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Dr Bella Williams: «Les singes ne sont que 0,04 % des animaux utilisés dans les laboratoires anglais»
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Gilles Ribouet  |  16/06/2011

Pourquoi les singes mauriciens sont-ils des sujets intéressants pour la recherche biomédicale ?

Les primates mauriciens sont intéressants à plus d’un titre. Ils présentent des caractéristiques biologiques très similaires à celles de l’homme, qu’il s’agisse du système nerveux ou immunitaire par exemple. En plus, les singes mauriciens, qui appartiennent à une filière de primates du Sud-Est asiatique, sont très purs en ce sens qu’il n’y a pas eu de croisement avec des primates d’autres régions. Il n’y a donc pas de variations biologiques et ces singes ne présentent pas de maladies comme on en trouve chez leurs congénères d’Asie du Sud-Est. Ainsi, la validité des résultats des recherches scientifiques ne risque pas de souffrir d’une maladie qui se déclarerait sur le sujet pendant la durée des travaux. Pour résumer, je dirai que les singes mauriciens sont les plus sains, ceux qui présentent les meilleures caractéristiques biologiques et sanitaires car durant les recherches on doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de contamination entre les singes.

Pour quels types de recherches utilise-t-on les singes ?

On utilise les singes pour les recherches portant sur les maladies graves. Le recours aux singes est indispensable dans les recherches en neurologie ou sur la maladie de Parkinson, d’Alzheimer ou encore sur le diabète. En ce qui concerne le sida par exemple, le singe mauricien dispose d’un allèle essentiel dans la recherche contre ce virus. L’utilisation des singes a aussi permis de développer les techniques médicales comme celles employées dans l’IRM (Imagerie par résonance magnétique).

Les singes pourraient-ils être remplacés par d’autres animaux comme le rat ou la souris ?

Cela dépend de la recherche qui est menée. On utilise les rats et les souris essentiellement pour les travaux de génétique. C’est dû au fait qu’ils se reproduisent rapidement si bien qu’on peut suivre les résultats et constater une évolution sur plusieurs générations. Cela n’est pas possible avec les singes qu’on utilise à partir de l’âge de trois ans et qui ont un rythme de croissance relativement lent. Par ailleurs, quand on teste un médicament au Royaume-Uni, on a l’obligation de le faire sur un rat et un autre type d’animal.

Dans quelles conditions s’opèrent l’élevage, le transport et la réception des singes ?

Contrairement à ce que l’on croit, les conditions d’élevage et de transport sont bonnes. Il y a un cadre légal et éthique assorti de guidelines à suivre à la lettre pour l’importation d’animaux au Royaume-Uni. Toute la chaîne est contrôlée par des officiels, du centre d’élevage aux conditions de vie dans les laboratoires en passant par le transport. On peut parler de traçabilité. En outre, il y a des régulations internationales à suivre.

Plusieurs pays ont revu à la baisse leur quota d’exportation de singes, s’ils n’ont pas tout bonnement arrêté de le faire. La demande mondiale tend-elle à baisser ?

La demande en singes pour les besoins scientifiques ne faiblit pas même si on a pu noter un ralentissement ces deux dernières années. Si certains pays ont réduit leur quota d’exportation ou l’ont même stoppé, il y aura toujours d’autres pays qui pourront répondre à la demande, comme la Chine. En fait, au Royaume-Uni, les singes ne représentent que 0,04 % du total des animaux utilisés dans la recherche biomédicale. Reste à s’assurer de la qualité de la chaîne d’élevage et aussi des singes pour que cela n’ait pas un impact sur les recherches scientifiques.

Comprenez-vous la position de la «British Union for the Abolition of Vivisection» (Ndlr : BUAV, dont la présidente, Michelle Thew, est aussi à Maurice) ou plus largement le souci qu’on porte aux animaux?

C’est une position éthique. Les gens mangent des animaux, s’habillent avec des parties d’animaux ou effectuent des recherches scientifiques à l’aide d’animaux. C’est ainsi. A mon sens, utiliser des animaux pour la recherche est tout aussi, si ce n’est même plus important, que de le faire pour des besoins alimentaires.

L’amélioration de l’offre et des techniques de soins avant tout donc...

Plusieurs prix Nobel de médecine ont été attribués à des chercheurs utilisant directement des animaux. La recherche biomédicale, qui repose sur l’utilisation d’animaux dont les singes, est un mal nécessaire pour combattre des maladies et sauver des vies. Les avancées médicales contre la maladie de Parkinson n’auraient jamais été possibles sans l’utilisation de singes dans la recherche biomédicale. Cela dit, il faut veiller à ce que l’élevage, l’importation et l’utilisation d’animaux dans la recherche soient bien encadrés. A ce titre, sachez que les lois en vigueur au Royaume-Uni sont en cours de révision pour se conformer aux directives européennes visant à harmoniser le cadre qui régit l’utilisation d’animaux et la vivisection.

Entretien réalisé par Gilles Ribouet
Photos : Prakash Runjeet

(Source : l’express iD, jeudi 16 juin)

    

Commentaires

Par:-Hikari
Avec un singe, on n'obtient pas les mêmes résultats qu'avec un humain. On a vu plusieurs fois que des médicaments avaient été testés sur des animaux sans qu'il y ait d'effets néfastes, alors qu'après on a retrouvé des effets néfastes chez l'être humain. Des méthodes substitutives existent et sont moins coûteuses, Une manifestation est organisée à Mézilles le 10 septembre 2011 contre un élevage de chiens destinés aux laboratoires, plus grand élevage de France dans ce domaine voire d'Europe. Rdv à Saint-Fargeau à 11h pour un briefing près d'Auxerre :
Par:-ben
seulement 0,04% ? c'est toujours 0,04% de trop. Cette arriviste oublie simplement que même le singe notre plus proche cousin n'est pas le modèle biologique de l'homme: l'expérimentation animale n'est pas fiable. Je comprends bien qu'elle a des intérêts économiques dans ce trafic, mais utiliser des animaux est injustifiable scientifiquement et éthiquement. L'idée du "mal nécessaire" est précisément ce qui permet de faire perdurer ce business honteux qu'est l'expérimentation animale.
Par:-its the way of life
Sa me désole de voir l'hypocrisie des gens de la BUAV défendant une tel cause... Si par malchance vous ou l’un de vos proche êtes atteins d’un cancer ou autres, laisseriez-vous la maladie vous prendre à petit feu sans rien y faire ? Si oui, je respect votre choix et donc votre critique envers les tests bio médicaux sur nos singes. J’ai perdu un parent à cause du cancer, mais grâce au avancés sur cette maladie, cela l’a permis de passer un maximum de temps avec sa famille… Trois ans de bonheur supplémentaire avant d’y aller. Sur un autre point, avez-vous déjà vu comment sont tués et comment vivent les poulets que la plupart d’entre nous consomment quotidiennement ? Ils vivent un enfer, jamais ne voient la lumière du soleil et meurent d’asphyxie, de stress, de claustrophobie si ils n’arrivent pas à terme pour être finalement tués a la chaine dans une usine. Contrairement à ceci, les singes mauricien au sein des compagnies exportatrice sont élevés avec soin car le but ici est de garder le singe intacte physiquement tout aussi que mentalement. J’ai participé à une journée portes ouvertes dans l’un de ces centres, il y a même des zone de « playgrounds » pour les jeunent singes. Certains d’entre eux apprécient tout autant la présence humaine et vivent dans des cages énormes et espacé. Bien sur, ceci est certainement pas comparable à de la pure liberté mais c’est malheureusement nécessaire. Faisant partie de la race humaine, nous devons malheureusement accepter certain faits et aspect de la vie. Ceci en fait partie.
Par:-Aced
L'ile Maurice a signé plusieurs protocoles mais cela ne veut pas dire que ces protocoles sont en applications, bien souvent signer c'est pour dire qu'on a signé....Aussi beaucoup de gens dans notre belle ile passent leurs temps a faire des discours pour etre politiquement correctes mais cependant ils ont une approche bien differente dans la vie de tous les jours...Donc svp, TOUS LES MAURICIENS sans exception ont beneficié des soins qui ont été developpés grace a des tests effectués sur des primates...Si vraiment vous etes contre cette pratique de recherche, a chaque fois qu'on proposera des soins pour vous et votre famille, eclairez vous sur ce point et refusez le traitement pour vous et vos enfants!
Par:-nightcruiser
They are not killing monkey for hunting purporses but its a good cause . finding solutions for ill people . Its is morally not correct but what we do its life :(
Par:-Ecolozic
Sur quels faits vous basez vous pour dire que les singes sont tortures? les dires d'un groupe d'activistes dont c;est le metier de faire de la desinformation! J'ai suivi le debat recent et il me semble que le Dr Bella Williams propose des solutions et demontre que la recherche permet d'ameliorer la qualite de vie des animaux (medecine Veterinaire) et des Humains (medecine Humaine). Alors que la BUAV lache des commentaires steriles, sans rien proposer comme alternative! Chacun fera son analyse mais pour moi la vie d'un rat n'est pas egale a la vie d'un chien qui n'est lui meme pas egale a la vie de mes enfants!
Par:-Ecolozic
Jean, je vous trouve tres courageux et respecte votre choix de refuser de vous soigner, mais de grace n'imposer pas ce choix au reste du monde et surtout pas aux jeunes mamans atteintes de cancer, aux enfants en attentes de guerrison, aux adultes qui eux n'ont pas encore votre sagesse! Par ailleurs manger de la viande, implique de tuer un animal...Avez vous deja visite un abbatoir de bovin, d'ovin, avez vous deja suivi un camoin transportant les poulets destines a l'abbatage... 700 Millions d'animaux par an tues en Angleterre pour nourrir la population contre 3,000 singes pour la medecine! Soyez raisonable, personne ne vous en voudra d'ameliorer votre qualite de vie en vous soignant correctement. Cordialement
Par:-bb macaque
Dr Bella Williams est le communications manager de UAR qui est finance par les grandes plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde. @Nad et Aced, ce n'est pas parce que les animaux ne peuvent s'exprimer dans la langue humaine qu'on a le droit de les enlever de leurs parents, de les faire souffrir, de les torturer.
Par:-jean chung
J'ai le parkinson et je ne veux pas que vous le donnez aux pauvres singes pour me guerir. Dieu me guerira s'il pense que ça vaut la peine. Je ne sais pas quand et comment je vais mourrir. Mais ça arrivera. En attendant, je mange un minimum de viande pour survivre.Si La Chine est prete a fournir des singes en grande quantité, elle est libre de le faire.Pour les gens qui ne croient qu'a l'argent, je leur souhaite bonne chance...
Par:-NaD
l'horreur c'est de priver des millions de gens de la possibilité d'une guerison contre des maladies.... la lacheté c'est de se dire que la vie d'un rat, d'un singe compte autant que la vie d'une petite fille atteint d'un cancer.... l'idiotie c'est de pretendre qu'on peut trouver des remedes en utilisant seulement des ordinateurs ou des statistiques.... Dites cela aux gens qui souffrent de la Parkinson....dites cela a la maman qui va vacciner son bébé... dites cela au diabetique qui doit se faire des injections d'insuline tous les jours.... Notre devoir c'est tout cela...
Par:-Aced
Je soutiens le docteur. Ne soyons pas deshypocrites. On veux guerir vite, donc il faut des remedes vite, on veux que les medecins, chercheurs trouvent des solutions dans les plus brefs delais...Il ya des compromis a faire. Je propose que tous les medicaments qui ont été mis au point grace aux tests effectués sur des primates ne soient pas utilisés par les grands defenseurs des primates. C'est un mal nécéssaire comme le dit le docteur.
Par:-jacky chan
aah quel horeur aberante, lacheter et idioti de prendre les primates pour simplement des animaux. Je rappelle a notre cher docteur Williams que nous humains somme aussi des animaux! et que nos cousins primates nous sont les plus proche des especes. Notre devoir est de les proteger de toute cette exploitation pour le compte de l'argent!
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