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Raju Jadoo: «Tianli est un un parc intelligent d’information»
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Amrish Bucktowarsing  |  14/02/2009

A la veille de la visite du Président chinois, le directeur du Board of Investment, Raju Jadoo, évoque le projet Tianli.

La prochaine visite du président chinois, Hu Jintao, est aussi une occasion de faire le point sur le projet Tianli, dont on a très peu de nouvelles depuis peu. Le projet est-il si en retard?

D’abord, je ne pense pas que je dois commenter sur la question. L’ambassadeur chinois, Gao Yuchen, s’est prononcé là-dessus et le Président chinois arrive prochainement. C’est purement une question de protocole et je ne voudrai pas faire de commentaires avant que les principaux concernés ne le font. Cela dit, il faut savoir qu’il y avait une délégation chinoise de 12 personnes du district de Shanxi qui était à Maurice pas plus tard que la semaine dernière. Nous avons eu des consultations avec eux et ils ont fait le point sur l’avancement du projet Tianli. Certains tirent injustement la sonnette d’alarme. Mais le projet est bel et bien sur les rails. Les retards ne sont que des retards de «phasing». Mais la présence du député gouverneur de la province Shanxi dans la délégation qui nous a visitée veut tout dire sur l’intérêt que portent les Chinois pour ce projet et aussi l’importance qu’ils y accordent.


Le projet Tianli est plein de promesses, notamment au niveau de l’emploi. Mais dans quels secteurs exactement les entreprises qui y seront installées vont-elles opérer?

Tianli c’est quoi? C’est un «I-park», un parc intelligent d’information, d’incubation. C’est aussi un Port Franc par où transitera un flux de marchandises. Tout comme le siège de Huawei pour la zone Africaine se trouve à Maurice, Tianli ambitionne d’attirer d’autres géants dans la haute technologie et le R&D (ndlr: recherche et développement). C’est vrai qu’il y a des clichés associés aux entreprises chinoises. Toutefois, ici, nous ne parlons pas de simples entreprises manufacturières, mais de grosses boîtes spécialisées. Tianli est un des premiers de ce type de développement dont nous pouvons à peine imaginer l’ampleur. Il faut encore une fois réfléchir en termes de phases. La première phase consiste à établir la zone du Port Franc. La deuxième phase, le développement et l’installation des entreprises de haute technologie. Finalement, la troisième phase verra l’arrivée d’autres infrastructures et services nécessaires pour un tel espace, comme des hôpitaux.


Justement, est-ce que les facilités et infrastructures mauriciennes sont prêtes pour accueillir un projet d’une telle ampleur. Notre port est souvent associé à des mots comme «saturé» ou «embouteillages»…

Ecoutez, le projet Tianli n’est pas un projet conçu à la légère. Les maîtres d’œuvre qui l’ont imaginé et dessiné sont parmi les meilleurs que la Chine peut offrir. La question de combler la zone a été mentionnée et fait partie du projet. De toute façon, notre port n’est pas saturé, il n’est simplement pas efficient. Comment expliquer que le port d’Afrique du Sud reçoit des bâtiments navals le matin et le bateau quitte le port le soir même? Pourquoi ces mêmes bateaux doivent-ils rester plusieurs jours à Port Louis? De toute façon, ce n’est pas dit que tout le trafic du flux de marchandises de Tianli passe obligatoirement par Maurice.

 

    

Commentaires

Par:-Franz Albert Pichler
Un petit pays courageux se mets dans la gueule de loup: Je suis sceptique concernant l'impact du projet sur l'emploi, mais dois reconnaitre que l'EUROPE n'a pas fait assez. Bruxelles, le 17.2
Par:-Tonlin
Mauritius, by necessity,is being mortgaged to a super power .
Par:-Jean Chung
L'aide de la Chine pour construire les infrastructores coute trop cher. C'est comme vivre a credit. Il ne donne pas d'emplois substantiels aux Mauriciens. Nous vendons notre amour propre aux chinois qui veulent nous utiliser pour conquerir l'Afrique. Sans oublier que leur regime pratique ouvertement la corruption. Non Merci.
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