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Marius Burger : «Le potentiel des GIS à Maurice est énorme»
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  |  09/06/2011

Le Technical Manager d’ESRI South Africa, une firme spécialisée dans les Geographic Information Systems (GIS), répond aux questions de Ludovic Agathe.

Pourriez-vous présenter brièvement ESRI et expliquer la raison de votre visite à Maurice ?

ESRI South Africa, filiale de la multinationale ESRI, leader mondial en matière de technologie GIS (Geographic Information Systems), est le distributeur des produits ESRI en Afrique subsaharienne. Nous sommes venus à Maurice dans le cadre d’une conférence sur l’utilisation des GIS et du lancement de la société GeoVision, notre partenaire à Maurice. Lancement qui aura lieu au cours de cette même conférence.

Pourriez-vous définir les GIS ?

Pour faire simple, un GIS reprend des caractéristiques géographiques physiques dans le monde réel et les transpose dans un environnement digital. A l’aide de technologies spécifiques, les GIS permettent d’analyser des données et d’établir des relations entre diverses caractéristiques.

Quelles sortes de caractéristiques ?

Les données peuvent concerner le réseau et le trafic routier, l’approvisionnement en eau, le réseau électrique, la planification à fi n d’urbanisation et d’aménagement du territoire, la gestion environnementale ou foncière. Les GIS peuvent ainsi trouver leur application dans virtuellement tous les secteurs de l’activité humaine. Ils sont un outil de gestion et aident à la prise de décisions dans l’éventualité d’un développement en particulier. On les retrouve partout, y compris sous forme de GPS sur les téléphones portables.

Mais mis à part le côté technologique et les logiciels, les GIS reposent surtout sur des données. Comment celles-ci sont-elles acquises ?

De différentes façons, notamment par Internet, qui est une véritable mine d’informations. On peut également collecter ses propres données directement. Ou encore recourir à celles d’autres corps, comme les instances publiques.

Le Land Acquisition and Valuation Information Management System (LAVIMS) est un système géographique en développement actuellement à Maurice. Comment un tel outil peut-il s’avérer utile pour le pays ?

Les conseils urbains pourront connaître la valeur des terrains dans des régions spécifiques, et ainsi décider si certains projets de développement doivent être soutenus ou pas. Le LAVIMS peut devenir un outil démographique également et permettre de jauger le taux d’habitation d’une région et le statut social des personnes qui y habitent en fonction des prix des terrains.

Maurice fait face à de graves problèmes d’eau actuellement. En quoi les GIS peuvent-ils aider à améliorer la situation ?

Ils ne résoudront pas les problèmes eux-mêmes. Par contre, ils aideront à répertorier les ressources en eau. Ils permettent également de mieux gérer ces ressources en comprenant quelles sont les caractéristiques physiques qui risquent d’influencer celles-ci.

Depuis quand ESRI est-elle présente à Maurice et quels sont les organismes qui ont fait appel à vous déjà ?

Nous sommes présents à Maurice depuis 15 ans environ. Parmi les organisations qui ont fait appel à notre expertise, on compte le Bureau central des statistiques (CSO), le ministère des Terres et du Logement et celui de l’Agriculture, l’université de Maurice (UoM), le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) ou le Mauritius Oceanography Institute (MOI). Nos services comprennent l’assistance technique et la formation.

Et selon vous, quel est le potentiel d’implantation de GIS à Maurice ?

Le potentiel est énorme ! Mais il faut savoir que l’implantation ne se fait pas du jour au lendemain. Investir dans un GIS, c’est s’attendre à des résultats sur le long terme. Nous venons dans un premier temps pour dire ce que c’est et ce qu’il peut faire.

Entretien réalisé par Ludovic AGATHE

(Source : l'express iD, jeudi 9 juin)

    
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