalt Products, Phoenix Beverages Ltd et Mauritius Stationery Manufacturers- MSM) et l’immobilier.
A quoi attribuez-vous les bonnes performances de certaines de vos entreprises, dont «Naïade», «Ireland Blyth », «Phoenix Beverages Ltd», IOREC et «AfrAsia» ?
C’est le résultat d’une vision claire des objectifs annuels et de moyen et long termes, mais aussi du choix stratégique de mettre des personnes clés et professionnelles à des postes de décision. Je pense que notre faculté à prendre des risques mesurés dans les choix des investissements, des produits que nous vendons et des marchés sur lesquels nous opérons est également très significative de notre performance. Pour prendre l’exemple de Naiade, un renouveau est constaté depuis quelque temps grâce au travail d’une équipe qui se base aujourd’hui sur cinq maître mots : «People, Passion, Integrity, Creativity and Leadership».
Qu’en est-il de ces autres entreprises qui font face à des difficultés, comme MSM ?
Les difficultés qu’a connues MSM peuvent être associées à des facteurs extérieurs défavorables. Par exemple, la crise politique et économique à Madagascar ou le piratage en Afrique de l’Ouest. Ils ont été des freins au développement de MSM dans la région. Cependant, nous mettons tout en oeuvre pour relancer l’activité de MSM. Pour cela, l’arrivée d’un nouveau CEO, Hervé Duranton, permettra d’y apporter un renouveau. Cependant, les efforts et les nouvelles ambitions pour MSM ne pourront se faire sans l’énergie et l’implication des 600 employés mais aussi sans le soutien financier des banques et de nos actionnaires.
Les experts s’accordent à dire que l’Afrique est une manne pour nos investisseurs. Y croyez-vous ?
Je pense en effet que l’Afrique est pour nous un terrain de réflexion intéressant. Après le développement des Etats-Unis et de l’Europe, nous avons vu l’émergence de l’Asie. Je rejoins les experts en disant que l’Afrique sera le prochain continent où des opportunités s’offriront aux investisseurs. Les Chinois l’ont d’ailleurs déjà compris. Ne restons pas en reste car nous avons là une chance unique de nous positionner sur ce continent de demain. Cependant, l’Afrique doit encore régler ses problèmes de gouvernance et j’espère que le développement économique se fera dans le respect du Triple Bottom Line, à savoir, Planet ou le respect des écosystèmes People ou le respect des fondamentaux sociaux et humains Profit ou la quête du profit légitime dans le respect des règles éthiques élémentaires.
Pensez-vous que la diversification du groupe est complète sans les interventions en Afrique ?
La diversification du groupe a été réussie car nous sommes aujourd’hui multi-secteurs, multi-produits et multi-services. Est-elle complète ? Je n’en suis pas certain car parler de diversification c’est également parler d’une présence sur d’autres pays ou continents. Le groupe reste malgré tout très mauricien dans son activité et la diversification passe avant tout par la régionalisation.
Vous sortez de huit semaines de sessions poussées en leadership à l’université de Harvard. Quelles stratégies comptez-vous mettre en place dans les années à venir ?
Les ressources offertes par Harvard ajoutées aux échanges quotidiens avec les 160 participants venant de 44 pays ayant en moyenne une vingtaine d’années d’expérience professionnelle, m’ont été très instructives. Ces huit semaines aux Etats-Unis m’ont ouvert les yeux sur le fait que l’île Maurice est très loin des grands marchés de consommation, des marchés de capitaux, du marché des ressources humaines et de l’innovation. La situation géographique de Maurice offre, par contre, des opportunités considérables. Tout cela à condition que l’environnement politique et des affaires soit propice et encourage l’entrepreneuriat mais aussi que le Mauricien se décide enfin à travailler. Je pense que ce genre de cours intensifs est un Must do pour tous les chefs d’entreprise qui ont besoin de se ressourcer et de s’ouvrir à de nouveaux horizons.
Parlez-nous de la GML Fondation Joseph Lagesse.
Elle est active sur le terrain depuis 2005. Elle s’est récemment dotée d’un axe ‘environnement’. Notre apport environnement se situe principalement au niveau des écoles, avec la formation de l’éco-citoyen. La Fondation a un projet d’envergure avec la construction de logements sociaux à Rivière-du-Rempart. Notre voeu le plus cher serait un partenariat avec le gouvernement pour mener à bien ce projet qui éliminerait une des poches de pauvreté de l’île Maurice.
Vous avez investi dans Riverside. Il y a aussi «Circle Square»… N’y a-t-il pas trop de centres commerciaux ?
Certaines régions sont certainement saturées avec un nombre impressionnant de mètres carrés de magasins. Le cas de Rivière-du-Rempart est différent puisque rien n’y existait. Circle Square adopte une approche en phases et offrira une expérience de shopping à ceux qui recherchent spécifiquement des produits se trouvant dans les gammes du home décor, du transport et des loisirs.
Sommes-nous sortis de la crise financière internationale ?
Nous sommes sortis de la crise financière internationale telle que nous l’avons connue suite au Subprime et la crise de l’euro, mais que l’économie mondiale aujourd’hui est pleine de paradoxes. Nous voyons des pays ou des continents, comme certains pays d’Europe, qui sont au bord du dépôt de bilan, alors que d’autres, à l’instar de Singapour, la Chine, l’Inde, le Brésil ont des performances plus qu’honorables. Demeure l’inconnue des Etats-Unis où la croissance semble réapparaître mais cette dernière connaît un endettement jamais égalé et un taux de chômage extrêmement élevé.
L’île Maurice, dans tout cela, se bat pour sa survie. Nous avons des efforts à faire au niveau de notre productivité. Nous devons procéder à une meilleure adéquation entre le taux d’intérêt et la valeur de la roupie mais surtout préserver nos marchés d’exportation tout en privilégiant l’ouverture de Maurice aux étrangers.
Propos recueillis par Pierrick Pédel
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| Francois | | | @ Tamby: Dear Sir, you should know that your "Dawood Rawat" turnover is propably equivalent or less as the net profit of GML group; his fantastic "boulimie" of buying small inefficient businesses is leading him, with the help of well known country leaders, to his fall, which is "some toute" predictible... | | | Irving Henry | | | @ RS: What facts of mine are wrong?. I'm happy to stand corrected.
@ Lepepwa: Good point about Paul Jones' revolution plus Norway. It's not just Norway, but its neighbours too. Their capitalism is quite distinct from that practiced in the UK and US, and their economies have weathered the crisis well. | | | gradoub | | | lepepwa we need also more KC Li Kwong Wing, the one whose wings are not clipped by his boss that is. | | | RS | | | Mr Irving should better stop talking and get his facts right! | | | lepepwa | | | Naiade's revolution is being driven by Paul Jones, not the dimwits (no matter the spin of their hawks). We need more Nita, Jack, Ashok, not less! That is if we do not want to end up like Greece or ...France. We need entrepreneurs like in Norway or Hong Kong. Not rent-seekers! | | | Irving Henry | | | @ KC
If one considers tourism (Beachcomber/NMH, Sun, Naiade, Veranda, Apavou et al) and textiles (CMT, CIEL, Palmar, Sonia Wear et al), it's difficult to think that GML is developing a monopoly. As their competitors are both Mauritian and overseas hotel operators, and customers (mainly) foreign visitors, and suppliers and retailers, any position towards monopoly is further weakened.
It may be in the Mauritian national interest to have some big local champions as markets become global.
I have been studying various sectors recently for my employer, comparing them with banking, and it's striking how many are dominated by a quartet of big players.
Therefore, Mauritius, especially in respect of dominance by family firms, is not of out the ordinary.
Also, I can't remember the ones moaning about monopolies, democratisation and the 5 families investing their own money to create employment. | | | Irving Henry | | | @ KC: Thank you.
I agree with you about the need to consider all stakeholders and reflect the local environment. I think that's one reason why Rhenish/social market capitalism is doing better than its Anglo-Saxon peer. Also, with Japan.
Did you mean monopolistic tendencies on a wider scale or in certain industries? I would have thought that in, say, retail, IBL/Winners, Rogers/Spar and Way, there's enough competition. Likewise, in financial services?
In any case, I think competition is healthy. One thing that one should bear in mind about Mauritius. Political power is in the hands of a small group. Economic power is more diffuse. These countervailing forces are essential for a diverse state like Mauritius.
I would make the distinction between family-controlled and other private firms. I think that in the latter case, vide the banking sector where I work, senior management enriches itself and socialises the firm's losses. Stakeholders, ie investors, suppliers, consumers, employees, local communities, have no say and are ignored. Investor groups are conspicuous by their inaction. | | | KC | | | Mr Henry, you've missed Jean-Claude in your humble warning words. Anyway, No one is denying the contribution of family contribution in the success of Mauritius. Actually it's not only in Mauritius, private/Family enterprise is the essence of economic development around the globe. But here we are talking about a public company that has monopolistic tendencies in Mauritius. A public company needs to look at all it's stakeholders and reflect the environment it's operating in. | | | Irving Henry | | | It's interesting that M Lagesse, who is well educated, has just refreshed his knowledge and skills at Harvard. Also, Ron Kaufman was hired to upgrade the skills of Naiade's staff.
This is rarely the case in Anglo-Saxon capitalism. I have observed this as a banker in the City of London since the mid-1990s (often specialising in emerging markets in Turkey, Kazakhstan, the Persian Gulf, South Africa, eastern Europe and Latin America).
Also, family-controlled companies tend to perform better in the long-tern. They can take a long-term view in terms of investment plans, returns etc. There are many investment funds that put money in such firms because of that stability.
There are many Mauritians opposed to the families that dominate business in Mauritius. Recent evidence suggest that family businesses tend to be the norm (look at the big automakers, brands like Philips, Microsoft etc) and, in emerging markets, provide the platform for development (in-house funding, skills, relationships etc)
I was working in Geneva recently and one of the leading private banks there told me about its club for family firms (many more than 200 years old) and the seminars it organises for the youngsters coming up the ranks.
The development of Mauritius owes a lot to these firms. That is why I think Navin, Nita, Cader et al are playing a dangerous game.
Declaration of interest: As a minor shareholder in Naiade, IBL, FUEL etc, the success of firms managed by the Lagesse family is of interest. | | | KC | | | Congratulations to the group and it's people. People seem to be an integral part of the success of this group. No doubt about this and this is what every CEO and every academic will tell
My question is, does the the management team, let alone the directors, are representative of the Mauritian Population. To this how is the wealth of this group distributed
| | | ERIC BAHLOO | | | Comment peut-on ne pas saluer une aussi belle réussite ?
Que certains y voient une histoire interne à un groupe déterminé ou autre gabegie de la sorte, qu'importe !
Le fait est que c'est une réussite émanant d'un groupe mauricien dirigé par un Mauricien, et on ne peut que s'en réjouir.
Du moment que tout fonctionne dans la légalité et la transparence, que peut on souhaiter de plus ? | | | Irving Henry | | | @ Tamby
I think that we should laugh out loud (LOL) at your comment and parochialism instead.
I dealt briefly with M Lagesse when at the Bank of New York Mellon and his English was fine.
Cheers | | | TonyBoy | | | Quelqu'un qui ne connait pas Arnaud Lagesse, ne saura pas qui il est apres avoir lu cet article. Merci Monsieur Pedel. | | | Patriot | | | This gentleman strikes again. Well done, Buddy. I humbly noticed his strong leadership drive way back in 2003 and I knew that the man holds many a promise for Mauritius in terms of business acumen, positive mindset and respect for others. The success of GML is largely due to him but he attributes it to his people. He leads from behind. He commands respect. I expressed several times in this blog my thoughts about GML and its new leadership under Arnaud Lagesse. We did not have to wait for long to see the fruits of this young and dynamic mind at work as compared to the many archaic individuals stubbornly moulded in negative thinking in our society. This group again demonstrates maturity in its thinking process, generates positive energy in its actions. The result is high profit and to top it all, it now occupies the highest seat of honor among the 100 best performing companies of the island and perhaps beyond. Hopefully it should keep this Crown for many years to come. My humble wish is that GML penetrates well into Africa without ignoring other areas of strong economic growth like India, UAE and Qatar. It would be great to see a Mauritian company flying high among other powerful world class companies. GML can certainly make it. It should not be far-fetched, with Paul at the head of Naiades, to see this hotel brand flagged high as hotel managment company, like the Four Seasons, InterCon etc, succeeding in emerging destinations like Qatar, UAE, KIngdom of Saudi Arabia, Hong Kong, and why not, New York, Sydney and many more. These are countries where the profit of the future lies in abundance but only for those who can flair it. For those who can anticipate. For those who dare... Bravo GML. Bon Courage to Arnaud Lagesse and his team. Cheers !!! | | | tamby | | | I wonder in which language this very parochial CEO expressed himself at Harvard? His command of English is simply pathetic bonom! Si seulement tout le monde avez le niveau de bougre! So much for our variety of "global" leaders. Dawood Rawat is definitely of a different breed...lol | | | Skalpel | | | Cette meilleure adéquation entre le taux d’intérêt et la valeur de la roupie signifie-t-elle une roupie dépréciée? Si c'est le cas, vous serez en inadéquation avec le gourou de la compétitivité de Harvard - Michael Porter -, Bonieux de PWC local, le fantasme mauricien -Singapour etc. Pire, tout compte fait ce serait en cxontradiction avec la philosophie générale déclarée! | |
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