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| | Par:- Nazim Esoof
On 22/02/2011 |
Lors d’une cérémonie, le dimanche 20 février, le président du Centre culturel Nelson Mandela pour la culture africaine et kreol (CCNM), Filip Fanchette, définit le sens qu’il veut donner au mot culture, estimant que «ce n’est pas seulement l’art». «C’est surtout la manière de vivre, la communication, un système de valeurs, les droits humains et tout ce qu’un peuple fait et les moyens qu’il invente pour surmonter les obstacles et avancer », explique Filip Fanchette. Ces quelques mots respirent une certaine fraîcheur parmi les discours officiels sur la culture à Maurice.
En effet jusqu’ici, il y a eu toute une confusion sur ce terme de culture. Souvent ramené à une expression ethnique, voire castéiste, il a servi à introduire la religion dans l’action politique. La preuve vivante en est l’action du ministère de la Culture. Il n’y a pas d’initiative plus inculte que celle de ce ministère. On est véritablement dans la négation de la culture avec une volonté de fragmentation de tout ce qui relève justement de la culture. En témoignent les festivals d’art dramatique.
La prolifération des associations dites socioreligieuses est la conséquence immédiate de cette inanité nationale. La culture, celle qui rend l’homme meilleure, est, elle, rangée dans l’armoire des accessoires. C’est vrai que ce ne sont pas seulement les politiques qui sont à blâmer. Ils en tirent un profit politique. Mais, on ne peut pas leur reprocher de construire leur action sur la bêtise humaine. Il est aussi vrai que la société a évolué vers un prêt-à-penser qui détruit l’effort dont parle Filip Fanchette.
Il suffit aujourd’hui de se rendre dans une librairie pour s’en rendre compte. Ce temple de la culture est devenu un store de recettes pour réussir sa vie dans toutes ses dimensions. Vous voulez savoir comment faire pour réussir votre vie professionnelle, vous trouverez des milliers de livres sur les rayons de nos librairies. Que ce soit sur les plans physique, affectif, social, individuel, que ce soit pour la manière de respirer, de vivre avec la nature, de marcher, d’exprimer sa sexualité… il y a de tout pour apprendre à vivre. A une époque, on se cultivait en lisant des livres. Aujourd’hui, on se dépouille de soi-même en lisant tous ces guides qui sont supposés faciliter sa vie.
La librairie nous éloigne, aujourd’hui, des gens. Elle détruit la véritable communication avec l’autre et l’imaginaire collectif. Elle est le berceau où se cultive une certaine forme de médiocrité. Certes, il ne faut pas généraliser et pointer du doigt nos libraires. Le fait est que s’il n’y avait pas une demande pour ce genre de produits, il n’y aurait pas d’offre. C’est ainsi qu’on s’éloigne de la culture et qu’on ne vit son être que comme un objet de consommation. Ce que sont devenues nos librairies n’est que l’expression de notre propre nullité.
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| Ajmal | | | Je trouve que Filip Franchette se prend un peu pour le messie de la culture à Maurice. Il suffit pas de définir un terme pour prétendre maitriser son fond et sa forme. Il parle de confusion d'une notion évolutive qu'on peut pas cadrer dans le temps. La culture est transcendantale et contrairement a ce qu'il pense, l'accès a cette culture et sa compréhension passe à la fois par la connaissance personnel de l'autre et aussi une connaissance qui se trouve dans des livres. Certes il se fonde sur le niveau d'ouverture et de moralité présente dans notre société pour expliquer l'action politique ainsi que la création d'offre qui engendre des besoins artificieux dans nos libraires, mais encore une fois, il est parmi de ceux qui, après avoir critiquer le repas, n'emmène pas grand chose a la table. Il faut que l'Etat injecte de l'argent dans des bibliothèques municipales, la culture commence aussi par l'instruction, sa définition est trop irréaliste. | | | Gaetan Siew | | | Je serais heureux et rassuré si la culture pouvait au moins avoir juste 3 objectifs. Le premier serait de construire une identité nationale. Ensuite fidéliser cette population qui ne rêve que de partir d'ici. Et finalement devenir un réel moteur de notre développement futur. Les ingrédients sont là , mais... Au lieu de chercher constamment d'où l'on vient, nous ferions mieux d'aller ensemble vers un avenir commun.... | | | Honky Tonk | | | The significance of cultural behavior is not exhausted when we have clearly understood that it is local and man-made and hugely variable.It tends to be integrated and is more or less consistent pattern of thought and action.Cultural invention has come to mean any innovation that is new and found to be useful to a group of people and expressed in their behavior but which does not exist as a physical object Humanity is in a global " accelerating culture change period" driven by expansion of international commerce, the mass media,and above all , the human population explosion, among other factors. | | | Jean-claude Charles | | |
Toujours est-il les périodes où nous sommes le plus fiers collectivement comme peuple mauricien sans tachetés des péjoratives : Malbar, chinois, Créole etc. c’est quand il y à un grand événement sportive et que notre patrie y participe pour affronter d’autres concurrents, par exemple lors d’un match de football. Cette fierté d’être mauriciens pour la patrie en ce jour sportive est visible par la quantité des drapeaux qu’on peut retrouver un peu partout. La bannière affirme un patriotisme certain. Mais le patriotisme que je vais relater ici, va bien entendu au-delà d’une simple d’histoire de fanion.
Le patriote, c’est principalement quelqu’un qui aime et chérit sa patrie avant tout. Le patriotisme, c’est une question de fierté, celle de son peuple, de ses terres et traditions. Ça va bien au dessus de tout concept constitutionnel, de nationalité ou autre. Quand je parle de la fierté ce n’est pas la fierté une fois l’an, le 12 mars. Pas celle d’un groupe de gens hétéroclites franchement réchauffés qui se prennent par la main et accompli quelques pas de Séga en se disant qu’ils s’aiment bien. Non plus d’un jeune écolier primaire, avec des yeux perdu et a rien comprendre, brandit un drapeau mauricien pour la fête de l’indépendance de notre pays. Je parle plutôt de la fierté viscérale, celle qui affirme dans le quotidien, celle qui n’a pas besoin d’occasion ou d’événement pour être exhibée. Celle qu’on ressent lorsque l’on parle de nos origines, peu importe où que nous soyons sur la terre. Ça devrait être une joie de dire en Europe, en Amérique, en Australie au Canada et surtout sur notre sol, que nous sommes des enfants de l’île-Maurice et non pas de descendent de l’Inde ou d’Afrique? C’est peut-être ça aussi, le problème.
De plus en plus, des groupuscules, dirigeants sociaux culturels, et d’autres fanatiques, pratiquent à travers la radio, les journaux, les médias des portraits sombres de notre identité comme une nation, qu’on en beurre vraiment épais et que les gens en demandent pour fin d’ethnicité. Le danger, c’est qu’à force de répéter que nous sommes nés pour un petit pain, nous finissions par le croire et à force de dire que nous sommes mauriciens hindoue, mauricien catholique, d’origine hindou ou toutes sorte d’origines, nous allons finir comme ce petit pain et c’est vraiment dommage car là, nous tomberont dans l’obscurantisme.
Nous avons la patrie floue et du sempiternel débat entre, Créole, Malbar, Chinois,Télégu, Lascar et tout cela nous fait évacué l’essentiel, c'est-à-dire l’accomplissements communs. Et je pense qu’il est temps à commencer à bâtir sur sa, et rapidement.
Bien sûr, il y à peut-être un problème de compréhension d’origine de notre peuple, de poule et de l’œuf mais il y à aussi la question nationale, qui à scindé la population dans ses groupements ethnicités, le patriotisme et la culture est devenu un peu plus incompréhensible aux yeux du peuples et pire encore la confusion est grandissante quand il s’agira d’exprimer notre culture mauricienne, nous détacheront complètement de notre patriotisme.
Le mal cultuel mauricien existe depuis bel lurette et peu importe quel gouvernement qui ont succéder au pouvoir depuis l’acclamation de l’indépendance de notre patrie, c’est près du néant au niveau de réalisation et de valorisation de la culture Mauricienne. Nous avons hérité des ministres de la culture amorphe dans tous les gouvernements au pouvoir, des ministres avides de connaissance sociologique, historique de leur patrie même. Tous ces ministres et ministères de la Culture jusqu'à de nos jours, confondre de la culture individuelle et culture d’un peuple.
La culture doit être prise au sens du mode de vie des mauriciens, au sens de perfectionnement de l’esprit individuel par les lettres, les arts et les sciences. Or cette action me parait doublement nécessaire aujourd’hui et surtout de la condition qu’on à faite notre culture. La vie culturelle à Maurice est devenue suffisamment dense et complexe, qu’il est temps de canaliser ces énergies qui, laissées à elle-même, se heurteraient ou finiraient par bloquer le progrès de l’ensemble de la nation mauricienne. Le bien commun étant alors en cause, il est normal qu’intervienne celui qui en a la charge, c’est-à-dire l’État.
Trop souvent cette perception de l’État par une grande majorité des mauriciens n’est composé que par le premier ministre, ignorant totalement l’importance du rôle d’un ministre de la culture. Pourtant c’est ce personnage qui en est responsable de notre identité tant local qu’international, il est le pivot à faire ressortir notre valeur de société et de nous encadrer comme une nation. Malheureusement, nous avons hérité des ministres de la culture sans grande connaissance de la culture en générale, du concept cohésion sociale et si cela est comme sa aujourd’hui, nous comme citoyen de ce pays, nous avons notre part de responsabilité du chaos de notre culture mauricienne.
Un manquement totale de ce ministère à pouvoir faire grandir dans chaque mauricien, cette cohésion sociale que nous avons grandement besoins. Où sont le travail ou le rôle de ces ministres qui devraient faire valorisé notre culture mauricien, notre musique, nos artistes, notre langues maternel (le créole)? Cette langue qui est unique aux mauriciens, notre Séga unique à nous, et ceux cela qu’il faut faire valoir sur le pan national d’abord et international après, de faire de nous, une valeur assuré et unique, celle d’une valeur mauricienne. Il n’existe pas d’autres nation mauricienne sur la planète terre à part le peuple mauricien et c’est là, que doit résider cette fierté, fier comme les autres nations unique, les Autochtones, les Indiens, les Chinois etc. de ce qu’ils sont et de leurs différence.
Nous avons trop souvent cette perception que l’État n’est composé que le premier ministre et le vice-premier ministre en ignorant totalement l’importance du rôle d’un ministre de la culture. C’est lui qui est le pivot à faire ressortir notre valeur de société et de nous encadrer comme une nation. Nous avons hérité des ministres de la culture sans grande connaissance de la culture en générale, du concept cohésion sociale et si cela est comme sa aujourd’hui, nous comme citoyen de ce pays, nous avons notre part de responsabilité du chaos de notre culture mauricienne.
Il est urgent d’établir une vraie politique de la culture à Maurice, et cela doit se passer par un vrai Ministère des Affaires culturelles, non seulement qu’on le crée, mais qu’on l’organise comme un ministère de première classe qui créa une politique spirituellement accordée et tourne ainsi au bien d’une culture mauricienne. Faut-il le répéter? Une culture national forme un tout, un tout dont les éléments sont solidaires; c’est le mode de vie d’une communauté humaine, mais un mode qui s’inspire lui-même d’une conception générale, d’une philosophie de la vie mauricienne et qui pour se perpétuer, s’entoure d’institution appropriées et protectrices de notre valeur mauricienne.
Importer des institutions étrangères, comme nous le faisons avec toutes les tam tam de Bollywood, Hollywood, voir les nombres des publicités, films, artistes, acteurs et actrices étrangers dans les pages de nos journaux chaque jours qui se donne, mais qu’en est t’il pour nos artistes mauriciens, nos chanteurs/chanteuses, nos peintres, nos producteurs et dire dieu sait combien ils en ont.
Rarement une couverture médiatique que notre chaine national nous est présenté un programme de société qui rassemble nos artistes mauriciens, valoriser noter culture, même la presse dites indépendantes, se ruent mercantilement à la merci de l’offre et la demande et de faire la valorisation des artistes étranger dans leurs pages quotidiens et s’en foutre éperdument de ce qui est de la valeur dite culturellement mauricien.
Une politique culturelle mauricienne qui oublierait cette vérité ne pourrait que se révéler nuisible à la longue à la culture mauricienne. IL y à un grand risque si on se nourrit trop abondamment d’apports étranger et nous finiront par se dénationalisé, nous seront transformé en déracinés, en évadés, en transfuge (nos politiciens savent de quoi je parle là) de notre propre ethnicité et culturelle et ce notre culture mauricienne qui en prendra un coup irréversible. Il nous faut un État, sans partisannerie politique, capable d’ajuster une politique de manière à procurer à notre culture mauricienne toutes les conditions les plus favorables de survie, d’épanouissement et de rayonnement.
Il ne s’agit pas pour l’île-Maurice de se fermer sur lui-même, de se garder de toute influence étrangère et de s’adonner à une politique étroitement nationaliste; ce serait alors tomber dans un excès et méconnaître que toute culture n’est qu’une voie d’accès à l’humain et que toute politique doit poursuivre d’abord de fins humaines. Mais toutes réserve faites, il me semble que le patriotisme mauricien est justifié d’attendre de l’État mauricien non seulement qu’il intéresse à notre culture en général, qu’il en fasse le protecteur et le promoteur, mais encore qu’il fasse la culture mauricienne une première source d’inspiration de sa politique en ce domaine.
Au nom du mauricianisme, je propose à l’État de considère à l’égard de la culture mauricienne de se revêtir de deux formes principales : L’une , proprement culturelle, qui consiste dans son ensemble des initiatives à doter notre patrie des institutions d’éducation et de culture appropriées aux temps présents, et cela depuis les écoles élémentaires jusqu’aux centres de recherche et aux institutions culturelles extra-scolaires, scientifiques et artistiques, d’une civilisation vivante du mauricianisme.
L’autre, générale, qui forme l’ensemble des initiatives qui, sans être culturelles dans leur objet spécifique, agissent néanmoins sur la culture dans la mesure où elle procèdent de l’esprit dont la culture est elle-même animée et qui, en créant le milieu sociologique, tendent à maintenir et à élever la communauté dans le même esprit : œuvres économiques des ressources; œuvres sociales : famille, travail, entraide, assistance, lois diverses qui informent ces œuvres et les insèrent dans la réalité sociale mauricien.
Le jour où se développera une telle politique à Maurice, le patriotisme mauricien verra comblée l’une de ses aspirations les plus chères et notre communauté national pourra enfin envisager l’avenir avec assurance et parler de nos terres, nos mers et nos forêts qui sont absolument magnifiques, de nos rivière resplendissant, et de crier notre bonté, nos valeurs sociales, notre créativité et notre débrouillardise. Alors je vous demande collectivement de se donner le droit d’être patriote, de l’être dans l’âme. Ne serait-ce que pour voir les choses grandioses qui en sortiront?
Jean-Claude Charles, architecte.
Montréal, Canada
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| | | POPOYE | | | AT SCHOOL CHILDREN LEARN ECONOMICS, ACCOUNTS AND SCIENCE ETC. THERE IS NO ROOM FOR CULTURE LEARNING. THIS IS SO MAURITIUS. FIRST IN EVERYTHING. BUT LAST IN CULTURAL "THINGS" | | | Sai | | | Un peu comique la definition de la culture sortie tout droit d'un manuel d'anthropologie quand le centre encourage la relation entre religion et ethnie. Reduire la culture africaine, si diverse, a quelques danses élaborées par une nominée politique et quelques costumes, faire un amalgame avec la culture créole et en plus accentuer le lien de la religion catholique avec les créoles, je pleure mon pays et mon métissage. | | | AZAD | | | WHERE THERE IS A WILL THERE IS A WAY. | | | Baltazar | | | Comme l'empreinte du pouce chacun possède un miroir spirituel qu'on doit cultiver pour se débarasser de ses défauts contemporain pour enseigner son prochain comment vivre civilisé. Le devoir primaire de chaque parent. L'inanité nationale des Socio-Politico-Religieux est le reflet clair des " Hypocrites De Nos Jours". Si Molière était à l'Ile Maurice ? | | | Jean Baptiste Say | | | Bravo Nazim ! Et si on parlait de ce que sont devenus nos journaux aujourd'hui ? On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre ... A bon entendeur,salut ! | | | Spin Oza | | | Filip Fanchette fait effectivement partie de ces rares humains qui sont très émancipés du prêt-à-penser. Pour la génération self-help, que voulez-vous ? Il suffit de lire/écouter nos pontes...insipides | |
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