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La femme, un homme comme un autre ?
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Par:-  Gilles Ribouët

On 08/03/2011

Il fallait bien que l’un d’entre eux la lance, cette nouvelle, à la veille de la Journée internationale de la femme. C’est du côté mauve que la volonté d’augmenter le nombre de femmes dans le comité central est venue. Hormis être en ligne avec les recommandations de la Southern African Development Community et faire mieux que ses adversaires politiques, cette décision n’est-elle pas que cosmétique ?

La représentativité féminine s’est hissée au rang des priorités, au même titre que les représentativités ethniques ou religieuses, qu’on assume moins, cela dit.

C’est que les femmes sont surtout des électrices. Pour les séduire, il faut donc qu’elles se reconnaissent dans l’image que leur renvoient les sphères de pouvoir. En plus, ces femmes devenues parangons de l’engagement politique seraient, de surcroît, plus sensibles aux enjeux sociaux et sanitaires, aux problématiques familiales.

Bref, elles auraient une autre conception de l’exercice du pouvoir en y replaçant au centre l’individu (et plus encore la femme et l’enfant), le bien-être. La pratique donc du pouvoir serait résolument différente de celle des hommes forcément rigides.

C’est une erreur qu’on commet trop souvent. Et c’est pour cela que les femmes ministres obtiennent systématiquement les portefeuilles de la femme, de la famille, de la sécurité sociale ou de la santé. Pas assez armées peut-être pour se frotter à l’aridité des chiffres ou des négociations parfois houleuses des ministères des Finances ou du Travail.

En fait, «le mythe que le genre [laisse présager] une façon de gouverner ne tient plus la route», tranche Chantal Maillé, de l’Université Concordia au Canada, citée dans un article de Sophie- Hélène Lebeuf pour Radio Canada. Et de poursuivre : «il y a eu une normalisation de la présence des femmes dans la sphère publique. [Or], l’expérience nous montre qu’il n’y a pas qu’une façon de faire propre aux femmes, mais qu’il existe plein de modèles différents

Le propos de cette spécialiste de la question du genre trouve un écho dans l’évaluation de Christine Bard, coordinatrice d’un numéro de la revue Histoire Politique (2007) consacré aux «Femmes au pouvoir», pour qui la féminisation des gouvernements et ses effets positifs sont «parfois surestimés».

Ce que corrobore, dans la même revue, Stéphanie Tawa Lama-Rewal : la pratique féminine du pouvoir «n’est pas exempte des abus habituels – autoritarisme, corruption, violence – et ne manifeste qu’exceptionnellement une attention particulière aux problèmes féminins […] La présence des femmes au sommet de l’Etat manifeste non pas leur différence, mais leur relative égalité.»

La question de la représentativité élude donc des problèmes de fond liés à l’exercice du pouvoir et non au genre. La question du genre, en revanche, pourrait être plus pertinente à l’échelle de la maisonnée afin de mesurer le véritable pouvoir des femmes, pour le coup, sous-estimé.

N’empêche, l’égalité ou la parité reste un objectif à atteindre. Pour ce faire, la formule bien sentie de Françoise Giroud, femme d’influence et figure de la presse politique française, pourrait servir d’indication aux politiques rétifs au changement : «Il y aura égalité entre les hommes et les femmes le jour où on nommera des femmes incompétentes à des postes à responsabilité


 


Commentaires

Par Lélio Wong
Mar 09, 2011
Réponse à Loulou : Parceque d'après la mentalité de nos dirigeants actuel, les femmes doivent rester les subordonnés des hommes, obeissante et reconnaissante. Je me rappelle avant les élections de 2010, lor d'une inauguration d'une association des femmes entrepreneuse à Triolet, Navin Ramgoolam avait fait remarqué à l'assemblé: " Get sa, mone fer zot ènn grand favère, pa blié mo ti kado ! " Il aurait pu se faire représenter par une de ses collaboratrice mais cela démontre qu'il souestime leurs valeurs et leurs capacités. Or maybe women like Neeta Deerpalsingh showing too much wild power should first be tamed. We can see now how she adores her master. No ! Paul Bérenger should not copy Navin. If he wants a change, give women more right and more chances. We will surely find the difference.
Par Loulou
Mar 09, 2011
question simpliste: pourquoi ceux, et celles, qui ont le pouvoir (public ou privé) annoncent-ils année après année qu'il faut faire ceci ou cela, et ne le font pas eux-mêmes? Pourquoi un patron d'entreprise ne déclare-t-il pas qu'à partir de tout de suite, les salaires seront égaux? Pourquoi un patron de parti politique n'annonce-t-il pas que telle femme ferait, à son point de vue, un bon ministre des finances? J'aimerai bien le savoir.
Par Starbright
Mar 09, 2011
30 years ago, only 15% of the representatives at the Norwegian National Assembly, were women, whereas in recent years this figure has fluctuated between 36 and 39 per cent. The increased parity between women and men in decision-making is closely to education and employment opportunities for women.However, competence, experience, gender-friendly attitudes and goodwill are not sufficient for themselves. Experience indicates that the problem in political institutions will not increase unless targeted measures such as special campaigns and gender quotas are employed.
Par Baltazar
Mar 08, 2011
Des femmes qui font écouter les hommes : Michèlle Obamah, Hillary Clinton, Angela Merkel, Ursula Von Der Leyne ( Allemagne )... Paul Bérenger a un bon bout de retard à rattrapper. Pourvu qu'il ne traite pas ses collaboratrices comme Navin, cela fera la différence à se soumettre à l'égalité et l'éfficacité d'un " woman power" sans devoir s'abaisser. Une femme comme ministre de l'éducation pourra motiver et aspirer des filles à se diversifier avec plus de confiance aux métiers des hommes et une ministre du travail améliora nettement les conditions sociale de la classe ouvrière. Une femme est aussi plus capable de mettre fin aux barrières restrictives fondamentales des religions qui privent l'égalité du genre. On aura plus de bien-élevés des mamans, moins de mal-élevé fils à papa.
Par jincy D'Olo
Mar 08, 2011
Mieux vaut tard que jamais
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